Même si la participation est plutôt à la baisse ces dernières années, l’élection municipale reste, à l’instar de la présidentielle, un scrutin populaire. Dans toutes les communes de métropole et des départements et régions d’Outre-mer, les électrices et les électeurs seront appelés aux urnes ce dimanche 15 mars, à l’occasion du premier tour du scrutin, afin d’élire leur maire.
La Réunion compte 712 000 inscrits. Des bureaux de vote seront ouverts de 8 heures à 18 heures dans les 24 communes de l’île. 124 listes seront en lice. 23 des 24 maires sotants se représentent. Le seul qui n’a pas été mesure de se représenter est Maurice Gironcel, maire communiste sortant de Sainte-Suzanne (1993-2026). Il a été condamné, en septembre 2025, par le tribunal de Paris, dans le cadre de l’affaire dite du Sidélec, à des peines de prison et d’inéligibilité avec exécution provisoire.
Il faut savoir qu’une élection municipale ne se limite pas à un simple vote. Elle détermine la manière dont une commune sera gérée, développée et aménagée pendant 6 ans (durée de la mandature), avec des conséquences directes sur la vie quotidienne des habitants.
Certains ont tendance à l’oublier, ou ne veulent plus entendre parler de politique, mais il faut toujours garder à l’esprit qu’une élection municipale constitue un moment clé de la vie démocratique locale. Elle permet d’élire un maire mais aussi toute une équipe (municipale et communautaire) qui sera appelée à prendre des décisions ayant un impact direct sur notre quotidien. Les enjeux sont donc multiples, à la fois politiques, économiques, sociaux et territoriaux.
Les enjeux politiques : bataille droite contre gauche ; Droite contre droite et gauche contre gauche
Voyons voir les enjeux politiques. Ne comptez pas sur moi pour vous livrer une analyse tendancieuse, orientée. N’ayant de compte à régler avec aucun élu et aucun président de collectivité, n’écrivant pas en fonction du montant du chèque, ne comptez donc pas sur moi pour vous parler de « deal » entre untel et untel. Il faut savoir qu’à Saint-Paul, où ça chauffe au sein de la droite, entre le clan Didier Robert et le clan Melchior, les militants du premier font courir le bruit qu’il existe un « deal Bello/Melchior » pour barrer la route à l’ancien président de Région. Et les militants de Melchior laissent entendre qu’il existe un « deal Bello/Robert » pour anéantir Melchior. Je ne rentrerai pas dans ses considérations « capillo-tractées » (tirées par les cheveux), comme dirait l’autre.
Revenons, de façon beaucoup plus objective, aux enjeux politiques de ce scrutin. Ils concernent en premier lieu les partis politiques. En effet, la politique est avant tout une question de rapport de force : être plus représentatif sur la carte politique locale et donc être plus fort. A la Réunion, ce sera d’abord une bataille droite/gauche (ou vice-versa). Une bataille entre l’Union des forces progressistes de la Réunion pilotée par Huguette Bello et Nouvel R’, parti créé en avril dernier par Cyrille Melchior, président du Département, lui-même candidat à Saint-Paul. La droite (divers droite et centre y compris) détient à ce jour 13 mairies (Sainte-Marie, Bras-Panon, Salazie, Saint-Philippe, Petite Ile, Le Tampon, Entre-Deux, Saint-Louis, Saint-Pierre, l’Etang-Salé, Les Avirons, Saint-Leu et Trois-Bassins). La gauche (toutes gauches confondues) en compte 8 (Saint-Denis, Saint-Paul, Sainte-Suzanne, Saint-André, Saint-Benoit, Saint-Joseph, Cilaos et Le Port). La Plaine-des-Palmistes avec Johnny Payet est RN (Rassemblement National) et Sainte-Rose avec Michel Vergoz est Trait d’Union (pour ne pas dire inclassable politiquement avec un maire qui a été socialiste, puis Macroniste et qui a fait voter LFI aux dernières législatives). Et enfin, La Possession de Vanessa Miranville est CREA, du nom de son parti politique. Donc l’enjeu de ce scrutin, il est d’abord politiquement arithmétique. En clair, l’objectif premier pour chacun des partis politiques en présence est, au mieux, d’en gagner plus et, au pire, de sauvegarder les acquis.
