/

Cimetière de l’Est : la mairie apporte des précisions sur la situation des personnes vivant sous le pont

3 min de lecture
29

À la suite de la parution de cet article, la mairie de Saint-Denis a pris contact avec notre rédaction pour nous transmettre un compte rendu détaillé d’une visite de terrain menée par les équipes de la MFIS.

Ce document précise que les personnes vivant sous le pont de la rue du Butor sont identifiées et « font l’objet d’un accompagnement social, administratif et sanitaire par différents dispositifs (MFIS, Croix-Rouge, CAF, CSAPA, accompagnement logement) », avec « des situations et des parcours distincts selon chacun ».

Certaines démarches sont en cours, notamment en lien avec la domiciliation, les droits sociaux ou l’accès au logement. Il est également indiqué que, pour certains d’entre eux, « le refus ponctuel ou durable de l’hébergement d’urgence relève d’un choix personnel. »

Cimetière de l’Est : Sous le pont, quatre SDF meurent de honte et d’indifférence

C’est un cri du cœur que nous relayons aujourd’hui. Quatre hommes vivent l’enfer sous le pont qui mène au Cimetière de l’Est. Jean, Philippe, René-Michel et Julio ont des visages marqués, des corps fatigués, mais une dignité qui refuse de s’éteindre malgré l’indifférence générale.

C’est là, dans la chaleur étouffante du béton et le bruit des voitures qui filent vers leurs foyers, que ces quatre « enfants de Saint-Denis » ont installé leur dernier refuge. On les appelle les « sans-abri ». On devrait les appeler les « sans-réponse ».

Jean, Philippe, René-Michel et Julio ont entre 30 et 65 ans. Leur quotidien ? Une lutte invisible pour rester debout. Le matin, ils prennent un « ti déjeuner » à la Fondation Abbé Pierre, profitent d’une douche, puis errent dans les rues de Saint-Denis pour tuer le temps. Ils se cachent au Petit Marché ou à la Trinité avec une seule obsession : rester discrets, ne pas déranger. Le soir, ils regagnent leur « case » de béton, à même le sol.

Le secret douloureux des papas

Le plus poignant reste ce secret qu’ils portent comme un fardeau. Deux d’entre eux ont des enfants en Métropole. Des enfants à qui ils ne disent rien. Par pudeur, par fierté, ils cachent leur sort. Ils ne veulent pas que leurs fils ou leurs filles sachent que leur père dort sur un carton à deux pas des tombes à 10 000 kilomètres de là. La honte est une blessure plus profonde que la faim, et ce silence est le dernier rempart de leur dignité d’homme.

Solidarité citoyenne contre mépris administratif

Sur place, la solidarité s’organise. La Maison de la Fraternité Pierre Étienne Grienenberger passe parfois avec un repas. Des passants, inquiets de voir ces silhouettes sous le pont, s’arrêtent pour un geste. Mais les autorités, elles, semblent sourdes.

René-Michel, 65 ans, ancien militaire, est l’incarnation de l’absurdité du système. Il a une pension qui tombe chaque mois, mais parce qu’il a perdu ses papiers et n’a plus d’adresse, il ne peut plus toucher son argent. Voilà trois ans que cet homme n’a pas pu retirer un seul euro de son propre pécule !

Sous le pont, l’organisation est quasi militaire pour survivre. Il y a « Le Grand » Jean, 1m95, qui va chercher l’eau. Il y a ceux qui s’occupent de trouver de quoi manger. Mais quand la nuit tombe, c’est « la guerre ».

©crédit photo Frédéric Rustan/Sinusoïde
©crédit photo Frédéric Rustan/Sinusoïde

« On nous voit, mais on ne nous regarde plus »

À l’approche des élections, ces hommes observent le manège politique avec un mélange de lassitude et d’amertume. Ils voient les voitures défiler, les affiches fleurir et les promesses de « changement » s’étaler sur chaque mur.

« Ils savent qu’on est là. C’est un gros trompage », lâchent-ils.

