Le communiqué est signé « des salariés préoccupés par l’évolution du climat social à l’Urcoopa ». Le voici ci-dessous :
« Une entreprise ou une coopérative ne se mesure pas seulement à ses résultats. Elle se mesure aussi à la manière dont elle traite les femmes et les hommes qui la composent.
Aujourd’hui, de nombreux salariés et observateurs ont le sentiment qu’un climat de méfiance s’est installé au sein de l’Urcoopa.
De plus en plus souvent, certains ont le sentiment que l’expression d’un désaccord, d’une critique ou d’une opinion divergente n’est plus perçue comme une contribution au débat mais comme une faute, et même souvent une faute grave.
Dans toute organisation, il est normal que les points de vue diffèrent. C’est même souvent de la confrontation des idées que naissent les meilleures décisions. Mais lorsque les salariés commencent à s’interroger avant de prendre la parole, lorsqu’ils préfèrent se taire plutôt que de donner leur avis, lorsqu’une inquiétude diffuse s’installe dans les équipes, c’est le signe qu’une réflexion collective devient nécessaire.
Nombreux sont ceux qui évoquent aujourd’hui une perte de confiance et un sentiment d’insécurité professionnelle. Certains départs récents, certaines décisions de gestion ou certains changements organisationnels alimentent ces interrogations.
La question n’est pas de savoir qui a raison ou qui a tort. La question est de savoir si chacun peut encore exprimer un avis différent sans craindre d’en subir les conséquences.
Une coopérative devrait être un lieu où le dialogue est encouragé, où la contradiction est acceptée et où les désaccords peuvent s’exprimer dans le respect. Pas de ça à l’Urcoopa !
Lorsque la peur s’installe, c’est l’intelligence collective qui recule. Personne ne gagne lorsque les salariés se taisent. Personne ne gagne lorsque les interrogations restent sans réponse. Personne ne gagne lorsque le dialogue laisse place à la défiance.
L’avenir d’une coopérative se construit avec ses salariés, pas contre eux. C’est pourquoi nous appelons à un retour à un dialogue sincère, respectueux et apaisé, dans l’intérêt de tous ».















Lebon démission !
Que fait le Prefet ? Un bon nettoyage du coté de l’Urcoopa !
Et personne ne bouge ! C’est quoi le problème ?