C’est une histoire aussi complexe que douloureuse, sur laquelle la justice a été appelée à statuer suite à une assignation formulée par la mère de la victime contre ses deux petites filles. Le 31 mars dernier, un peu avant 22 heures, Jean-Alain P., 55 ans, décide de mettre fin à ses jours dans la maison située ruelle Palanicaoudin à Saint-André.
Depuis le décès de son épouse, survenu le 9 septembre 2024, Jean-Alain P. connu pour être un bosseur, agent de sécurité de profession et « béqueur de clés » à ses heures perdues, a sombré, selon sa fille Anne Laure, dans une tristesse si grande qu’il n’a jamais pu remonter la pente. Il se serait alors réfugié dans l’alcool. Anne Laure est la fille cadette de Jean-Alain; Elle a 24 ans. Elle vivait dans la maison avec son père. Sa sœur aînée Shana, 30 ans, vit à Saint-Denis.
Le 22 mars dernier, Anne Laure n’en peut plus de ne pouvoir raisonner son papa qui, de jour en jour, se laisse aller. « Il y a des matins, je ne pouvais même plus aller travailler tant les nuits étaient compliquées avec papa qui buvait de plus en plus et se montrait même violent ». Elle ira jusqu’à déposer une main courante auprès des policiers; Laquelle main courante se transformera ensuite en plainte « non pas pour l’accabler, mais pour l’aider à se reprendre en main, en lui faisant comprendre qu’il était sous surveillance dorénavant et qu’il arrête de boire et d’être violent »
Anne Laure lui demande d’accepter de se faire soigner face au problème de l’alcoolisme. En vain. Elle décide alors de quitter le domicile familial et elle est accueillie par sa tatie, la sœur de sa maman, à Ravine-Creuse. « J’ai dit à mon papa que tant qu’il n’acceptera pas de se faire soigner, je ne reviendrai pas à la maison. Je voulais absolument qu’il accepte les soins et qu’il puisse se ressaisir afin de retrouver une vie normale… Depuis la mort de maman, il avait déjà fait trois tentatives de suicide. Je me suis dit qu’en quittant la maison, ça va lui mettre une pression affective pour qu’il prenne réellement conscience de la gravité de la situation dans laquelle il s’enfonçait de jour en jour ».
« Nous ne demandons rien d’autre qu’un lieu neutre : un centre funéraire, un espace public, pour les funérailles de notre papa »
Son père lui avait envoyé plusieurs SMS (jusqu’à 171) pour qu’elle revienne à la maison mais Anne Laure maintenait volontairement « la pression » pour qu’il aille se faire soigner. Le 30 mars, elle est appelée par les voisins de son papa. Elle alerte les sapeurs-pompiers qui se rendent sur place. La tatie de sa grand-mère paternelle se rend également à la ruelle Palanicaoudin. Cette dernière signe une décharge en assurant prendre en charge Jean-Alain.
Le 31 mars, un peu avant 22 heures, Jean-Alain tente de se donner la mort par pendaison. Il est pris en charge par le secours et est hospitalisé « en Réa » au CHU de Saint-Denis. Le 10 avril, le corps médical est unanime : Jean-Alain ne se réveillera plus. Son décès est officiellement constaté le 13 avril. Mais « nous avons appris plus tard que depuis le 8 avril notre grand-mère paternelle avait commencé à préparer un dossier en vue d’une assignation en justice afin de récupérer la dépouille de notre papa », explique Anne Laure.
Elle poursuit : « notre père est décédé le 13 avril à l’hôpital; Le 14 avril, avec ma sœur Shana, nous sommes convoquées pour 14 heures au tribunal judiciaire de Champ-Fleuri à Saint-Denis dans le cadre d’une audience, avec face à nous, notre grand-mère paternelle, assistée de son avocate Me Flora Paravéman. Nous, on avait pas d’avocat puisqu’on a été prévenues à 11 heures pour une audience à 14 heures et, en raison de la grève des avocats, nous n’avons pas pu nous faire assister par un conseil juridique ».
Anne Laure et Shana ont expliqué face à la présidente du tribunal que son papa, via un courrier rédigé le 12 octobre 2024 ne voulait « surtout pas que son corps soit remis à sa mère, à Bagatelle » mais que ses obsèques soient organisées par ses deux filles, « c’est-à-dire Shana et moi-même. Il ne voulait pas non plus des rites hindous; Il voulait passer à l’église et être enterré avec notre maman, dans la même concession ».
Mais au tribunal, la grand-mère a produit un autre courrier non daté avec des écrits rajoutés, un courrier brouillon dans lequel Jean-Alain reprochait à Anne Laure de « l’avoir abandonné ». Le tribunal a tranché en faveur de la mère de Jean-Alain. Dans son verdict rendu le 15 avril à 14 heures, il donne l’autorisation à la grand-mère paternelle d’organiser les obsèques de Jean-Alain, d’interdire à trois familles proches de la victime d’assister aux obsèques, autorise Anne Laure et sa sœur Shana de participer aux funérailles de leur père (!), désigne la sœur de la grand-mère paternelle des deux filles pour faire le lien entre elles et la mère de Jean-Alain et « assurer la sérénité des funérailles, sans qu’il soit besoin de recourir aux forces de l’ordre ». Le tribunal ordonne l’inhumation de Jean Alain dans la même concession que son épouse.
Mais les deux filles de Jean-Alain ne parlent pas à leur grand-mère paternelle et Anne Laure soutient « que nous ne serons pas les bienvenues à son domicile et ne pourrons assister dans des conditions apaisées à la veillée de notre papa ». Aussi, elles auraient souhaité une décision de justice « plus neutre », à savoir l’organisation des funérailles de leur papa dans un centre funéraire, « un espace public ou tout un chacun puisse venir lui rendre un dernier hommage ».
