Contrôles dans des établissements de nuit à Saint-Paul : travail dissimulé, stupéfiants et infractions relevés

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Prévenir les risques, lutter contre les fraudes et garantir la sécurité de tous

Après plusieurs contrôles d’établissements hôteliers et de restauration à Saint-Leu en 2025, le Comité départemental anti-fraude (CODAF) a réalisé le 22 mai 2026 un contrôle sur 4 établissements de nuit situés à Saint-Paul.

La caisse générale de sécurité sociale (CGSS), l’inspection du travail de la DEETS, la brigade de contrôle et de recherches de la direction régionale des finances publiques de La Réunion, ainsi que les forces de gendarmerie ont procédé à l’inspection de ces établissements de restauration et de divertissement.

Sur l’ensemble des établissements contrôlés 36 personnes ont été interrogées et 11 entreprises ont été contrôlées dont des prestataires extérieurs et/ou travailleurs indépendants.

Le bilan de cette action met en exergue de multiples infractions:

  • 2 procédures pénales pour travail dissimulé vont être diligentées, les entreprises infractionnistes risquent également une fermeture administrative pour recours au travail dissimulé.
  • anomalies relatives au logiciel de caisse qui doivent faire l’objet de régularisations.
  • 5 infractions liées à la consommation de stupéfiants ont également été relevés.

En parallèle, les forces de gendarmerie ont également constaté des manquements importants à la réglementation applicable en matière d’accueil du public pouvant présenter des dangers, notamment en cas d’incendie.

L’action coordonnée des services de l’État répond à un enjeu social, sanitaire et économique. Elle contribue à la protection des consommateurs et des salariés, au respect de la réglementation applicable aux établissements de nuit et à la lutte contre les pratiques frauduleuses. Des opérations de contrôle similaires seront conduites tout au long de l’année sur l’ensemble du territoire.

Les infractions relevées donneront lieu à des procédures administratives et/ou judiciaires, et notamment à des procédures de fermetures administratives.

 

Le travail dissimulé prive les travailleurs de leurs droits légaux et notamment de leurs droits à cotisations pour la retraite, de congés payés et de la protection en matière de sécurité et de santé au travail. Conformément à l’article L.8224-1 du code du travail, toute infraction à l’interdiction du travail dissimulé est punie d’un emprisonnement de 3 ans et d’une amende de 45 000 €.

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