Ils regardent les logements sociaux sortir de terre pour d’autres, pendant que René-Michel, diabétique, doit supporter l’humidité et le froid du sol chaque nuit. Ils ne demandent pas la lune ; ils demandent à être traités comme des citoyens de Saint-Denis, et non comme des ombres encombrantes.

René-Michel refuse de se mettre hors-la-loi en squattant, par respect pour la règle. Mais jusqu’à quand pourra-t-il tenir ?

Quatre hommes, quatre vies, qui attendent simplement que la « Fraternité » ne soit plus seulement le nom d’une rue ou d’une association, mais une réalité.

©crédit photo Frédéric Rustan/Sinusoïde
©crédit photo Frédéric Rustan/Sinusoïde

29 Commentaires

  1. FERMEZ LA, MOIN LA TOUJOURS MILITER POUR QUE BAND Z’OREYL QUI SQUATE LA REUNION ET QUE LES REUNIONNAIS QUE NA LES MéMES DYPLOMES QUE Z’OT ET QUE I REMPLACES A Z’OT DANS TOUS LES OUTRES MERS ET NON A LA REUNIONS SEULEMENT!!! MAIS NOUT BAND POLITIQUE DE MERDE DE LA REUNION I FAIT EN SORTE DE PRIVILEGIER A Z’OT???? MIS COMPREND PAS??? DISONS QUE LES METROS I RENTRE EN FRANCE?ET QUE LES REUNIONNAIS I RENTRE A LA REUNION S’EST MON PLUS GRAND SOUHAIT !!! OU PENSSE QUE OUT RACE SAEEAS GAGNANT(EN THERME DE CONFORT,DE SOLEIL,DE SALAIRE SURTOUT,ET LA VIE SOUS LES FILAOS???)OU REUNNIONAIS QUE VA POUVOIR EN PROFITéE DE NOTRE ILES,COMME Z’OT I FAIT??? ET LE RACISME I COMMENCE PAR Z’OREYL DUE I VIVE ICI CHEZ NOUS ET QUE I MELANGE PAS Z’OT A LA SOCIETEE REUNIONNAIS ET QUI VIVE ENTRE Z’OT ET QUE I FAVORISE Z’OT RACE POUR LES EMPLOIES SU NOUT PROPRE ILES??????????

  2. GANGSTA, MI REJOINT A OU???LES TROUS DU CULS OU NA PARTOUT ET SURTOUT A LA REUNION(Z’OREYL EN GENERAL!!!)DES EXPATRILLERS,(Z’OREYL SURTOUT??)QUE I CONSIDERES QUE QUAND Z’OT I ARRIVE, DANS LES ILES OU AILLAIEURS SUR LA PLANETE C’EST Z’OT QUE Lé PLUS INTELIGENTET PLUS AVANCER QUE NOUS OTOCTHONES!!!BAND DE MOUCATES SURTOUT??? SE QUE Z’OT I OUBLIE C’EST QUE ZOT LES TOUJOURS DES ENVAHISSEURS, DE NOS ILES??? IL SERAIS TEMP DE LES RENVOYER CHEZ EUX EN METROPOLE DANS LES BOURGADES POURRIES D’OU ILS SORTE????

    • Toujours aussi raciste
      Les Français ont le droit de vivre là où il le souhaitent et encore plus lorsqu’ils sont dans un.departement français.
      Si tous les pays etrangers qui ont des reunionnais sur leur territoire les renvoie à La Réunion, vous diriez quoi ?

