Dans un contexte international marqué par une situation de conflit exceptionnel au Moyen-Orient, les marchés mondiaux de l’énergie connaissent depuis quelques semaines une hausse brutale et généralisée.
La baisse et le blocage de la production au Moyen-Orient ont entraîné une dégradation rapide de la conjoncture énergétique mondiale, qui s’est traduite par une augmentation très significative des cours des produits pétroliers, affectant le monde entier.
Si La Réunion a été provisoirement préservée de ces hausses par le système de fixation administrée des prix tout au long du mois de mars, cette situation se traduit mécaniquement en avril par une hausse de prix directement liée à l’évolution des cours internationaux des produits pétroliers, et qui sera d’une ampleur inédite.
Malgré ce contexte économique défavorable, la sécurité énergétique de La Réunion est pleinement assurée. En effet, les contrats d’approvisionnement et les flux logistiques permettent de répondre aux besoins du territoire, de même que les chaînes d’approvisionnements en provenance d’Asie qui permettent d’alimenter La Réunion.
Une forte hausse qui intervient après une tendance de baisse de long terme
Cette hausse importante intervient après plusieurs mois consécutifs de baisse des prix des carburants à La Réunion.
Les courbes suivantes retracent l’évolution des prix locaux des carburants depuis 2023, fortement dépendants des dynamiques des marchés mondiaux de l’énergie :
Graphique n°1 : évolution du prix à la pompe à La Réunion depuis 2022 (source : DEETS 974)
Un mécanisme de fixation des prix qui assure une transparence totale
Depuis 2014, le mécanisme de fixation des prix des carburants à La Réunion bénéficie aux consommateurs réunionnais grâce à un mécanisme réglementaire strict qui garantit un prix fidèle au coût du marché, et encadre strictement les marges des grossistes et détaillants, en toute transparence pour les consommateurs.
Conformément à l’arrêté ministériel du 5 février 2014, les prix sont déterminés à partir des cotations. Ce mécanisme permet de lisser les variations quotidiennes, tout en reflétant les tendances de fond, à la hausse comme à la baisse.
• Concernant les carburants : les cotations internationales du sans-plomb et du gazole sont en nette hausse depuis le début de la crise, respectivement de 75,55 % et 96,07 %. Cette évolution sans précédent entraînera mécaniquement une augmentation de même nature des prix à la pompe.
Graphique n°2 : évolution des cotations internationales depuis janvier 2026 (source : DGCCRF)
• Concernant le gaz : les cotations du butane et du propane étant connues dès le début de chaque mois pour le mois suivant, elles n’ont pas été impactées par le contexte international et sont stables pour le mois d’avril. Seule la dépréciation de l’euro face au dollar entraînera une augmentation modérée du prix de la bouteille de gaz.
Une attention constante est portée par les services de l’État afin que l’évolution des prix à la pompe reflète fidèlement celle des coûts de marché, dans le respect strict du cadre réglementaire.
Un dispositif qui protège les consommateurs réunionnais
Le dispositif de régulation des prix en vigueur à La Réunion est exceptionnel et se fonde sur une logique de prix administrés, au bénéfice des consommateurs.
Comme dans les autres DOM, il déroge au principe général de liberté des prix, empêchant ainsi les acteurs économiques de fixer librement leurs marges et leurs prix de vente. Il protège efficacement les consommateurs réunionnais face aux fluctuations des marchés internationaux. Il permet notamment de garantir les prix parmi les plus bas de France.
Graphique n°3 : évolution des prix à la pompe dans l’Hexagone depuis janvier 2026 (source : DGCCRF)
Contrairement à la métropole, l’État ne prélève pas à La Réunion de taxes sur les carburants, ce qui contribue directement à limiter le niveau des prix pour les usagers réunionnais.
Dans le contexte actuel de forte tension, ce mécanisme réglementaire joue pleinement son rôle. Il permet notamment d’encadrer strictement la marge des grossistes et des distributeurs, qui restera inchangée. Il permettra, dès que les tensions internationales s’atténueront et que les cours de l’énergie se stabiliseront, un retour à des niveaux de prix plus modérés.
Approvisionnement : une situation sécurisée
En lien avec les importateurs, la préfecture tient à apporter un message clair et rassurant : il n’existe à ce stade aucun risque de pénurie de carburants à La Réunion.
Les approvisionnements sont assurés de manière continue et sécurisée grâce à un contrat annuel de fourniture en carburant passé par les pétroliers avant le déclenchement de la crise et garantissant l’approvisionnement au cours du marché.
Les flux logistiques permettent donc de répondre aux besoins courants du territoire.
