Saint-Benoît : « Nou lé pas plis, nou lé pas moin. Respecte a nou », lance Patrice Selly

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Dans un communiqué, le maire Patrice Selly a déclaré : « Lors du dernier conseil municipal, j’ai rappelé des faits précis sur les décisions et les revirements de la Région concernant Saint‑Benoît, et je veux aujourd’hui les remettre clairement sur la table.

S’agissant de Beauvallon, il est faux de prétendre que les aménagements prévus contreviennent au SAR de 2011, dès lors que ce règlement autorise clairement la consommation de 5% du foncier du PAVR pour des commerces et des services.

La commune s’appuie sur une analyse juridique solide et tient à la disposition de la Région la note détaillée qui lui a déjà été transmise il y a trois ans, au cas où elle l’aurait égarée.

S’agissant du TCSP et du boulevard urbain, il s’agit de travaux structurants en termes de mobilité et de déplacement, attendus depuis des décennies, servant à l’ensemble des automobilistes réunionnais et financés par des fonds européens dont la Région n’est pas propriétaire, mais simplement gestionnaire.

S’agissant de l’IRTS , depuis un courrier de la Présidente de Région en 2024 confirmant le maintien de l’IRTS à Saint‑Benoît et la construction d’un nouveau campus sur le secteur de Beauvallon, plus aucune suite n’a été donnée à ce projet.

Enfin, s’agissant de l’adduction, la CIREST a préféré se tourner vers d’autres cofinancements, notamment ceux de l’Office de l’eau, le coût du mètre linéaire de canalisation y étant mieux financé que par le Feder via la Région : il s’agit purement et simplement d’une utilisation optimisée des fonds publics.

La vérité, c’est que notre commune a besoin d’actes, pas de communiqués, notamment quand il s’agit de tenir des engagements financiers pour nos équipements de proximité et nos quartiers populaires.

Quand la Région retire, retarde ou bloque des projets structurants par des avis défavorables, ce sont nos écoles, nos routes, nos zones d’activité, nos associations, notre jeunesse qui en paient le prix.

Je ne laisserai personne faire passer la défense des intérêts de Saint‑Benoît pour une polémique personnelle ou pour un malentendu institutionnel.

Mon seul camp, c’est celui des habitants, pas celui des appareils politiques ou des jeux d’alliances.

La Région a des moyens considérables ; notre commune, elle, a des besoins urgents et légitimes, que chacun a pu mesurer au moment du vote du budget 2026.

Je tends à nouveau la main pour un partenariat transparent et respectueux, fondé sur des engagements écrits, tenus et vérifiables.

Mais Saint‑Benoît n’accepte plus, depuis 2020, de se contenter des belles incantations qui lui sont adressées ni des miettes qu’on veut bien lui laisser.

Et je n’accepterai jamais que l’on parle à la place de Saint‑Benoît, ni que l’on minimise les difficultés que nous affrontons chaque jour sur le terrain, aux côtés des Bénédictines et des Bénédictins. »

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