Le procès d’un présumé réseau d’importation de cannabis entre La Réunion et l’île Maurice s’ouvre ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis. Douze personnes, dont Bertrand de Boisvilliers, doivent comparaître dans cette affaire qui a mobilisé les enquêteurs pendant plusieurs mois.
Les réquisitions concernant les douze prévenus jugés dans cette affaire ont été prononcées cet après-midi. Le ministère public a demandé des peines particulièrement lourdes à l’encontre des principaux mis en cause. Ainsi, Bertrand De Boivilliers encourt sept ans d’emprisonnement, 30 000 euros d’amende, l’interdiction définitive d’exercer toute fonction publique ainsi que la confiscation de son bateau et de son Plan d’épargne retraite populaire, évalué à 61 650 euros.
Trois autres prévenus font également l’objet de réquisitions de sept ans de prison et 30 000 euros d’amende. Un cinquième homme, déjà condamné par le passé et poursuivi en état de récidive, risque quant à lui dix ans d’emprisonnement et 50 000 euros d’amende. Enfin, le parquet a requis sept ans de prison et une amende de 20 000 euros contre un autre prévenu. Pour l’ensemble des douze personnes poursuivies, les peines requises s’échelonnent entre un et dix ans de prison ferme.
Selon les éléments réunis au cours de l’instruction, les investigations ont permis de mettre au jour plusieurs opérations d’acheminement de cannabis entre les deux îles depuis 2023. Les enquêteurs évoquent au moins six à sept exportations ou tentatives d’exportation de drogue vers Maurice.
Le trafic présumé aurait porté sur des quantités importantes d’herbe de cannabis. La valeur totale des cargaisons concernées est estimée à plus de cinq millions d’euros à la revente sur le marché mauricien.
Parmi les prévenus figure Bertrand De Boivilliers, ancien directeur de cabinet de Maurice Gironcel. Il est soupçonné d’avoir participé au transport des stupéfiants à bord de son bateau. Son implication présumée dans cette affaire avait déjà conduit à son placement en détention provisoire au cours de l’enquête.
Les douze prévenus devront répondre de leur rôle supposé au sein de ce réseau présenté comme structuré et organisé. Après plusieurs jours de débats consacrés à l’examen des différents trajets maritimes identifiés par les enquêteurs et aux responsabilités présumées de chacun, le tribunal mettra prochainement sa décision en délibéré.















Si nous souhaitons mettre fin à tout çà , il faut en tirer la conclusion, qu’ une partie de la couche populaire , voyant ces gens de la classe aisés, belles maisons, belles voitures , bien placés, cette masse est tenté aussi d’ entrer sans le système, dans le circuit. Et de là, ils deviennent les petites mains, les collabos , Messieurs, un tel, vont protéger, et bien je dis Madame la Procureur, il faut les mettre à plat coutume pour que cela cesse de couper l’ ombrie , la source pour que tous ces petits caïds arrêtent aussi, ils comprennent le danger qu’ ils en courent. Merci, ils ne peuvent pas être un modèle de notre société, je dis Stoop