  3. SEXAPILE,D’AVOIR OU LA RENTRE A LA REUNION AVEC UN BILLETS ALLEZ MAIS SANS RE TOUR DAND OUT BOURGADES DE MERDE,OU DOIT ETRE UNE CLOCHE DES PONTS DE PERIS QUI VIENS CHERCHE LE SO LEYL A LA REUNION , ET OU DOIT PAS AVOIR UN QI IMPORTANT COMME LES GENT NORMAUX??? MAIS UN MOUNE QUI DOIT ETRE CLOCHARD ET AIME LE RHUM COMME OU DIT!!!ET SURTOUT OU DOIT VIVRE DAND UN LOTO COMME LA PLUPARD OUT BAND RACE SUR LES PLAGE DE LA REUNION ET OU DOIT CONSIDERE OUT LOTO COMME UN CASE????ESPECE DE DECHETS DE LA SOCIETEES REUNIONAISE VA???ET LA MERDE COMME OU CONSIDERE A NOUS I DOIT ETRE DAND OUT BOYO DE Z’OREYL QUE I BAIGNE PAS EN GENERAL ET QUE I SENT MAUVAIS (LA TAILLE)SI OU VEUT BIENS ) ET SURTOUT QUI BROSSE PAS Z’OT DENT QUE Lé PAREILLE JAQUOUILLE LA FRIPOULLE

  4. Pourquoi a ce jour cet homme n a pas papier ni de compte si il est suivi?
    Chelou tout sa.
    Refaire une pièce d identité et une carte vitale et une adresse de domiciliation pour les sdf est le minimum à faire.et surtout l urgence. Sans oublier un toit

  5. LA MAIRIE DE ST DENIS I MENTIS A NOUS !!!S’ES GENTS QUE Lé SOUS LES PONDS I VOTE PAS EN GENERAL, DONC Z’OT I PREFERE DONNE DES LOGEMENTS A DES MALGACHES ET DES MAHORAIS QUE Z’OT Lé SUR QUE VAS VOTE POU Z’OT!!!MAIS LI RENIE SON RACE ESPECE DE MERDE ??? ET QUEL ACCOMPAGNEMENT SOCIAL ????MI POSE A MOIN BEAUCOUP DE QUESTION??? SI IL SAGI D’UN MALGACHE S’EST SURE MAIS NOUS CLOCHARDS DE LA REUNION ET SURTOUT DE ST DENIS, ALLEZ FAIT VOIR A Z’OT AILLEURS!!!

  6. Fleur de jade , avec Ces commentaires puissants du coeur, n’avez vous pas honte ? Certains qu’on ne peut aider toutel la populasse ! Mais quand même fleur de jade ne vous exhiber pas autant pour animer votre galerie ! Comme vôtre concurrente écharpe qui a le verbe et la tonalité pour aussi animer !

  7. Dire qu’un homme seul n’a pas sa place dans le logement social, c’est accepter une injustice comme si elle était normale. La misère n’a pas de genre. La détresse n’a pas de priorité. Et la dignité ne devrait jamais dépendre d’un “pied riz”.
    Si un Réunionnais dort dehors, ce n’est pas parce qu’il est homme, célibataire ou au chômage : c’est parce que le système a cessé de le voir.
    On ne peut pas construire une société juste en fermant la porte à ceux qui en ont le plus besoin. Les politiques publiques doivent protéger tous les citoyens, pas seulement ceux qui rentrent dans une case.
    Un homme seul n’est pas un problème. L’indifférence, si

  8. Aux politiciens opulents, à ceux qui parlent fort mais entendent si peu :
    La face cachée de la Réunion n’est pas dans vos bilans, ni dans vos conférences de presse.
    Elle est sous un pont, là où quatre de nos frères survivent pendant que vous défilez en costume pour promettre un avenir que certains ne verront jamais.

    Vous parlez de solidarité, mais eux dorment sur du béton.
    Vous parlez de dignité, mais eux n’ont même plus un nom dans vos dossiers.
    Vous parlez de République, mais eux n’ont plus de droits, plus d’adresse, plus de place.

    Ce n’est pas un drame isolé : c’est le résultat de votre confort, de votre distance, de votre indifférence.
    Vous gouvernez une île dont vous ne voyez que la vitrine.
    Regardez enfin l’arrière-boutique.
    Regardez ceux que vos décisions ont laissés tomber.

