À La Réunion, le mois d’avril est synonyme de renouveau. Alors que la saison des pluies s’estompe, la communauté tamoule se prépare à accueillir le Puthandu : le Nouvel An Tamoul. Plus qu’une simple fête religieuse, cet événement est devenu, au fil des décennies, un pilier du calendrier culturel réunionnais, célébré bien au-delà de la communauté tamoule. Cette année, c’est à partir du mardi 14 que les festivités débuteront.
Un programme riche aux quatre coins de l’île.
Si les communes du Nord et de l’Est sont historiquement liées à cette fête, Saint-Leu s’impose en 2026 comme une étape incontournable. La ville balnéaire propose une programmation riche, mettant l’accent sur la transmission :
Ateliers de Kolam : Ces dessins géométriques réalisés au sol avec de la poudre de riz pour accueillir les énergies positives.
Spectacles de Nadeswaram et Thavil : Ces instruments traditionnels dont les sons puissants résonneront sur le front de mer de Saint-Leu, rappelant les échos des temples du Tamil Nadu.
D’autres communes comme Sainte-Suzanne, Bras-Panon ou Saint-Paul prolongeront la magie jusqu’au 19 avril avec des défilés de chars et les célèbres Holi Party, où les poudres colorées effaceront, le temps d’un après-midi, toutes les barrières sociales.
L’édition 2026 confirme une tendance forte : la réappropriation des traditions par la jeune génération. Qu’il s’agisse des écoles de danse indienne qui font salle comble ou des ateliers de calligraphie tamoule, le Nouvel An est l’occasion pour la jeunesse réunionnaise de revendiquer une identité plurielle car ces célébrations sont une porte ouverte sur l’Inde millénaire, tout en restant profondément ancrées dans le sol réunionnais.