Sur les 24 communes de l’île, 15 candidats sont estampillés Nouvel R’ : Cyrille Melchior (Saint-Paul) ; Richard Nirlo (maire sortant de Sainte-Marie) ; Jean-Marie Virapoullé (Saint-André) ; Jeannick Atchapa (maire sortant de Bras-Panon) ; Sidoleine Papaya (maire sortante de Salazie) ; Sophie Arzal (Plaine-des-Palmistes) ; Olivier Rivière (maire sortant de Saint-Philippe) ; Serge Hoareau (maire sortant de Petite-Ile) ; Patrice Thien-Ah-Koon (maire sortant du Tampon) ; David Lorion (maire sortant de Saint-Pierre) ; Mathieu Hoarau (maire sortant de l’Etang-Salé) ; Eric Ferrère (maire sortant des Avirons) ; Bruno Domen (maire sortant de Saint-Leu) ; Daniel Pausé (Trois-Bassins) et Gilles Hubert (La Possession).
17 candidats sont étiquetés UFP (Union des forces progressistes : Emmanuel Séraphin (maire sortant de Saint-Paul); Ericka Bareigts (maire sortante de Saint-Denis, qui est également patronne du PS) : dans ces deux grandes communes de l’île, UFP et PS ont passé un accord pour une liste commune. Les autres candidats UFP sont : Céline Sitouze (Sainte-Marie) ; Frédéric Maillot (Sainte-Suzanne) ; Joé Bédier (maire sortant de Saint-André) ; Patricia Profil (Bras-Panon) ; Jean-Hugues Ratenon (Saint-Benoit) ; Annielle Payet (Saint-Philippe) ; Patrick Lebreton (Saint-Joseph) ; Lorraine Nativel (Petite-Ile) ; Alexis Chaussalet (Tampon) ; Fabrice Hoarau (Saint-Louis) ; Emeline K’Bidi (Saint-Pierre) ; Vincent Defaud (Etang-Salé) ; Marie-Claude Zettor (Les Avirons) ; Laïla Nassibou (Cilaos) et Karine Nabenesa (Saint-Leu).
Le PS a investi et/ou soutient au premier tour Ericka Bareigts évidemment, mais aussi Christian Annette (Sainte-Marie) ; Patrice Selly (maire sortant de Saint-Benoit, dont deux de ses colistiers, à savoir Augustin Cazal et Bruno Robert font partie de Nouvel R’) ; Rémy Bourgogne (Saint-Louis), Ruth Dijoux (Saint-Pierre) ; Lydie Delgard (Etang-Salé) et Vincent Rivière (La Possession), Olivier Hoarau (Le Port).
Le RN (Rassemblement National) a investi Jean-Max Nativel (Saint-Denis) ; Jean-Yves Morel (Saint-Paul) ; Valérie Legros (Sainte-Marie) ; Harold Fontaine (Petite-Ile) ; Sabrina Ramin (Saint-Benoit) et William Courtois (Sainte-Rose). Le Parti de Marine Le Pen et de Jordan Bardella soutient le non encarté Laurent Virapoullé (Saint-André) et les encartés Johnny Payet (maire sortant de la Plaine-des-Palmistes) ; Lise May Turpin (Bras-Panon) et Jonathan Rivière (Saint-Pierre).
Le Progrès fait équipe avec l’Union des forces progressistes mais dans certaines communes, le parti de Patrick Lebreton apporte son soutien à Philippe Admeth (Saint-Benoit) et à Philippe Robert (La Possession). Nombreux candidats de droite ou de gauche, ou divers droite, divers gauche ont préféré garder une certaine neutralité en s’adossant ni à l’Union des forces progressistes, ni à Nouvel R’. Parmi les maires sortants, on peut citer Patrice Selly (Saint-Benoit), Bachil Valy (Entre-Deux) ; Juliana M’Doihoma (Saint-Louis) ; Jacques Técher (Cilaos) et Olivier Hoarau (Le Port).
