Face à la flambée des prix des engrais et du carburant, les Jeunes Agriculteurs Réunion montent au créneau. Dans un courrier adressé au préfet et à la Direction de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt (DAAF), ils demandent des éclaircissements sur l’application locale des mesures annoncées le 23 mars par la ministre de l’Agriculture. Ces dispositifs, qui incluent notamment le report de cotisations sociales, l’étalement des échéances fiscales et la mise en place de prêts de trésorerie, visent à soutenir les exploitations agricoles confrontées à une hausse brutale de leurs charges.
Mais pour les professionnels du secteur, une question demeure : ces mesures seront-elles réellement mises en œuvre à La Réunion, ou adaptées aux réalités du territoire ? Car les agriculteurs réunionnais font déjà face à de nombreuses difficultés structurelles. L’insularité entraîne des surcoûts importants, notamment pour les intrants, tandis que la dépendance aux importations renforce leur vulnérabilité face aux fluctuations internationales. À cela s’ajoutent les effets des crises climatiques, comme les sécheresses et les cyclones, ainsi que les conséquences durables de la guerre en Ukraine et les tensions géopolitiques actuelles.
Dans ce contexte, les marges des exploitations sont de plus en plus fragiles, voire inexistantes pour certaines. Les Jeunes Agriculteurs Réunion insistent sur la nécessité d’une déclinaison effective des mesures nationales, ou à défaut, d’adaptations garantissant un niveau de soutien équivalent. L’enjeu est de taille : il s’agit de préserver l’activité agricole locale, d’assurer la souveraineté alimentaire et de maintenir les filières sur le long terme.
Mobilisés, les représentants agricoles se disent prêts à travailler avec les services de l’État pour construire des réponses concrètes. Ils alertent toutefois sur un point essentiel : les territoires ultramarins ne doivent pas être laissés à l’écart de ces dispositifs, au risque d’aggraver une situation déjà critique.















Il faut faire du naturel! Fumier boeuf, compost. Arrêtez de polluer la nature!
Cossa le barbu voleur y fait la?
Li vole pas assez st benoit avec tout les coups bas li fait aux autres.
Demande encore subventions et augmente les produits bien sur voleurs