Ce 14 juillet, pendant que les feux d’artifice éclataient un peu partout, c’est une autre étincelle qui a brillé à La Réunion. Marie-Jo Lo Thong, la directrice des Affaires culturelles, a reçu la Légion d’honneur. Une ligne de plus sur un CV déjà bien rempli ? Loin de là. Pour elle, cette distinction a le goût vibrant de la fierté partagée et le parfum incomparable de son île.
Une collection impressionnante (mais un ego resté au placard)
Soyons honnêtes : le tableau de chasse impressionne. Chevalier de l’Ordre national du Mérite, décorée de l’Ordre des Arts et des Lettres, citée dans l’Ordre des Lettres… Si Marie-Jo Lo Thong décidait de porter toutes ses médailles en même temps, il lui faudrait probablement un gilet pare-balles renforcé juste pour soutenir le poids du métal.
Pourtant, la directrice des Affaires culturelles ne court pas après les pièces de collection. Quand le ruban rouge de la Légion d’honneur lui a été remis en ce jour de fête nationale, ce n’est pas le prestige personnel qu’elle a célébré, mais bien une immense déclaration d’amour à son territoire.

De la ravine de Saint-Paul aux sommets de la Culture
Cette médaille, elle ne la garde pas pour elle. Elle la dédie immédiatement aux enfants de Saint-Paul, sa ville natale, aux artistes péi, et à tous les Réunionnais.
« Ce n’est pas la victoire d’une seule personne, c’est une célébration collective. »
Marie-Jo Lo Thong, c’est un savant mélange de professionnalisme en béton armé et d’« intelligence du cœur ». Une amoureuse inconditionnelle des mots, des livres, du bruit des ravines, de la musique et des créateurs de tous horizons. Son moteur ? L’humain, la spiritualité et cette envie viscérale de tendre la main plutôt que de la tendre pour recevoir.

Rendre le monde (et les Outre-mer) un peu plus doux
Derrière le protocole et les grands discours, le message de Marie-Jo Lo Thong reste d’une simplicité désarmante : faire de la culture un levier pour bâtir une société plus juste, plus heureuse et résolument plus humaine.
Son secret ? La persévérance, l’apprentissage continu et une capacité tenace à croire en ses rêves, même quand la météo sociale ou administrative tourne à l’orage. En accompagnant les autres avec enthousiasme et solidarité, elle prouve qu’on peut avoir le bras chargé de médailles tout en gardant les deux pieds bien ancrés dans la terre réunionnaise.

Une distinction méritée, certes, mais surtout une belle dose d’espoir pour la création et le monde culturel créole. Chapeau bas !













