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Cirest : 5 heures pour installer le président Joé Bédier et la nouvelle gouvernance (Vidéos-Photos)

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Il est 19h06, la nouvelle gouvernance de la Cirest pour la mandature 2026-2033 est enfin installée au terme d’un long premier conseil communautaire post-municipales qui s’est déroulé ce jeudi après-midi, 9 avril. La réunion avait démarré aux environs de 14h30. Jean-Marc Péquin (avec la veste, 1er adjoint au maire de Saint-André), doyen de l’assemblée. (Crédit photos : Yves Mont-Rouge)

Mayline Brennus (élue de Saint-André), la benjamine

La séance a été ouverte par le président sortant Patrice Selly, également maire de Saint-Benoit qui, conformément à la loi, a ensuite passé le micro au doyen de l’assemblée, à savoir Jean-Marc Péquin pour présider la séance. Lequel a été assisté de la benjamine Mayline Brennus, secrétaire de séance. Sur les 48 élus que compte la Ciorest, deux élus (de Saint-Benoit) étaient absents; Ils ont donné procuration.

Après l’appel, le conseil a mis en place les opérations de vote, puis procédé à l’élection de Joé Bédier dont la candidature avait été proposée par Patrice Selly. Au terme du dépouillement, sur 48 votants, Joé Bédier a obtenu 42 voix, contre 5 blancs et 1 nul (sans doute une erreur lors de la prise des bulletins de vote qui, manifestement, sont restés collés).

Joé Bédier a ainsi fait le plein de voix des élus de la majorité de Saint-André (17), de celle de Saint-Benoit (14), de celle de Jean-Hugues Ratenon (opposant au conseil municipal de Saint-Benoit) mais également de celle des quatre « petites » communes (11 voix) qui sont Bras-Panon, Salazie, Plaine-des-Palmistes et Sainte-Rose (si on compte le bulletin nul comme étant une erreur malencontreuse).

Les élus de l’opposition municipale de Saint-André, avec de droite à gauche : Doly Ramsamy Paulkan (encartée RN), Olivier Désiré, Juanita Caniguy, Laurent et Jean-Marie Virapoullé)

A l’exception des 5 élus de l’opposition de Saint-André (les frères Virapoullé, Laurent et Jean-Marie, Olivier Désiré, Juanita Caniguy et Doly Ramsamy Paulkan), tous les autres élus ont donc joué le jeu en faveur de Joé Bédier pour la présidence de la Cirest.

Joé Bédier appelle les 6 maires « à travailler ensemble car les divisions du passé ne profitent qu’à nos détracteurs »

Après son élection et les applaudissements de l’assemblée, le nouveau président de la Cirest a fait son discours. « Nous avons aujourd’hui une responsabilité collective : travailler ensemble pour le développement vertueux de nos 6 communes. Je le dis de manière solennelle, nous devons écrire ensemble un nouveau chapitre, placé sous le signe de l’apaisement, de l’unité et du rassemblement. Les divisions du passé ne profitent qu’à nos détracteurs… ». Ecoutez Joé Bédier, il est au micro d’Yves Mont-Rouge :

Christine Grondin, directrice général adjointe (DGA) aux finances à la Cirest, comptabilisant ici les voix sur le tableau.

Le conseil a ensuite élu les 14 vice-présidents, qui sont dans l’ordre : Patrice Selly (qui a obtenu 41 voix pour et 7 blancs); Jean-Marc Péquin (39 voix pour, 8 blancs et 1 nul); Ridwane Issa (41 pour et 7 blancs); Adélaïde Cerveaux (41 pour et 2 blancs sur 43 bulletins exprimés étant donné que les 5 élus de l’opposition ne sont pas restés jusqu’à la fin de la séance); Anne Chane-Kaye-Bone Tavel (40 voix pour et 3 blancs); Georges Parvédy (41 voix pour et 2 blancs); Bruno Robert (41 pour, 1 blanc et 1 nul : un bulletin sur lequel était écrit Didier Robert); Laurent Ramassamy (41 pour, 2 blancs et 1 nul); Sarah Salah Aly (42 pour et 1 blanc); Alexa Soupou (42 pour, 1 blanc); Jeannick Atchapa (le plus mal élu des vice-présidents avec 31 voix pour et 12 blancs); Mario Moreau (38 pour et 5 blancs); Johnny Payet (36 pour, 6 blancs et 1 nul) et Dominique Panambalom (35 pour, 7 blancs et 1 nul). Voici ci-dessous en images le président et les 14 vice-présidents.

Le président Joé Bédier et les 14 vice-présidents de la Cirest, la nouvelle gouvernance de la mandature 2026-2033. De gauche à droite : Dominique Panambalom (14e VP, Sainte-Rose); Alexa Soupou (10e, Saint-André); Adélaïde Cerveaux (4e, Saint-André); Anne Chane-Kaye-Bone Tavel (5e, Saint-Benoit); Georges Parvédy (6e, Saint-André); Patrice Selly (1er, Saint-Benoit); Joé Bédier (président, Saint-André); Jean-Marc Péquin (2e, Saint-André); Johnny Payet (13e, Plaine-des-Palmistes); Mario Moreau (12e, Salazie); Jeannick Atchapa (11e, Bras-Panon); Sarah Salah-Aly (9e, Saint-Benoit); Ridwane Issa (3e, Saint-Benoit); Laurent Ramassamy (8e, Saint-André) et Bruno Robert (7e, Saint-Benoit).

