Julien Hoarau, citoyen engagé : « Nous traversons une période de crise »

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.Julien Hoarau a été directeur de cabinet de Nassimah Dindar, ancienne présidente du Département, puis directeur de cabinet de feu Michel Fontaine, président de la Civis. Aujourd’hui, exploitant agricole, il réagit en tant que « citoyen engagé » et a lancé une pétition contre la hausse du prix des carburants; Une pétition qui a déjà recueilli plus de 1 500 signatures en quelques jours. Voici ci-dessous son communiqué :
« Une crise internationale, une guerre qui pèse sur les prix, une vie quotidienne qui devient chaque mois un peu plus chère. À La Réunion, cette réalité est encore plus dure. Le coût de la vie augmente, les déplacements coûtent plus cher, et le pouvoir d’achat recule.
Le déclassement et l’appauvrissement des Réunionnais ne sont plus des ressentis. Ils sont une réalité. Chaque hausse de prix, et en particulier celle des carburants, pèse directement sur celles et ceux qui travaillent, qui se déplacent et qui font vivre l’économie de l’île.
Moins de déplacements, moins de consommation, moins d’activité. Des entreprises fragilisées, moins d’embauches, et une valeur du travail qui s’érode.

« Toute l’économie réunionnaise est concernée »

Dans ce contexte, l’État a commencé à agir. Mais ces mesures restent limitées, ciblées, et encore insuffisantes au regard de la situation. Pendant ce temps, la hausse des carburants entre mars et avril produit un effet mécanique : les recettes fiscales augmentent pour les collectivités, via la TSCC, l’octroi de mer et l’ensemble des taxes liées. Et cet effet est payé directement par les Réunionnais.
Face à cela, les collectivités locales disposent de leviers concrets et immédiats. La Région est la clé. C’est elle qui dispose du principal levier à travers la fiscalité sur les carburants.
Mais l’ensemble des collectivités peut agir. L’objectif est simple : neutraliser et réduire la hausse intervenue entre mars et avril, pour revenir au niveau de prix de mars. Cela ne consiste pas à diminuer les recettes habituelles, mais simplement à ne pas capter un surplus lié à la crise.
À l’échelle des budgets publics cumulés des collectivités, qui représentent plusieurs milliards d’euros issus de l’argent de tous les Réunionnais, l’effort demandé reste marginal. Ce qui est une goutte d’eau pour les finances publiques est une respiration indispensable pour la population.
En moins d’une semaine, plus de 1300 Réunionnais ont déjà signé une pétition en ce sens. Cela montre une attente claire. Pour y répondre, une mesure simple peut être mise en œuvre : ne pas appliquer les hausses de taxes sur les carburants par rapport aux prix d’avant la crise, qu’elles viennent de la Région, de l’État ou des autres collectivités.
Concrètement, cela permettrait de maintenir les recettes habituelles dans les budgets publics, tout en évitant de faire payer aux Réunionnais les effets de la crise. C’est une mesure temporaire, le temps que la situation se stabilise. Mais elle aurait un effet immédiat : préserver le pouvoir d’achat des familles et soutenir l’ensemble de l’économie réunionnaise.
Nous lançons un appel solennel à la Région, au Département, aux 24 maires et aux présidents d’intercommunalité : prenez les bonnes décisions, agissez, et faites cet effort pour la population réunionnaise.
Signez la pétition :
Aujourd’hui, la question n’est pas de savoir si l’on peut agir. La question est de savoir si l’on choisit de le faire ».

Yves Mont-Rouge

[email protected]
Téléphone : 0692 85 39 64

11 Commentaires

  1. Je veux pas être méchant mais comment un mec qui touché plus de 10 000 euros par mois au département sur de nombreuses années peur crier que la vie est chère et ressentir ce que le peuple subit . qu’a t il apporté à la réunion avec ses amis hauts placés à paris ?

    • C’est toujours intéressant de voir comment, dès qu’une personne prend la parole sur un sujet qui touche directement les Réunionnais, ici la vie chère et le prix des carburants, on préfère l’attaquer personnellement (avec des détails persos que vous étalez sans raison, sur la place publique) plutôt que de répondre sur le fond, voir même…. Je tente un gros mot… « être solidaire » simplement dans son qui est notre combat quotidien. Pourquoi vouloir casser ce monsieur qui (ré)agi simplement ?

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