/

Présidentielle 2027 : la course à l’Elysée a déjà démarré

3 min de lecture
3

En métropole surtout ! Pas vraiment à la Réunion, où toutes les attentions se focalisent plutôt sur les régionales et les départementales de 2028. Sans oublier également les législatives de 2027 qui auront lieu juste après la présidentielle. En sachant que le scrutin présidentiel pourrait influer sur les résultats des autres scrutins cités précédemment. Par ailleurs, les élus locaux ont également un œil sur certaines communes qui sont en attente d’une décision du TA (voir du Conseil d’Etat en cas d’appel) concernant les recours déposés à l’issue des dernières élections municipales.

Dans l’hexagone, l’élection présidentielle de 2027, prévue au printemps, s’annonce déjà comme l’une des plus ouvertes de la Ve République. Le président sortant, Emmanuel Macron, ne pouvant se représenter après deux mandats consécutifs, la compétition pour lui succéder est particulièrement intense, dans un paysage politique fragmenté et en recomposition.

Des candidatures déjà officialisées

À plus d’un an du scrutin, plusieurs personnalités ont déjà franchi le pas en annonçant leur candidature. Parmi les figures majeures, Édouard Philippe, ancien Premier ministre et fondateur du parti Horizons, a officialisé sa volonté de se présenter dès 2025. Il apparaît comme l’un des favoris du bloc central, héritier partiel du macronisme. L’un  des secrétaires nationaux de son parti était en visite, il y a une semaine, à la Réunion.

À droite, Bruno Retailleau, désigné par Les Républicains, s’est également lancé dans la course, avec une ligne conservatrice assumée sur les questions d’autorité et d’immigration. Il était venu donner un coup de main à Cyrille Melchior à Saint-Paul ainsi qu’à René-Paul Victoria à Saint-Denis, lors des municipales de mars dernier.

D’autres candidatures se structurent autour de partis ou de dynamiques militantes : David Lisnard, issu de la droite libérale; François Ruffin, engagé dans une primaire à gauche et Marine Tondelier, pour les écologistes, également candidate à une éventuelle primaire de la gauche.

Ces premières déclarations témoignent d’une forte mobilisation politique en amont, avec déjà un nombre de prétendants supérieur à celui observé à la même période en 2022.

Une multitude de candidatures potentielles

Au-delà des candidats officiellement déclarés, une large liste de personnalités entretient le flou sur leurs intentions. Au centre, la succession d’Emmanuel Macron attise les ambitions : Gabriel Attal, figure montante du macronisme ou encore Gérald Darmanin (l’actuel Premier ministre), qui développe une ligne plus droitière,

Du côté de la droite et de l’extrême droite le paysage reste incertain : Marine Le Pen demeure la candidate naturelle du Rassemblement national, sous réserve de décisions judiciaires; Jordan Bardella pourrait la remplacer en cas d’inéligibilité. Sans compter que des figures comme Michel Barnier ou d’autres responsables de droite pourraient aussi se positionner.

La gauche, pour sa part, est toujours en quête d’unité. Le principal enjeu réside dans la capacité à présenter une candidature commune. Il y a Jean-Luc Mélenchon, le patron de La France Insoumises (LFI), qui a déjà été candidat à trois reprises. Sans oublier François Hollande ou Bernard Cazeneuve, qui pourraient incarner une ligne socialiste. D’autres noms circulent comme ceux de Yannick Jadot, Sandrine Rousseau ou encore Fabien RousselUne primaire de la gauche est envisagée, mais les divisions idéologiques rendent son issue incertaine.

Mais comme souvent en France, des profils plus inattendus pourraient émerger telles que des personnalités issues de la société civile, des chefs d’entreprise ou encore des figures médiatiques ou sportives.

À ce stade, aucun scénario ne s’impose clairement. Trois éléments majeurs devraient structurer la campagne : la recomposition politique, c’est-à-dire la disparition du clivage traditionnel gauche-droite au profit de blocs concurrents (centre, droite, extrême droite, gauche éclatée); les primaires et alliances, particulièrement à gauche et au centre, où l’unité reste incertaine. Et le contexte national et européen, qui est  marqué par les tensions économiques, sécuritaires et géopolitiques.

La présidentielle de 2027 se caractérise par une profusion de candidatures et une grande incertitude. Si quelques figures ont déjà officialisé leur ambition, une large part du casting reste encore à déterminer. Entre stratégies partisanes, rivalités internes et événements imprévus, la course à l’Élysée est loin d’être figée et pourrait encore réserver de nombreuses surprises.

Yves Mont-Rouge

[email protected]
Téléphone : 0692 85 39 64

3 Commentaires

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Article précédent

Le CHOR transforme l’entrée des urgences avec des fresques inspirées de la culture réunionnaise

Article suivant

Transport aérien : la compagnie indienne IndiGo inaugure sa liaison entre Chennai et La Réunion

Free Dom