    Tant que des Réunionnais vivront comme des ombres, vos discours n’auront aucune valeur.
    Tant que vous laisserez des hommes disparaître sous un pont, vous ne pourrez pas parler de justice.
    La Réunion mérite mieux que votre opulence.
    Elle mérite du courage, pas des slogans.

  9. Face cachée de la Réunion a la vue
    quatre de nos frères dorment sous un pont pendant que vous multipliez les discours.
    Vous savez qu’ils sont là, et pourtant rien ne bouge.
    Tant que des Réunionnais vivront comme des ombres, vos promesses n’auront aucun sens.

    • Les SDF réunionnais dorment dehors pendant que les politiciens paradent, et c’est ça le vrai malaise. Pas les gens venus d’ailleurs, pas les pauvres qui cherchent un toit : le malaise, c’est un système qui abandonne ses propres enfants et qui laisse la misère se battre contre la misère.
      Ce n’est pas une guerre entre Réunionnais et étrangers. C’est une faillite politique.
      Quand un Réunionnais dort sous un pont, ce n’est pas parce qu’un autre a eu un logement : c’est parce que ceux qui gouvernent ont laissé pourrir la situation pendant des années.
      Le problème, ce n’est pas les plus fragiles.
      Le problème, c’est ceux qui ont le pouvoir et qui ne l’utilisent pas pour protéger les plus vulnérables.
      La Réunion mérite mieux que des responsables qui pensent d’abord à eux-mêmes.

  10. « … qu’il a perdu ses papiers et n’a plus d’adresse, il ne peut plus toucher son argent. Voilà trois ans que cet homme n’a pas pu retirer un seul euro de son propre pécule !.. »

    Bientot ils voudront faire en sorte que meme celui qui a des papiers ne pourront plus retirer leur propre argent : avec l’argent numerique. Celui qui n’aura pas « la puce » ne pourra pas retirer meme s’il a les « papiers »!.

    Dimitri

  11. Non la solution c’est que dès le lycée on remplace les profs par de vrais enseignants patients, clairvoyants et les conseillers de DEsorientation par de vrais conseillers d’orientation.

    Que les filières scientifiques soienylt [, ingénierie, mathematiques, physique, astrophysique, X, Sup…..] mises en avant soient préparées et « paramétrées » meme pour l’élève qui – « apparemment » (*) – ne « fera jamais rien de sa vie »… »est bon à rien.. ». Un travail de fond d’enseignement dès l’ecole primaire comme au Japon ..!

    Afin que de ces générations sortent des scientifiques, ingénieurs, astrophysiciens, mathematiciens, biologistes, généticiens, medecins, entrepreneurs…etc.. travaillant et construisant un système de progrès social dans lequel tous « gagnent ».!

    _______
    (*) d’un point de vue des « profs » manquant de clairvoyance

  12. Mais que fait la maire qui se pavanne dans de grands mitings alors que la population croule sous la misère? Combien pour déplacer des statues d’esclavagiste pendant que l’esclavage se poursuit! des conditions de vie inhumaine! Entre les prostituées de Saint Jacques et les SDF du cimetière, quel bilan! Un bidonville à ciel ouvert pour le chef-lieu!

    • Pendant que la maire brille sous les projecteurs, la ville s’effondre dans l’ombre.
      On déplace des statues, mais on laisse des vies s’écrouler.
      Saint‑Jacques se vend la nuit, le cimetière abrite les vivants,
      et le chef‑lieu ressemble à un cri qu’on refuse d’entendre.
      Ce n’est pas un bilan : c’est une blessure ouverte.

  13. En règle générale là priorité pour les logement sociaux c’est pour les femmes seules avec enfants si t’est un homme célibataire au chômage toute les portes se referme là solution pour avoir une vie confortable c’est trouver un pied riz c’est difficile mais ça existe encore.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Article précédent

Vigilance jaune pour vents forts dans le Sud jusqu’à 16 heures

Article suivant

FDJ recherche un gagnant EuroMillions – My Million

Free Dom