Mario Edmond, élu de Bras-Panon, à Joé Bédier: « c’est une humiliation pour les petites communes »

Dans la nouvelle gouvernance de la Cirest pour la mandature 2026-2033 (en attendant le verdict des tribunaux concernant les recours déposés après les élections municipales), Saint-André compte un président et 5 vice-présidents; Saint-Benoit compte 5 vice-présidents. Les deux plus grosses communes (en terme de démographie) se partagent ainsi la présidence et les dix premières vice-présidences. Et les quatre « petites » communes en obtiennent quatre (les quatre dernières, en bas du tableau).

Ambiance « soupe à la grimace » du côté des maires des « petites » communes : de gauche à droite : Johnny Payet (Plaine-des-Palmistes) et Jeannick Atchapa (Bras-Panon).

Dans la précédente mandature, sous la présidence de Patrice Selly, les « petites » communes avaient 8 vice-présidences. D’où l’interrogation de Jeannick Atchapa, qui avant le vote pour la 2ème vice-président, a interpellé le président Joé Bédier afin de comprendre « la méthode » de répartition des vice-présidences. Ecoutez le maire de Bras-Panon, qui s’interroge, et la réponse de Joé Bédier estimant que pour les vice-présidences « il faut les répartir au prorata du nombre de la population des communes et que l’ordre n’a pas d’importance. C’est le travail qui compte ».

A l’instar de Jeannick Atchapa, Dominique Panambalom (1er adjoint au maire de Sainte-Rose) ainsi que Mario Edmond (adjoint au maire de Bras-Panon) et Sidoleine Papaya (maire de Salazie) ont également interpellé le président Bédier sur cette répartition des vice-présidences; Les « petites » communes arrivant maintenant en queue de peloton, alors que leur maire respectif figurait en tête du classement dans l’ancienne mandature. Ce qui, selon eux, est « d’autant plus incompréhensible » que les maires des quatre petites communes ont été élus dès le 1er tour des municipales avec des scores fleuves allant jusqu’à frôler les 70% pour certains.

Mario Edmond,voit à travers cette nouvelle répartition des vice-présidences « qui va à l’encontre de ce qui est pratiqué dans toutes les autres intercommunalités, comme une volonté d’humilier les petites communes de l’Est ». Ecoutez Dominique Panambalom, puis Mario Edmond et la réponse de Joé Bédier, qui a tenu à préciser « qu’à nous deux, Saint-André et Saint-Benoit, on pèse quasiment 100 000 des 130 000 habitants que comptent les six communes du territoire Est ».

Dans cette nouvelle gouvernance, à noter que la maire de Salazie, Sidoleine Papaya a laissé son poste de vice-président à son adjoint Mario Moreau. Elle est sans doute la seule maire de l’île à ne pas faire partie de la gouvernance d’une intercommunalité, alors qu’elle a été élue dès le premier tour des municipales avec près de 67% des suffrages.

Jeannick Atchapa : « on a assisté à une démonstration de force des deux plus grosses communes »

Malgré ce classement avec des maire des petites communes qui se retrouvent dans le bas du tableau alors que Saint-André et Saint-Benoit se partagent les plus grandes parts de responsabilité, le maire de Bras-Panon garde espoir de « pouvoir travailler ensemble », en dépit de « la démonstration de force des deux plus grosses communes à laquelle nous avons assisté cet après-midi ». Ecoutez Jeannick Atchapa :

Joé Bédier : « c’est Selly qui a pris son téléphone et m’a contacté en premier »

A l’issue du conseil communautaire, le nouveau président a répondu aux questions de la presse, en soulignant qu’il était heureux de « pouvoir travailler aujourd’hui main dans la main avec Saint-Benoit; On ne pouvait plus travailler comme on l’a fait ces dernières années, en se tournant le dos ».

« Les hommes des présidents », qui se sont visiblement donnés le mot pour le dress code en ce grand jour. De gauche à droite : Guillaume Govindin Ramassamy, directeur de cabinet de Joé Bédier à la mairie de Saint-André et Laurent Moutiama, directeur de cabinet de Patrice Selly, l’ancien président de la Cirest. Tous deux ont certainement fortement contribué au rabibochage de leur patron respectif, les « pires ennemis » d’hier devenus les grands amis d’aujourd’hui. Comme le dit si bien le dicton, « il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas »…

Joé Bédier précise également que « le terrain d’entente trouvé avec Saint-Benoit ne s’est pas fait sur un partage de pouvoir, de postes… Ce que l’on a élaboré ensemble, c’est un projet pour la micro-région Est en terme d’économie, de développement touristique et l’eau, qui est le problème numéro un. Ce sera une mandature de travail et de rééquilibrage avec les six villes du territoire ».