Vanessa Miranville (maire sortante de la Possession), du mouvement politique CREA, conduit également une liste sans étiquette.
Bataille droite contre gauche, vous disais-je à travers ces municipales. Il y a aussi une bataille droite contre droite. Entre Didier Robert et Cyrille Melchior. Une bataille de leadership à droite qui n’aura échappé à personne. Il n’y a qu’à voir ce qui se passe à Saint-Paul où Cyrille Melchior, le président du Département, patron de Nouvel R’ et patron de la droite locale (depuis le décès de Michel Fontaine en mars 2025) et Didier Robert, ancien président de Région (2010-2021) n’ont pas pu se mettre d’accord. Pis, ils sont en conflit ouvert. Didier Robert s’est présenté deux mois après la déclaration de candidature de Cyrille Melchior. Ce dernier a déjà déclaré publiquement qu’il n’y aura pas d’alliance à droite au second tour. Pas besoin d’avoir fait l’Ena ou Sciences-Pô pour comprendre. Si Emmanuel Séraphin, le sortant – qui a stratégiquement placé Huguette Bello en deuxième position sur sa liste – termine premier au soir du 15 mars, et sachant que Robert et Melchior se regardent en chiens de faïence, on imagine aisément l’issue du second tour du scrutin. En clair, si Melchior finit deuxième au soir du 15 mars, il est fort à parier qu’une grande majorité des militants de Robert ne voteront pas en sa faveur au second tour. Et vice-versa. Et si Séraphin était devancé au soir du premier tour, pas sûr non plus que l’un des concurrents à droite se désiste en faveur de l’autre ou appelle à voter pour le candidat de droite qui terminerait premier, au soir du premier tour. Je vous le disais, il y a peu encore : nous avons à la Réunion, « la droite la plus bête du monde ».
A gauche, Huguette Bello et Ericka Bareigts jouent « fair-play » conscientes de l’enjeu du scrutin. Les crêpages de chignon, ce sera, sans doute, pour plus tard. Avant les départementales et, surtout, les régionales de 2028. Pour l’instant, elles ont eu l’intelligence de mettre entre parenthèses leurs velléités régionales pour ne se concentrer collectivement que sur les municipales. Car, il ne faut pas oublier, que les partis politiques, RN y compris, comptent aussi profiter de ce scrutin des municipales pour gagner des grands électeurs (dans les conseils municipaux) en vue des prochaines sénatoriales. Les municipales constituent pour les forces politiques en présence un scrutin important qui va conditionner les élections à venir : législatives, sénatoriales, départementales et régionales.
Bataille maire contre maire dans 8 communes
A noter que des maires et anciens maires vont se retrouver face-à-face à l’occasion de ce premier tour des municipales. C’est le cas à Sainte-Marie où le sortant Richard Nirlo va devoir croiser le fer avec Jean-Louis Lagourgue (premier magistrat de la commune de 1990 à 2018). Après son élection au poste de sénateur en septembre 2017, Jean-Louis Lagourgue avait passé le flambeau en interne à son ami et 1er adjoint Nirlo en janvier 2018. Ce dernier a ensuite été élu au suffrage universel en juin 2020. Aujourd’hui, c’est la guerre entre les deux anciens « amis de 30 ans ».
