Ce samedi 21 février, le CRIJ Réunion n’était pas seulement un lieu d’information, c’était le cœur battant d’une solidarité concrète. L’association Cop1 a officiellement inauguré son antenne à Saint-Denis, la 30e au niveau national, avec un constat sans appel : à La Réunion, les étudiants ont faim, et pas seulement de diplômes.
Si vous pensiez que la vie d’étudiant se résumait à des soirées pizza et des nuits blanches sur Wikipédia, la réalité dionysienne est un peu plus corsée. Entre les loyers qui grimpent et une inflation qui transforme le passage en caisse en sport de combat, beaucoup de jeunes Réunionnais se retrouvent à devoir choisir entre acheter un bouquin de droit ou de quoi faire un carri.

Un succès (presque) trop fulgurant
Preuve que l’initiative était attendue comme le Messie : les 200 créneaux de la première distribution alimentaire gratuite ont été réservés en moins de 48 heures. Un record de rapidité dont on se passerait bien, tant il souligne l’ampleur des besoins sur le territoire.
Dans les sacs distribués ce matin ? De quoi tenir un siège (ou au moins une semaine de révisions intensives) : des biscuits pour le moral, des boîtes de conserve pour le côté pratique, de l’huile, ainsi que des fruits et légumes frais pour garder la forme.
Hugo, responsable du développement chez Cop1, ne cache pas sa fierté de voir cette 3e antenne ultramarine sortir de terre :
« On est là pour apporter une réponse complémentaire à ce qui existe déjà, en plein centre-ville et en fin de semaine. Le but, c’est d’aller plus loin : accès aux droits, sport, culture… et des « festins » pour mieux manger. »
« 300 € par mois, c’est difficile »
Sur place, Gaétan et Gloria, tous deux en licence informatique, attendent leur colis. Logés au CROUS avec des bourses parfois limitées à 300 € par mois, ils font face au monstre local : la vie chère.
« Avec le logement et les courses, cette aide est une très bonne chose », confie Gloria. Pour eux, chaque euro économisé sur l’alimentaire est un investissement direct dans leurs études.
Un sentiment partagé par la Sénatrice Belim, venue soutenir l’action. Avec une pointe d’autodérision, elle se rappelle ses propres années galère entre les vendanges et le McDo :
« Si j’avais eu plus d’aide, j’aurais peut-être été un peu plus brillante ! », s’amuse-t-elle, tout en soulignant que la précarité actuelle est bien plus féroce qu’à son époque.
Une équipe soudée pour la jeunesse
Soutenue par la Fondation CMA CGM et le Ministère de l’Enseignement Supérieur, l’antenne de Saint-Denis peut aussi compter sur le CRIJ Réunion. Raïssa Marie-Louise, informatrice jeunesse, rappelle l’importance de ce maillage : informer, orienter et accompagner les 13-30 ans pour qu’aucun jeune ne reste sur le bord de la route.
Au-delà des chiffres et des cartons de conserves, cette inauguration à Saint-Denis rappelle une réalité brutale : en 2026, réussir ses examens demande encore trop souvent de savoir jongler avec un estomac vide. Quand on vit avec 300 € par mois, chaque repas est un calcul mental, et chaque fin de mois une épreuve de force.

L’arrivée de Cop1 à La Réunion n’est pas qu’une simple distribution de denrées ; c’est un filet de sécurité vital pour que la jeunesse dionysienne n’ait plus à choisir entre son loyer et son assiette. Car si les étudiants sont l’avenir de l’île, cet avenir ne peut pas se construire avec un frigo désespérément vide. La solidarité est là, mais le combat contre la vie chère, lui, ne fait que commencer.


















Je dis aux élus, on ne fait pas les études le ventre vide , le ventre plein avec la volonté de vouloir voir que son pays gagne c’est une réussite. J’ai fait un sondage avec les jeunes, pourquoi vous choisissez le corps médical, on m’ a répondu, parce qu’il y a une ouverture, on est sûr d » avoir un métier et après papy , la France a besoin des docteurs, des infirmièrs et puis c’est in beau métier d’ aider les autres
Voilà ce qu’ ils m’ ont dit. Alors la France l’ est pas en l’ air ?
En tout cas, certaines madame ne connaissent pas la famine! Certaines femmes couvertes de la tête aux pieds sont de vraies étudiantes???
Bilinbi : Je me faisais la même réflexion en regardant la dame à gauche sur la 1er photo …
( si elle est étudiante ,alors ok moi je suis cosmonaute )