De même, il n’existe aucun risque de pénurie de gaz. L’approvisionnement du territoire est garanti par un autre contrat annuel, signé avec un fournisseur basé aux États-Unis.
Dans ce contexte, le préfet appelle à la responsabilité collective de la population pour éviter les phénomènes de sur-stockage, susceptibles à eux seuls de désorganiser les circuits d’approvisionnement et de générer des tensions artificielles dans la distribution.
Vers une forte hausse attendue au 1er avril 2026
Compte tenu de l’absence de revalorisation mensuelle intervenue depuis le début de la crise iranienne, le prix des carburants sur l’île a été provisoirement préservé de la hausse généralisée des coûts d’approvisionnements. La hausse répercutant ces coûts interviendra donc mécaniquement au 1er avril prochain.
Compte tenu de l’ampleur inédite de la hausse attendue, le préfet souhaite partager dès à présent avec les Réunionnais de façon exceptionnellement anticipée et transparente les déterminants qui conduisent à cette augmentation.
La préfecture communiquera le niveau définitif de la hausse au plus tard à J-2, soit le lundi 30 mars.
Malgré la hausse attendue, le mécanisme actuel permet de garantir que celle-ci se limitera à la réalité de la hausse des coûts des approvisionnements, et ne profitera ni aux grossistes ni aux détaillants, dont les marges resteront strictement encadrées à leur niveau actuel.
Les services de l’État restent pleinement mobilisés pour suivre l’évolution de la situation internationale et ses impacts locaux, en lien étroit avec l’ensemble des acteurs concernés.
Le député Philippe Naillet, écrit au ministre de l’Economie : ‘demander un effort aux pétroliers »
« Monsieur le Ministre,
L’escalade de la guerre déclenchée par Donald Trump et BenyaminNetanyahou au Moyen-Orient a provoqué une flambée du prix des carburants déjà visible dans l’hexagone, et dont les conséquences vont se faire sentir prochainement sur notre territoire pour les automobilistes, les acteurs économiques et le monde agricole.
Comme vous le savez, à La Réunion, la Préfecture fixe les prix maximums pour la vente des carburants, essence et gazole, chaque début de mois selon la composition suivante : coût du fret assurance, fiscalité et frais divers.
Dans le détail, le coût fret assurance correspond à la valeur d’achat du carburant à Singapour dont le prix varie en fonction de la parité euro/dollar plus le coût du transport par bateau.
Par ailleurs, la fiscalité, part qui revient à l’État et à La Région, est composée de l’octroi de mer, de la taxe spéciale sur la consommation, du certificat d’économie, qui finance les actions en faveur du développement durable, et de la taxe de l’Union européenne qui ne concerne que le sans plomb.
Enfin, les frais divers sont composés des frais de passage au Grand port maritime par la Société réunionnaise de produits pétroliers (SRPP), qui importe les carburants, et des marges des stations-services. Dans ce contexte, la géographie et l’aménagement de notre île rend malheureusement encore indispensable l’usage de la voiture pour travailler, déposer les enfants à l’école, étudier, faire ses courses.
Dès lors, une augmentation du prix des carburants au-delà d’un prix soutenable, reviendrait à asphyxier l’économie réunionnaise et à frapper davantage le pouvoir d’achat des ménages qui pâtit déjà de la vie chère, du chômage, ainsi que du surendettement.
C’est pourquoi, face au choc pétrolier que vous avez annoncé, je vous demanderais donc, Monsieur le Ministre, de bien vouloir lisser dans le temps, l’augmentation du prix des carburants qui relève de l’arrêté ministériel du 5 février 2014 réglementant les prix des produits pétroliers dans le département de La Réunion. Ce lissage des prix nécessite également, face à cette situation inédite, un effort de solidarité de la part des pétroliers. Les Réunionnais ne peuvent pas subir les conséquences d’un conflit décidé par des dirigeants irresponsables ».
Le député Perceval Gaillard : « les sociétés pétrolières doivent mettre la main à la poche ! »
Le député Jean-Hugues Ratenon : « Ce sont ces groupes les plus riches qui doivent passer à la caisse, pas la population ! »
« Le préfet alerte sur une forte hausse des prix des carburants attendue à La Réunion pour le 1er avril. Compte tenu du contexte international, aucun observateur ne pouvait ignorer que cela allait arriver.
En premier lieu, il s’agit d’une situation extrêmement préoccupante pour les personnes utilisant un véhicule, dont le pouvoir d’achat sera directement impacté.
Je salue cette communication, dont le rôle est d’informer les citoyens afin qu’ils puissent prendre leurs dispositions.