A Saint-André, Eric Fruteau va affronter Joé Bédier le maire sortant. Eric Fruteau a été maire communiste de Saint-André de 2008 à 2014, il avait battu Jean-Paul Virapoullé. Il avait comme 1er adjoint Joé Bédier qui, lui, a été élu maire en juin 2020. Au second tour de 2020, le candidat Eric Fruteau s’était retiré en faveur de Joé Bédier. A Saint-Louis, Juliana M’Doihoma, maire sortante retrouvera face à elle Cyrille Hamilcaro, qui a été maire de la commune de 2001 à 2008, puis en 2014 durant quelques semaines, avant d’être rattrapé par des affaires judiciaires. La centriste Juliana M’Doihoma (très proche de Nassimah Dindar, présidente de l’UDI) a été adjointe de Cyrille Hamilcaro, avant d’être élue maire à son tour en juin 2020. A l’Etang-Salé, Mathieu Hoarau (La Voix Citoyenne), élu en février 2022, suite à l’annulation de l’élection de Jean-Claude Lacouture de juin 2020 (1 voix d’écart), va de nouveau affronter l’ancien maire, proche de Didier Robert. A Saint-Leu, Thierry Robert a été maire de 2008, réélu en 2014. Après son élection à la députation en 2017, il laisse son fauteuil à son adjoint Bruno Domen, son ami. Bruno Domen est, à son tour, élu au suffrage universel, en juin 2020. Les deux anciens « amis » devenus « ennemis jurés» vont se crêper le chignon dans les urnes le 15 mars. Thierry Robert veut récupérer son fauteuil. Au Port, le maire sortant Olivier Hoarau, élu au premier tour en 2014 et en 2020, va retrouver sur son chemin menant vers la mairie l’ancien maire communiste Jean-Yves Langenier (1994-2014). Enfin, à Saint-Denis, René-Paul Victoria, ancien maire (2001-2008) va tenter un come-back. En 2001, il était devenu maire du chef-lieu en battant Michel Tamaya. Sept ans plus tard, il avait échoué face à Gilbert Annette. Pourra-t-il refaire surface face à Ericka Bareigts ? Rien n’est moins sûr !
Dans les pas de « père » ou de « mère»
Quatre communes concernées : Saint-Paul où ce sera le baptême du feu au suffrage universel direct et sur son nom pour Emmanuel Séraphin, qui a hérité le poste de maire de sa « mère politique/Son mentor » Huguette Bello. Laquelle, alors maire de Saint-Paul, élue en juin 2020 après avoir battu Alain Bénard (qui avait pris la tête de liste au second tour à la place de Joseph Sinimalé), gagne les régionales de 2021 et accède à la présidence de la Région en juillet 2021, passant ainsi le relais à son petit protégé Séraphin.
Baptême du feu également pour Patrice Thien-Ah-Koon, adjoint de son papa André, devenu maire en interne, élu par le conseil municipal en juin 2024. Sevré à la politique depuis le berceau, il a vite pris ses marques dans la commune. Idem pour Sidoleine Papaya, intronisée par Stéphane Fouassin à Salazie. Ce dernier, élu sénateur en septembre 2022, a passé la main à son adjointe Sidoleine Papaya en octobre 2023. Depuis, les relations se sont brouillées entre les deux élus. L’ancien maire du cirque, Stéphane Fouassin (1998-2023), soutiendra, pour ces municipales de 2026, non pas celle qu’elle a fait reine à la mairie, mais le candidat Jimmy Armand, ancien employé communal, qui travaille aujourd’hui au Sidélec.
Enfin, à Saint-Pierre, ce sera également la première candidature à la mairie, en tant que tête de liste, pour David Lorion, devenu maire de la capitale du Sud, en avril dernier, après le décès de Michel Fontaine, survenu brutalement un mois plus tôt. Michel Fontaine qui a été aux commandes de la mairie de Saint-Pierre de mars 2001 à mars 2025.
Petite particularité de ces municipales 2026 : c’est à Saint-André où pour la première fois, deux frères Virapoullé vont s’affronter. Jean-Marie Virapoullé, l’aîné, le médecin, vice-président du Département, chef de file de l’opposition municipale, sur le terrain politique depuis plus de 20 ans. Et Laurent, le cadet, chef d’entreprise (Pêche à la légine), qui après une première expérience assez encourageante aux législatives de 2022 dans la 5ème circonscription (sans le soutien de son frère, qui avait préféré le candidat Fouassin), a voulu se lancer dans la bataille des municipales, souhaitant lui aussi marcher dans les pas de son papa Jean-Paul Virapoullé, qui a été maire de Saint-André de 1972 à 2008 puis de 2014 à 2020. Sans compter qu’il a été aussi vice-président du conseil général (aujourd’hui Département), du conseil régional, député, sénateur. Il y aura plusieurs batailles dans ces municipales à Saint-André : tous les autres candidats contre le maire sortant. Eric Fruteau contre son ancien camarade Bédier. Et une bataille entre les deux frères Virapoullé.
