Stéphane atteint de spondylarthropathie ankylosante : de la lumière de La Réunion à l’isolement de la maladie à Toulouse

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C’est l’histoire d’une trajectoire brisée par la douleur, mais surtout par le regard des autres. Celle d’un homme qui, après avoir passé trente ans dans la lumière à La Réunion, a été condamné par la maladie à l’ombre et à l’isolement. Cet homme, c’est Stéphane Gougache. Son parcours est unique, mais sa souffrance est celle de millions de personnes atteintes de maladies rares, lourdes et invisibles.

De la lumière de La Réunion à la solitude de Toulouse

À La Réunion, Stéphane était un visage connu, un homme respecté. Chef de réseau chez Itinéris puis Directeur des grands comptes, il gérait les relations avec les institutions et les plus grands groupes économiques de l’île. Depuis 1995, son corps devait déjà composer avec les assauts d’une maladie chronique et invalidante : la spondylarthropathie ankylosante. Pourtant, sur son île, Stéphane marchait courbé, mais il marchait debout dans le regard des autres. On connaissait l’homme, on respectait son travail, on ne le jugeait pas.

Aujourd’hui, à 52 ans, Stéphane vit à Toulouse. Et le paysage n’est plus le même. À sa maladie initiale s’est ajouté un combat féroce contre le cancer. Mais la double peine est ailleurs : elle est sociale. Dans les rues de la ville rose, le regard bienveillant a laissé place au jugement hâtif, aux murmures, aux yeux qui se détournent ou qui fixent avec insistance.

Face à cette hostilité invisible mais omniprésente, Stéphane a fait un choix terrible, mais devenu vital : celui de s’enfermer chez lui pour se protéger. L’ancien cadre dynamique est devenu un reclus.

La double peine : Brisé dans sa chair, exclu par la société

Le cas de Stéphane soulève une question sociétale majeure : comment notre société traite-t-elle ses malades ? Pour Stéphane, le coût de la maladie est immense. Au-delà des traitements, il y a la déchirure intime, celle d’un père séparé de ses enfants, Victor, 17 ans, et Ava, 11 ans, qu’il ne peut plus voir depuis deux ans à cause de la dégradation de son état de santé.

Heureusement, le lien familial tient bon grâce au soutien de son frère Bernard, qui vient de temps en temps lui rendre visite. Mais l’amour à distance ne peut pas guérir la violence de l’indifférence locale.

La spondylarthropathie ankylosante, la polyarthrite rhumatoïde, la maladie de Crohn, la maladie de Charcot ou le cancer de la vessie… Derrière ces termes médicaux se cachent des millions de vies suspendues. Des malades qui doivent mener de front deux guerres : celle des cellules et celle des préjugés.

Sortir les maladies invisibles de l’angle mort

Vivre avec une maladie rare ou invisible, c’est subir un procès d’intention permanent. Parce que la souffrance ne se voit pas toujours au premier coup d’œil, elle est minimisée, ignorée, ou pire, suspectée.

Il est urgent de bousculer les consciences et de sortir ces pathologies de l’angle mort des politiques de santé publique. Nous ne pouvons plus accepter que l’espace public devienne un lieu d’exclusion pour ceux dont le corps fléchit. Il y a une nécessité absolue à :

  • Éduquer le regard citoyen : Le handicap et la maladie ne se résument pas à un fauteuil roulant. L’empathie doit remplacer le jugement.

  • Financer la recherche et le diagnostic précoce : Pour réduire l’errance médicale qui détruit les vies avant même que le traitement ne commence.

  • Créer un bouclier psychosocial : La médecine soigne le corps, mais la société doit soigner l’isolement. Un malade a besoin de structures pour maintenir le lien avec ses proches et ses enfants.

L’histoire de Stéphane Gougache n’est pas un cas isolé, c’est un miroir tendu à notre propre humanité. Regarder de travers un homme qui souffre, c’est renoncer à ce qui nous lie les uns aux autres. Il est temps de changer de regard, pour que plus personne n’ait à s’enfermer chez soi pour le simple fait d’être malade.

Aujourd’hui, pour briser les murs de cet isolement, Stéphane a besoin de nous. Il cherche activement du soutien, de l’écoute et de la solidarité : vous pouvez directement entrer en contact avec lui sur ses réseaux sociaux Stéphane Goug  pour lui envoyer un message de force ou échanger sur ce combat quotidien. Ne le laissons plus mener cette bataille dans l’ombre.

7 Commentaires

  1. « Dans les rues de la ville rose, le regard bienveillant a laissé place au jugement hâtif, aux murmures, aux yeux qui se détournent ou qui fixent avec insistance. »
    C’est exactement comme ici, mais il faut pas le dire car notre… « vivre ensemble » prendrait une sacrée claque.

    Courage à ce monsieur dans le long combat de la maladie.

    • Pourquoi ?
      J’ai pas compris le but de cet article hormis donner une mauvaise image des métropolitains.
      Comme si ici, personne ne se retournait sur les personnes qui ne rentre pas dans « les cases ». Si vous dites le contraire je vous dirais que je ne vous crois pas.
      Notre fameux vivre ensemble, nous fait oublier ce qui se passe ici.

  2. Pourquoi ca existe le vrai vivre ensemble ? On est dans une île où on veut nous faire croire que le vivre ensemble est un exemple mais soyons realiste on se plaint de nos voisins, de nos collegues, de nos familles même pour leur coutume, leur culture, leur education, et arrêtez avec tous ces hypocrisies svpet soyons comme le RN qui prône le catholicisme pure et dure sans LGBT, sans d ‘autres races, à part celle de la race supérieure ok

  3. Pourquoi ca existe le vrai vivre ensemble ? On est dans une île où on veut nous faire croire que le vivre ensemble est un exemple mais soyons realiste on se plaint de nos voisins, de nos collegues, de nos familles même pour leur coutume, leur culture, leur education, et arrêtez avec tous ces hypocrisies svpet soyons comme le RN qui prône le catholicisme pure et dure sans LGBT, sans d ‘autres races, à part celle de la race supérieure ok

  4. Je compatie avec lui pour sa maladie, mais à quoi sert cet article, si ce n’est qu’ à envoyer du racisme à l’encontre des zoreils !
    Article tendancieux et inutile !
    Faites plutôt du sensationnel avec des vrais exemples de vivre ensemble à la Réunion

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