“Comme depuis six ans, la Municipalité a pris la décision courageuse et responsable de ne pas augmenter les impôts locaux afin de préserver le pouvoir d’achat des familles saintpauloises et protéger les plus fragiles” , réaffirme le Maire de Saint-Paul, Emmanuel SÉRAPHIN, en préambule du Conseil Municipal.
Dans un contexte marqué par des contraintes fortes pour les collectivités, le Budget Primitif 2026 (BP) a été adopté. Un budget qui permet de continuer à investir et à transformer le territoire.
Ce BP s’élève à 277,4 millions d’euros. Ce budget traduit une ambition renouvelée avec 59,6 M€ consacrés aux investissements et aux dépenses d’équipement en 2026.
Depuis 2020, 300 millions d’euros ont déjà été investis dans l’ensemble des quartiers. Jamais, une mandature n’avait mobilisé autant de moyens pour équiper, moderniser et aménager Saint-Paul.
Les impôts locaux n’augmentent pas à Saint-Paul
Les taux de fiscalité locale votés à Saint-Paul restent bien en dessous de la moyenne des autres villes de La Réunion. Ils resteront inchangés pour l’année 2026.
Les taux de fiscalité locale à Saint-Paul :
- Taux sur le foncier bâti : 41,77% (contre 44,13% au niveau départemental)
- Taux sur le foncier non bâti : 30,91% (contre 32,38% au niveau départemental)
- Taux de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires : 22,55% (contre 27,41% au niveau départemental)
Des finances solides
Pour la première fois, le Compte Financier Unique (CFU) a été voté. Obligatoire en 2027, Saint-Paul a anticipé cette échéance avec un an d’avance. Le CFU 2025 dégage un résultat net global excédentaire de 12,8 M€.
En 2025, les dépenses d’équipement sont restées à un haut niveau : 44,4 M€. Un autre indicateur illustre le dynamisme en matière d’investissement : 413 euros de dépenses d’équipements investis par habitant à Saint-Paul contre 271 euros en moyenne pour les
communes de même strate.
Une motion en faveur des contrats PEC
À ce jour, les collectivités dont la Ville de Saint-Paul, n’ont toujours aucune visibilité sur les contrats Parcours Emploi Compétences (PEC), ni sur les quotas ni sur les financements. Une incertitude qui s’ajoute à la réduction unilatérale de la durée des contrats et la baisse du
niveau de financement par l’État.
À la veille du la fête des travailleuses et des travailleurs, des agents en PEC à Saint-Paul se retrouvent dans une incertitude totale, alors même qu’ils assurent des missions essentielles dans nos écoles et dans nos quartiers.
C’est pourquoi face à ce désengagement de l’État macroniste, le Conseil municipal a adopté une motion relative aux contrats PEC en l’absence de réponses concrètes du chef de l’exécutif.
Une seconde motion a été adoptée afin de maintenir et de renforcer la Ligne Budgétaire Unique (LBU) en faveur du logement à La Réunion. La LBU s’élevait à 78 millions d’euros en 2025. Les annonces gouvernementales envisagent une réduction drastique à 27 millions
d’euros. Le Conseil demande le maintien immédiat de la LBU au minimum à 78 millions d’euros afin de soutenir la création de logements.
5,2 millions alloués au tissu associatif
Le Conseil a également validé le soutien aux associations que la commune accompagne année après année. Un engagement essentiel pour préserver la cohésion sociale et le dynamisme du territoire. À ce titre, une enveloppe de 5,2 millions d’euros sera attribuée à
336 associations.
Des régularisations pour accéder au logement
La Ville poursuit la régularisation des Occupants Sans Titres (OST) dans le cadre de l’opération Proprié’ter à Villèle.
Concrètement, des familles saint-pauloises accéderont à la propriété. Cette démarche s’inscrit dans la dynamique engagée en matière de régularisation foncière.