Raison pour laquelle, les deux sœurs ont fait un recours en appel de la décision prise par le tribunal judiciaire le 15 avril. Elles attendent la décision de la cour d’appel. En attendant, Anne Laure a publié ce jeudi 16 avril une pétition en ligne qui a déjà recueilli près de 200 signatures.
Anne-Laure : « Notre père est décédé le 13 avril mais sa mère préparait une assignation en justice contre nous depuis le 8 avril »
« Nous sommes deux sœurs, devenue orpheline depuis lundi 13 avril 2026. Nous avons perdu notre mère en septembre 2024, notre père ce lundi.
Étant fille du défunt nous avons tout les droit sur le corps de notre père, mon père ayant fait un écrit disant ces volontés. (Domicile des funérailles, messe catholique, enterrement dans la même concession que notre défunte mère et petite sœur,…).
Sa mère n’ayant pas fréquentée notre père, elle nous a assigné en justice, pour récupérer le corps de notre père, malgré nos différents témoignages et écrits pour les funérailles de mon père la justice a remis le corps à sa mère ceux qui occasionne une injustice envers nous. Nous réclamons le corps de notre père afin de commencer ces funérailles et faire notre deuil. Cette situation entraîne :
Une douleur plus intense, depuis lundi mon père est dans la morgue seul et nous dans le chagrin. Tant dis que sa mère préparait l’assignation contre nous depuis le 08 avril, alors que nous ces filles étaient au chevet de notre père et dormais à l’hôpital. MON PÈRE EST DÉCÉDÉ LE 13 avril ET NON LE 08 avril.
Nous demandons : Que justice soit faite, pour les dernières volontés de notre père (article 431-21-1 du code pénal français), que nous ces filles puisse faire ses obsèques comme il le voulait.
Appel : Nous demandons une action rapide afin de remédier à cette situation. En signant cette pétition, nous soutenons cette demande et souhaitons qu’elle soit prise en compte dans les plus brefs délais ».
Réaction de la grand-mère paternelle : « il convient de faire preuve de respect et de sincérité »
La grand-mère paternelle a réagi aux propos tenus par une de ses petites filles afin « d’apporter une précision quant à cette affaire dramatique qui aurait dû rester privée : Qu’à la suite d’un nouveau testament, dont certaines parties ont été publiées sur Facebook au mépris du respect de la mémoire du défunt et surtout de manière à dénaturer le fond du testament, il était impératif de respecter le souhait du défunt de partir sans la présence de personnes qui ont précipité son départ.
Le jugement précise les circonstances du départ et le rôle de sa fille cadette ainsi que des manipulations diverses qu’il a subies. En tout état de cause, le Conseil de la grand-mère avait sollicité un lieu neutre et notamment un centre funéraire. Ce qui a été refusé dans le jugement pour assurer la dernière volonté du défunt concernant la présence des personnes qui ont provoqué sa décision de partir.
Il a été demandé que les filles soient présentes EN TOUT ETAT DE CAUSE lors des funérailles et qu’elles participent activement aux funérailles.
La polémique actuelle vient dénaturer la décision du juge, la volonté du défunt ainsi que les intentions de la grand-mère. Sans pour autant manquer de respect au défunt et sa famille, il est mensonger d’indiquer que la grand-mère a fait bloquer le corps et empêche l’inhumation. Les filles sont parfaitement au courant que c’est à cause de l’enquête pénale que le corps a dû être examiné dans les jours suivants son décès.
La grand-mère des filles du défunt insiste sur le fait que ses deux petites-filles devraient être présentes lors des funérailles.
Il est faux de continuer à écrire le contraire sur l’ensemble des réseaux pour attiser la haine et la pitié des gens. Ce moment est difficile pour toute la famille, personne ne remet en cause la douleur des enfants. Il convient aujourd’hui de faire preuve de respect et de sincérité ».















WALLY S EST TROMPÉ DE COMMENTAIRE CAR DOMINIQUE DE VILLEPIN C EST PLUS HAUT POUR LA PRÉSIDENTIELLE 2027.
Déjà, le tribunal n’aurait pas dû statuer dans ces conditions aussi litigieuses, les filles sont tombées dans un piège tendu par la grand-mère, qui d’après à ce que je comprends s’entretenait pas de relation ou de bonnes relations avec son fils.
Peut-être qu’elle était contre le mariage avec la mère des enfants et qu’elle en a profité de l’occasion pour se venger.
Je comprends qu’elle ait pris les devants, mais ce procès n’a pas été fait dans les conditions équitables.
Le juge est-il complice de la grand-mère, l’avocate a-t-elle profité d’un effet de surprise,
Si mi lire bien, la fille l’été manipulée et la pousse son papa au suicide?
Oté bana bataille pou le mort !!!
Dépêche trouve un solution li la besoin repose en paix !!!
C’est strictement faux, le centre funéraire a été refusé parce qu’elle voulait faire les rites hindous, tout en sachant que le défunt voulait faire une messe catholique et être dans la concession avec sa défunte femme et petite fille. J’aimerais appuyer sur les fait que le document qu’elle a en sa possession et un document falsifié ce n’est pas l’écriture de mon père ni sa signature.
Concernant devillepin.il a ete premier ministre de chirac.
Il a créé le cpe. Et la grève
Il a échoué
Il aurait du réussir sous chirac. Cest sarkosy qui a gagné comme successeur de chirac. A 72 ans prends la retraite.
Laisse quelqu’un plus jeune et dynamique. Merci arrete .va aider sa famille politique. Tiens pourquoi pas Bertrand.
Wally que vient faire Dominique de Villepin, dans ce sujet : vous ne pouvez pas sauter du Coq à l’âne ainsi .