Hier soir, les rues de Saint-Denis se sont animées à l’occasion de la fête de la Musique.
Concerts, groupes locaux, artistes amateurs et public venu nombreux : le centre-ville a rapidement pris des airs de grande scène à ciel ouvert.
Pour faire vivre l’événement aux auditeurs de Free Dom, notre correspondant Mathias Ramsamy était sur le terrain dès le début des festivités.
Ambiance dans les rues, réactions du public, premiers accords de musique et effervescence du centre-ville : il nous raconte comment s’est déroulé le coup d’envoi de cette édition 2026 de la fête de la Musique.
Reportage de Mathias Ramsamy.
Saint-Denis a vécu une soirée exceptionnelle ce dimanche 21 juin 2026. Devenue au fil des années l’un des rendez-vous culturels les plus importants, la Fête de la Musique a une nouvelle fois transformé la capitale réunionnaise en une immense scène à ciel ouvert.
Avec 35 scènes réparties dans les rues, les bars, les restaurants, les commerces partenaires et les espaces publics du centre-ville, près de 1 000 artistes amateurs et professionnels ont offert au public un véritable marathon musical. Du maloya au séga, en passant par le rap, le rock, l’électro, les musiques du monde ou encore les prestations des élèves de l’École municipale de musique, de danse et d’art dramatique Loulou Pitou, tous les styles ont trouvé leur place dans une ambiance festive et familiale.
Si aucun chiffre officiel de fréquentation n’a encore été communiqué, les estimations évoquées par la municipalité permettent de mesurer l’ampleur de l’événement. Dans une vidéo publiée au lendemain de la manifestation, la maire de Saint-Denis, Ericka Bareigts, a salué ce qu’elle considère comme une nouvelle réussite populaire.
« Quelle magnifique réussite, une fois encore, pour cette édition 2026 de la Fête de la Musique à Saint-Denis ! Mersi zot toute ! »
Pour l’édile dionysienne, la force de cet événement réside avant tout dans sa capacité à réunir artistes professionnels, amateurs et habitants dans un même élan de partage.
« À Saint-Denis, ça n’est pas une fête de la musique qu’avec des salles professionnelles, c’est vraiment… on est aussi des amateurs, on est à disposition. »
Elle a également mis en avant la qualité des moyens techniques mis à disposition des artistes locaux.
« Cette qualité du matériel, ils peuvent ainsi se produire devant près de cinquante mille personnes, ce qui est quand même incroyable pour des gens qui n’en font pas leur métier et qui ne prennent pas toujours des cours. »
Même si ce chiffre ne constitue pas un bilan officiel de fréquentation, il illustre l’ampleur de la mobilisation observée dans les rues de la ville tout au long de la soirée.
Au-delà de la musique, la maire a souligné ce qui fait selon elle l’identité particulière de la Fête de la Musique à Saint-Denis : la redécouverte de la ville par ses habitants.
« C’est quelque chose qui rassemble. Ce qu’on aime, c’est aussi de se balader dans la ville et de découvrir une autre facette de Saint-Denis, celle qui est sans voiture. »
Le temps d’une soirée, les rues du centre-ville ont laissé place aux artistes, aux familles, aux danseurs et aux promeneurs venus profiter d’un espace entièrement dédié à la culture et à la convivialité.
Dans un contexte où plusieurs communes de l’île ont dû composer avec des conditions météorologiques parfois difficiles, Saint-Denis a une nouvelle fois confirmé son statut de capitale culturelle réunionnaise. Par son ampleur, sa diversité musicale et sa capacité à rassembler plusieurs générations, cette édition 2026 restera comme l’un des temps forts de l’année dans la plus grande ville des Outre-mer français.
Une ville en fête, des artistes à l’honneur et un public au rendez-vous : pour reprendre les mots d’Ericka Bareigts, à Saint-Denis, pour cette Fête de la Musique 2026, « on a pilé, pilé, pilé ! ».
Crédit photo : Ville de Saint-Denis de La Réunion















Au lieu de dépenser l’argent public, plus précisement l’argent du contribuable dionysien, en fêtes démesurées destinées à amuser toute la population de La Réunion en vue des prochaines régionales, Mme Bareigts ferait mieux de redistribuer ces lignes budgétaires vers les postes d’ATSEM et de policiers municipaux qui manquent cruellement sur la commune de Saint-Denis. Cela lui éviterait d’aller pleurer sur toutes les antennes à propos de la disparition des emplois de militants politique, plus communément appelés PEC. N’est pas bon dirigeant celui qui le dit mais celui qui le démontre.