Mais nous savons tous que cette hausse des carburants entraînera, par répercussion, une augmentation du prix des marchandises. Nous souhaitons donc que le préfet intensifie les discussions avec les compagnies pétrolières afin d’obtenir une réduction de leurs marges, notamment des marges cachées. Il est juste et logique que l’effort repose en priorité sur les acteurs économiques les plus puissants, ceux qui
engrangent énormément de bénéfices, et non sur des ménages déjà fragilisés. Ce sont ces groupes les plus riches qui doivent passer à la caisse, pas la population !
Par ailleurs, malgré notre système de prix administré, il est indispensable que le
gouvernement agisse pour compenser cette hausse, afin que les Réunionnais ne soient pas les seuls à en subir les conséquences.
Le gouvernement doit agir pleinement pour protéger la population et garantir une justice sociale réelle face à cette crise, car l’action du préfet ne suffira pas à la Réunion ».
ORTPE 974 : « Les taxes payées par les Réunionnais doivent, en temps de crise, être redéployées au service du territoire »
Nathalie Bassire, élue de l’opposition au Tampon : « Il faut un Bouclier Énergie à La Réunion »
« Au 1er avril 2026, les prix des carburants vont exploser, frôlant les 2€ du litre, ce qui va mettre en grandes difficultés les familles, les travailleurs ainsi que les chefs d’entreprises réunionnais. Un plein d’essence va ainsi coûter plusieurs dizaines d’euros supplémentaires !
Dans un contexte international marqué par les tensions, avec le risque d’un nouveau « choc pétrolier », il est urgent de mettre en œuvre un « Bouclier Énergie » pour protéger notre population de l’inflation des prix du carburant, du gaz et de l’électricité qui sont des besoins de la vie quotidienne.
Je rappelle qu’en 2022, députée du groupe LIOT (Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires), nous avions mené un combat acharné à l’Assemblé Nationale pour atténuer la forte inflation résultant des effets de la guerre déclenchée par la Russie en Ukraine et ainsi redonner du pouvoir d’achat aux Français et notamment aux Réunionnais !
J’avais ainsi demandé et obtenu la « remise carburant » (ristourne à la pompe de 25 cents par litre) en 2022. Un dispositif équivalent se justifierait de nouveau aujourd’hui sur notre île suite notamment à la guerre déclenchée au Moyen-Orient par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran.
J’invite ainsi les parlementaires réunionnais à se saisir de ma proposition de « Bouclier Énergie » pour la porter à Paris. Il serait également souhaitable que la Région Réunion qui perçoit la fiscalité sur les carburants, et dont les recettes vont augmenter significativement avec l’explosion des prix des carburants, rende ce surplus de recettes à la population réunionnaise en diminuant les taux de fiscalité applicables au gazole et au sans-plomb.
Il devient en effet nécessaire de plafonner les tarifs des carburants à la Réunion à un « juste prix », acceptable par Tous, en agissant par la baisse des taxes, sans toucher à la marge des gérants de station- service afin de préserver les emplois de pompistes. Plus que jamais les élus de La Réunion doivent agir pour préserver le pouvoir d’achat des Réunionnais ».
Giovanni Payet, président de La Voix Citoyenne : « La Réunion ne peut plus être la passagère clandestine d’un système qui s’effondre »
« Le blocage du détroit d’Ormuz et l’embrasement en Iran placent La Réunion face à une réalité brutale : notre modèle de société est un colosse aux pieds d’argile. L’énergie n’est pas un simple coût comptable, c’est le sang qui irrigue notre économie. Aujourd’hui, cette dépendance se lit sur nos routes, dans ces files ininterrompues de camions qui assurent la survie de nos supermarchés. Si le flux pétrolier s’arrête, c’est l’assiette des Réunionnais qui se vide.
L’histoire bégaie, l’inaction persiste
Les chocs pétroliers des années 1970, 2000 et la guerre en Ukraine en 2022 nous avaient pourtant avertis. Mais au lieu d’anticiper, nous avons persisté dans la dépendance. Ces crises ne sont pas des accidents isolés : elles sont les symptômes d’un monde fossile à bout de souffle qui continuera de nous frapper de plus en plus fort.
Une classe politique hors-sol
Face à l’urgence, le spectacle est affligeant. Pendant que les familles dionysiennes et réunionnaises comptent chaque centime à la pompe, nos élus semblent plus préoccupés par la course à la présidentielle de 2027 que par le sort de leur territoire. Je les appelle à cesser leurs postures électorales et à saisir immédiatement le Gouvernement pour exiger des mesures de sauvegarde exceptionnelles pour notre île.
Notre plan de combat pour La Réunion :
- Bouclier social immédiat : Utiliser les CCAS et les CIAS comme fers de lance pour protéger le pouvoir d’achat des plus fragiles via des aides d’urgence ciblées.
