Le secteur de l’aide à la personne ne connaît pas la crise, surtout à La Réunion où la solidarité familiale reste le pilier du domicile. Immersion à la SESAP (Services et Soins À la Personne) lors de leur journée portes ouvertes aujourd’hui à Duparc : entre expertise technique, buffet détox et confidences.
À La Réunion, on ne place pas ses parents en structure au premier signe de fatigue. On les garde à la maison, près du cœur, mais pas forcément près des vertèbres. C’est là qu’intervient la SESAP. Sous la houlette de Mélica Ramin responsable de secteur passée de la banque au social par conviction, l’entreprise a ouvert ses portes pour montrer que s’occuper des autres ne s’improvise pas.

Pour cette première, la SESAP n’a pas fait les choses à moitié : accueil avec un petit-déjeuner, café, jus détox et corbeilles de fruits. Une ambiance « comme à la maison » pour mettre à l’aise les bénéficiaires venus témoigner. Car si la technique est indispensable, c’est le lien humain qui prime.

« Elle fait bien son travail, elle parle avec moi… ça me distrait un petit peu », confie Marie-Josée, entre deux confidences sur son parcours de santé. Pour elle, l’intervenante est bien plus qu’une aide ménagère : c’est une bouffée d’oxygène.
On a souvent l’image de l’aide à domicile qui s’use la santé. À la SESAP, on préfère l’image de l’intervenant « équipé ». La structure a investi dans un kit de manutention qui ferait pâlir d’envie un accessoiriste de film d’action :
Draps de glisse et disques de rotation pour des transferts tout en douceur.
Ceintures de redressement pour éviter que le dos de l’intervenant ne dise « stop » avant celui du patient.
Formation obligatoire pour tout le monde. Soulever un gramoune, c’est une science, pas un concours de force.

De Sainte-Rose à Saint-Paul, en passant par Salazie, la SESAP déploie une armée de 100 salariés diplômés. Leur mission ? Accompagner 350 bénéficiaires : personnes âgées, enfants porteurs de handicap ou actifs en quête d’un simple service de confort.
Comme le souligne Anna Ginette, ravie du « bon coup de main » pour ses jambes fatiguées : à la SESAP, on s’occupe de tout, du ménage aux démarches administratives, pour que le maintien à domicile reste un plaisir, pas un fardeau.

La grande surprise ? La salle Snoezelen. Un espace de relaxation sensorielle (musique, lumières, parfums) pour apaiser les patients Alzheimer ou les personnes stressées. Une bulle de calme dans un monde qui va souvent trop vite.
Au détour d’une porte, on tombe sur une salle chargée d’histoire : une exposition photo retraçant la journée mémorable organisée l’année dernière à Salazie. Sur les clichés, on voit les sourires, les moments de partage et les démonstrations de matériel dans le cirque.
« On a mis un pied à Salazie parce qu’il y a beaucoup de personnes isolées là-bas. Ce sont de belles rencontres, des histoires enrichissantes pour nos intervenants », explique Mélica Ramin.
Ce mur de photos rappelle que la SESAP ne se contente pas de « faire des heures », elle crée des souvenirs.
Le métier est en tension, la population vieillit, et les besoins explosent. Mais au-delà des chiffres, ce que l’on retient de cette journée, c’est que même si le travail n’est pas « fini » parce qu’on a pris le temps de discuter avec une mamie, ce n’est pas grave. L’essentiel est ailleurs : dans la présence.
















malheureusement le département les personnes bénéficie de lapa bénéficie d’une heure de temps zot peut di a moins comment le sessap peut attribuer 1htemps pour le ménage koi en ci peut temps quel ménage on pourra faire avec si peu de temps le sessap doit réguler ses Heures o lieu de jetter l’argent car c’est le département qui vous finance
Bravo c’est pas l’EPAD heureusement