Le gymnase de Champ Fleuri a tremblé ce soir, et ce n’était pas à cause d’une secousse sismique, mais bien de la finale explosive du Runball Challenger 2026. L’affiche promettait du lourd, et on n’a pas été déçus. Dans un remake qui sentait la poudre, l’Allemagne remettait son titre en jeu face à une Belgique aux dents longues.
Un finish de patrons (21-20)
On attendait du spectacle, on a eu un festival ! Entre dunks stratosphériques, tirs venus d’ailleurs et une intensité à couper le souffle, le niveau de jeu a frôlé les sommets ce week-end. En finale, Belges et Allemands se sont rendu coup pour coup dans un suspense insoutenable. Score final : 21-20. L’Allemagne l’emporte d’un cheveu et s’offre un doublé consécutif historique.
Une victoire qui confirme leur mainmise sur le tournoi, même si la glorieuse incertitude du sport nous rappelle que rien n’est jamais acquis (avis aux équipes de France et de Miami, qui étaient attendues au tournant et devront revoir leur copie pour la prochaine fois !).

Fabian Giessmann, le cyborg allemand sacré MVP
Si la Belgique a tout tenté, elle a buté sur un véritable phénomène. Le titre de meilleur joueur du tournoi (MVP) revient sans discussion possible au numéro 4 allemand, Fabian Giessmann. Entre ses dunks venus de l’espace et son sang-froid glacial au buzzer, le grand Fabian a littéralement marché sur le tournoi et s’est mis le public réunionnais dans la poche.

La Réunion pépite locale, vise les étoiles
L’autre immense satisfaction de ce tournoi, c’est la performance majuscule des « gars » de La Réunion. En venant à bout de Rouen au terme d’une prestation collective cinq étoiles, les Réunionnais ont prouvé qu’ils n’étaient pas là pour trier les lentilles. Le basket péi progresse à pas de géant, à tel point qu’on commence sérieusement à regarder vers l’horizon. Intégrer un jour le cercle mondial ? Ce n’est plus un doux rêve, c’est une perspective crédible au vu de la dynamique folle enclenchée cette année.

Une chose est sûre : après une édition pareille, le Runball 2026 va laisser des traces… et quelques courbatures !