Une avancée significative qui traduit la volonté de permettre aux habitants de se loger dignement, sans déraciner, et dans des conditions adaptées. Plus de 100 régularisations ont déjà été réalisées depuis 2020 et cette politique se poursuivra sur ce mandat afin
d’accompagner les familles à accéder à la propriété.
Dans un contexte marqué par des contraintes fortes et un contexte national et international incertain, où les besoins progressent et où les moyens diminuent, la Municipalité de Saint-Paul prend ses responsabilités pour :
- protéger le pouvoir d’achat
- soutenir les plus fragiles
- investir pour l’avenir
Un cap assumé, pour répondre aux réalités d’aujourd’hui et construire le Saint-Paul de demain.
Réaction des élus de l’opposition : « Dérive financière, effondrement des investissements et dépenses de confort pour la majorité »
À l’issue du Conseil municipal du 30 avril 2026, le groupe d’opposition de Saint-Paul tire la sonnette d’alarme : les choix budgétaires de la majorité actuelle compromettent gravement l’avenir de notre commune. Face à une gestion insoutenable, nous dénonçons un budget de renoncement qui sacrifie l’investissement public au profit des dépenses de fonctionnement de l’équipe municipale.
« Une commune qui bascule dans le rouge : l’alerte du surendettement »
Les chiffres présentés lors de ce conseil sont accablants et témoignent d’une dégradation progressive des finances de la ville :
• Un effondrement de l’épargne : Le résultat de gestion s’effondre de 40 %, chutant de 17,3 M€ en 2024 à seulement 10,3 M€ en 2025. La commune subit de plein fouet un « effet ciseaux » : nos dépenses régulières augmentent bien plus vite que nos recettes.
• Une dette qui explose : La capacité de désendettement de la ville est passée de 6 années en 2021 à plus de 12 années en 2025. En un seul exercice budgétaire, Saint-Paul est passée d’une zone de vigilance à une zone rouge critique. La conclusion est sans appel : la mairie emprunte bien au-delà de ce qu’elle peut épargner, menant la commune au surendettement.
« L’investissement sacrifié face à la détresse économique »
Alors que notre territoire a un besoin vital de projets structurants, la section d’investissement plonge de près de 22 % par rapport au budget précédent. Ce manque cruel d’ambition frappe directement l’économie locale.
« Des dépenses de « confort » indécentes et des promesses non tenues »
Pendant que l’on impose l’austérité aux projets de la ville, le train de vie de la majorité ne connaît pas la crise :
• Explosion des frais : Les frais de voyages, de missions et de réception bondissent de plus de 40 %.
• Exemplarité oubliée : Contrairement à ses promesses télévisées de diviser par deux son enveloppe de frais de représentation (initialement à 12 000 €), le Maire a décidé de les maintenir à 8 000 €. Le devoir d’exemplarité attendra.
« L’illusion de la bouteille de gaz à 10 € »
L’une des mesures phares de la majorité s’avère être un trompe-l’œil. Avec une enveloppe allouée de seulement 150 000 €, le maire a dû concéder que le dispositif de la bouteille de gaz à 10 €, dont les critères d’éligibilité ne sont pas encore connus à ce stade, ne concernera qu’àpeine plus de 3 000 ménages. Cela représente moins de 10 % des foyers saint-paulois. Nous sommes bien loin du bouclier social promis à l’ensemble de la population.
Notre position est claire : Face à ce manque de sincérité, d’exemplarité, et devant cette trajectoire qui mène Saint-Paul droit dans le mur financier, notre groupe a voté résolument contre le Compte Financier Unique 2025 et le Budget Primitif 2026. Nous continuerons de défendre une gestion saine, transparente et véritablement ambitieuse pour tous les Saint-Paulois ».















Le budget prévisionnel oui .. Les dettes d’équipements fait partie du budget investissement.. ils ont une intelligence supérieure avec un Qi de 140 a saint Paul..