Joé Bédier et Patrice Selly. Le nouveau et l’ancien président de la Cirest qui, après trois années de dispute, ont décidé de regarder ensemble dans la même direction, celle du développement de la micro-région Est, en marchant « main dans la main ».

Interrogé sur « l’humiliation », terme employé aussi bien par le maire de Bras-Panon et son adjoint Mario Edmond, Joé Bédier répond : « pourquoi vous ne parlez pas des tractations qu’il y a eu d’un côté pour me faire subir, à moi, une humiliation. Des manipulations menées avec mes opposants de Saint-André. Il faut le dire ça aussi ! ». Ecoutez Joé Bédier, qui précise que c’est Patrice Selly, qui a fait le premier pas, en l’appelant par téléphone :

Yves Mont-Rouge

[email protected]
Téléphone : 0692 85 39 64

14 Commentaires

  1. Le premier détracteur c’est vous bedier tout le temps entrain de pleurer c’est la compétence de l’autre out papa out famille, ferme out bouche c’est votre vocabulaire j’espère que vous avez le sens du mot vocabulaire, maintenant vous avez un peu plus de pouvoir il faut vous mettre au boulot avec votre adjoint à l’environnement qui habite à cent mètres des deux cimetières complètement à l’abandon si y gagne plus occupé il faut vendre à son frere

  2. Que la vérité éclate enfin concernant SPL Estival. Atchapa l’arrogant peut trembler. Allamelou doit pas tout prendre pour lui. Une pensée pour les pères et mères de familleclicenciés de SPL Estival.
    Croyez-moi, ils sont beaucoup plus compétents qu’Atchapa.

  3. dans cette situation difficile o lié de donner les zeffet scolaires gratuit pourquoi ou la pas propose bouteill gaz a 10euro ou mm la gratuité car figure l’état i donne o famille la RS.il fo pa o devient trop l’assistanat car nous ce qu’on veut un point fort sur la sécurité et le respect pour tous surtout dans les hall sous sol pas de dépôtoit pour fe la mecano et surtout un logement digne pour une famille et arrêtez de donner des apts o famille qui sont 10 dans un T2 sa c’était vraiment o point fort alors bouger vous car vous êtes pa nouveau élu ou part pour une continuité monsieur Selly pense le respect la tranquillité de la population k ou t passe de case en case pour avoir nos doléances

  4. Qui se ressemble s’assemble. Selly et Bédier des assoiffés de pouvoir. Surtout Bédier est la marionnette de Selly, attention de ne pas finir dans sa toile d’araignée. Vu la façon dont Bédier a été humilié par Selly cette entente parait étrange et peut-être même cacher quelque chose. Fini oublier les deux plaintes posées, La justice diffère selon la posture, n’est-ce pas Bédier ?

    • Soit on a lobomisé le cerveau de Selly, soit il prépare un mauvais coup, soit il a des affaires judiciaires au cul et est bien dans la panade. Son comportement n’est pas normal. A moins qu’il a compris qu’Atchapa lui avait refilé son pote Allamelou pour le faire mettre en prison et se faire nommer président de la Cirest, après. Atchapa son ami serait devenu son ennemi ? Un calife à la place du calife?

  5. SELLY GRAND GAGNANT de cette stratégie….
    ATCHAPA le prétentieux arrogant maire de bras Panon costume cravate se voyait President .
    Malheureusement pou zot ..
    J’aurais aimé savoir cest qui vos Conseillers band de Plouk .
    Aujourd’hui LFI y prend l’inter co. , triste pour l’Est .
    Ont connait Bedier pour son incompétence.
    Aujourd’hui Selly la règle zot compte . Et si les petites communes plutôt a droite avec les 5 de St André étaient SOLIDAIRES ,le peuple de l’EST serait sorti gagnant. et proposer selly la presidence avec ses 17 voix.
    Et la lé Ratenon zot y relance a li avec ses 14 % .
    BAND de CLOWNS .
    La DROITE LES MORTS AVEC ZOT .

  6. Bedier.pauvre cloche hier il critiquait.selly et même.porter.plainte aujourd’hui à la télé il l appelle Patrice.
    Comme quoi c est bien la.presidence qu il voulait
    A bon entendeur supporte .
    Quand à vira il ne ferme pas la porte de la presidence à selly
    Eh eh les deux renégats sont.complices pour te coincer maintenant aller la.peche cabot aster pas legine
    Le recours mette à li la ou mi pense.

  7. Le bonhomme est arrivé là où il voulait. On va pouvoir juger de son niveau de compétence. Quant aux petites communes, ils ont 7 ans à tirer la langue comme Saint André va connaître 13 ans de Bedier. La population a choisi, elle assume.

  8. Enfin! Allez, au boulot! Il suffit ces états d’âmes, ces égos surdimensionnés. L’heure est venue d’enterrer la hache de guerre. La région EST avait besoin de cet acte d’intelligence. Merci. Quand aux VIRAPOULLE: Par respect, n’ennuyez plus votre père avec vos chamailleries. Habillez vous proprement quand vous voulez représenter la population de Saint André, ne serait-ce qu’un jean propre!

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