- Rupture avec le « Tout-Pétrole » : Nous devons imposer la sobriété énergétique (limitation de la climatisation, extinction de l’éclairage public inutile) et révolutionner nos déplacements : gratuité ou renforcement massif des transports en commun, défossilisation du transport routier, des déploiement express des pistes cyclables, covoiturage obligatoire pour les administrations et généralisation du télétravail.
- Souveraineté Énergétique et Durable : Il est impératif de massifier les énergies renouvelables locales (solaire, éolien, biomasse, géothermie) pour sortir de la mainmise des marchés mondiaux.
- Souveraineté Alimentaire et Organique : Nous devons accélérer la transition vers une agriculture biologique et régénératrice. Notre survie alimentaire ne peut plus dépendre d’engrais chimiques issus du pétrole et importés à prix d’or. Produire localement avec des ressources locales est une urgence de sécurité nationale.
- Stratégie Océan Indien : bâtir une alternative agricole régionale : La Réunion dépend à plus de 80 % des importations, dans un système logistique vulnérable, alors même que les complémentarités agricoles régionales restent sous-exploitées. Face à ce constat, nous devons changer d’échelle : structurer avec Madagascar, Maurice, les Comores et les Seychelles des filières agricoles intégrées, sécuriser des circuits courts régionaux et bâtir un marché alimentaire résilient.
La sécurité alimentaire ne se joue plus à l’échelle de l’île, mais de l’océan Indien. La Réunion doit en devenir un acteur pivot.La véritable souveraineté n’est pas un luxe, c’est une question de survie. Nous ne demandons pas l’aumône, nous exigeons le droit de construire une autonomie réelle pour ne plus subir les caprices de la géopolitique mondiale ».
























Du télétravail généralisé pour tous les postes où c’est possible. Diminution des embouteillages et moins de consommation de carburant. En plous, avec le volcan et les coulées de laves, certaines routes sont impraticables. Sinon, un confinement…
… Trop d indépendance au pétrole ….. Bientôt prise d Otage des stations services ….
… Trop d indépendance on pétrole ….. Bientôt prise d Otage des stations services ….
Il faillait bien trouver un moyen pour vendre des véhicules électriques. C’est une aubaine. Grosses hypocrisie derrière tout ça, taxer plus le carburant qui a été acheté depuis des mois. Un carburant qui vient de Singapour et non des pays du golfe. Les transporteurs s’en frottent les mains.
La vérité sur le pétrole :
Le petit territoire de Singapour ne possède aucune réserve de pétrole ou de gaz. Cependant, du fait de sa position géographique, Singapour occupe une place relativement importante sur la carte mondiale du pétrole en raison de son rôle de centre de raffinage : les trois grandes raffineries de l’État-Cité totalisent une capacité de 1.5 million de barils/jour. Deux tiers du pétrole brut importé par Singapour proviennent des Émirats Arabes Unis, du Qatar, de l’Arabie Saoudite, et du Koweit[1].
Je n’ai rien ressenti à mes habitudes : car je roule en voiture électrique et de plus j’ai des panneaux photovoltaïques , il y a 5 ans plus ou moins il y a un couillon sur ce forum qui se foutait de moi lorsque je disais que j’avais investi dans le solaire : je ne sais pas lequel de nous deux était dans le faux , surement pas moi !!!!!
Je demande l’ ouverture d’ une enquête préliminaire a savoir si des fonds de la Région État ont été utilisés au financement de la politique des candidats P.L.R. devant cette situation que nous devrions mesurer l’ impact de cette guerre depuis bien un moment, on n’ avait pas le droit à ce jeu. Merci
Vérité pour vérité : la Région peut, par le levier des taxes, diminuer le coût du litre de carburant. À condition d’en parler et de faire, au nom du coût de la vie ! C’est le moment.
Les Municipales ont été largement subventionnées par la Présidente (par le biais du PLR bras financier des neveux et nièces candidats )… Des fonds publics qui n’ont profité qu’à certains !
À quel moment les réunionnais électeurs – imposables, peuvent prétendre d’un retour juste de leurs impôts ?
» ALERTE : Le festival du gaspillage continue !
Après l’« Observatoire de la crise » de Roland Lescure, on apprend la création imminente d’un Haut Commissariat à la Résilience des Comités de Suivi.
Encore un machin inutile pour recycler les battus des élections, les cousins et les potes de promo.
Une armée de branleurs payés à faire des PowerPoint sur l’art de brasser du vent, tout ça avec VOS impôts
On crée des bureaux pour surveiller les bureaux qui surveillent la faillite. La France coule, mais le piston, lui, se porte à merveille. «
bientôt la greve des transporteur à la réunion