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ZAC 2000 : Plus de 2 tonnes de déchets (et un cadavre de cabri) extraits de l’enfer vert du Port (Photos-Vidéos)

3 min de lecture
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Ce matin, au fond de la rue Antonin Artaud et dans la Z.A.E. 2000 du Port, l’ambiance oscillait entre le festival éco-citoyen et le film d’horreur environnemental. À l’origine de cette secousse locale : Nono et son binôme, les visages du compte Instagram Hugo et Nono Voyages. Après avoir nettoyé la métropole (5 tonnes de déchets) et la Corse (3,5 tonnes), le duo a posé ses valises à La Réunion pour poursuivre son tour des îles françaises. Le bilan local donne déjà le vertige : plus de 2 tonnes ramassées.

Un inventaire à la Prévert version « fin du monde »

Repéré quelques semaines plus tôt lors d’un repérage d’une heure et demie qui avait déjà annoncé la couleur, le site de la ZAC 2000 s’est révélé être un véritable sanctuaire de l’incivisme. Dissimulé dans les buissons, le tableau clinique de la zone a de quoi couper l’appétit : des pneus en pagaille, des batteries hautement toxiques, des carcasses de voitures, des seringues usagées, un os de bœuf et, clou du spectacle macabre, un cadavre de cabri.

« On est loin du cliché de la carte postale », confient les organisateurs, dont le déclic écologique est né en Thaïlande face au contraste saisissant entre les plages idylliques et les marées de plastique.

Financés par leurs contrats saisonniers dans la restauration et le soutien de leur communauté, les deux influenceurs utilisent les réseaux sociaux comme un levier d’action concret, bien loin des filtres et du divertissement futile.

Une mobilisation exemplaire mais un constat alarmant

De 9h à midi, une trentaine de bénévoles de tous âges, des gramounes aux enfants en bas âge, ont répondu à l’appel. L’accueil se voulait chaleureux et irréprochable : 400 viennoiseries offertes par la boulangerie Saint-Jean, café, jus, le tout encadré par des consignes de sécurité strictes (gants, sacs fournis et interdiction formelle pour les plus jeunes de toucher aux aiguilles). Dans une démarche cohérente, les verres jetables ont été bannis au profit d’Eco-Cups.

Pourtant, malgré les gants fournis et la prévention, le terrain a rappelé à quel point ces décharges sauvages sont hostiles : un bénévole s’est d’ailleurs blessé au cours du ramassage, illustrant le danger réel de ces opérations face à des déchets tranchants ou instables.

Le volume de déchets extrait en seulement trois heures a provoqué un véritable choc visuel et émotionnel chez les participants. La présence massive de bouteilles en verre et de pneus, des matériaux pourtant recyclables, consignables ou réutilisables, illustre une faillite flagrante des comportements individuels.

Vers une réponse politique et judiciaire ?

Face à ce désordre qualifié d’« ingérable » et de « jamais vu », les déchets ont été regroupés sur zone. Le volume est tel qu’il a largement dépassé les prévisions initiales. Grâce à une intervention du Territoire de l’Ouest, une prise en charge logistique est annoncée pour le début de la semaine prochaine afin d’évacuer définitivement ces tonnes de détritus.

Mais pour les organisateurs et les associations partenaires comme Projet Rescue Océan, le ramassage ne suffit plus. Ce fléau, qui dure depuis des années, menace directement la biodiversité réunionnaise, ses plantes endémiques et sa faune. Le mécanisme est connu mais implacable : les déchets abandonnés finissent par descendre dans les ravines, polluent l’océan, intègrent la chaîne alimentaire via les poissons pour finir… dans nos assiettes. Un juste retour des choses, l’humour noir en moins.

Pour endiguer cette crise, l’appel à une surveillance stricte est désormais lancé : « installation de caméras de chasse, traque des professionnels ou particuliers responsables des dépôts sauvages, saisies immédiates des véhicules et blocages des comptes bancaires. »

Hugo et Nono poursuivent leur mission à La Réunion pendant encore un mois avant de s’envoler pour la Guadeloupe et la Martinique. Leur message reste universel : la planète n’est pas une poubelle, et chaque geste compte avant que la nature ne rende définitivement les armes.

2 Commentaires

  1. SI YAVAIT MOINS DE COCHONS QUI SE FOUTENT DE JETER LEURS ORDURES,LEURS MERDES PARTOUT ON EN SERAIT PAS LA
    ET POURQUOI LRS RÉUNIONNAIS Y PREND PAS L’INITIATIVE DE NETTOYER AUSSI?
    COMME ZOT Y DIT LE ZOREIL N’AURAIT PAS ETE LA ENTRAIN DE NETTOYER QUOI!
    ET CEST MOUNES D’OÙ Y JETTENT CES MERDES ?

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