Les enjeux économiques, sociaux et territoriaux
Les municipalités sont responsables d’un grand nombre de services essentiels pour les habitants. Les élections déterminent donc l’équipe qui organisera et améliorera ces services, parmi lesquels l’entretien des routes et des espaces publics, la gestion des écoles primaires, les équipements sportifs et culturels, la collecte des déchets (en lien avec l’intercommunalité), l’état civil et les services administratifs. Les choix politiques de la majorité municipale peuvent influencer la qualité, l’accessibilité et l’organisation de ces services.
Il est à noter que les communes jouent également un rôle important dans le développement économique. Une municipalité peut favoriser l’implantation d’entreprises via la création des ZAE (Zones d’activités économiques), soutenir les commerces de proximité ou encore valoriser le tourisme local. Les projets d’aménagement, la création de zones d’activités ou l’organisation d’événements peuvent ainsi contribuer à dynamiser l’économie d’un territoire et à créer de l’emploi.
Les municipalités ont également un rôle très actif dans le domaine de l’aménagement du territoire puisque l’urbanisme représente un enjeu central des élections municipales. Les élus décident de l’évolution de la commune : construction de logements, développement de nouveaux quartiers, protection des espaces naturels ou amélioration des infrastructures. Ces décisions influencent durablement le cadre de vie des habitants et l’équilibre entre développement urbain et préservation de l’environnement.
Vous l’aurez compris, les élections municipales ne se limite pas seulement au folklore ou à l’ambiance d’une campagne électorale (voitures sonos, meetings, réunions dans les quartiers, podcast ou vidéos sur les réseaux sociaux, promesses à tout-va…). Elles sont un moment important pour la participation citoyenne. Les élections municipales permettent aux habitants d’exprimer leurs attentes et de choisir les représentants qui porteront leur vision pour la commune. Vous savez ce qu’il vous reste à faire ce dimanche : aller voter ; Aller accomplir votre devoir civique, en vous munissant de votre carte électorale et de votre pièce d’identité.
Rappel des 124 têtes de listes et les résultats des municipales de 2020
Saint-Denis (9 listes)
Ericka Bareigts (maire sortante), René-Paul Victoria, Stéphane Persée, Jean-Max Nativel, Farid Mangrolia, Sonny Welmant, Ludovic Sautron, Gaëlle Lebon, et Giovanni Payet.
En 2020, Ericka Bareigts gagné face à Didier Robert au second tour, avec 58,88% des voix contre 41,11%. Le taux d’abstention était de 54,52%. Au 1ertour, Ericka Bareigts : 42,69%; Didier Robert : 24,88%; Nassimah Dindar : 13%; Vanessa Payet : 7,47%; Alain Armand : 3,88%; Yvette Duchemann : 2,77%; Sonny Welmant : 2,36%; Magaly Onesio : 2,17%; Rémy Massain : 0,53% et Eric Beeharry : 0,19%. Le taux d’abstention était de 59,46%.
Saint-Paul (5 listes)
Emmanuel Séraphin (maire sortant); Cyrille Melchior, Didier Robert, Jean-Yves Morel et Maxime Hoarau.
En 2020, Huguette Bello avait été élue au second tour avec 61,75% des voix face à Alain Benard ( 38,24%). Le taux d’abstention était de 46,14%. Au 1er tour, Huguette Bello était arrivée en tête avec 36,59% des suffrages, devant Joseph Sinimalé (19,89%); Alain Benard : 14,60%; Jean-François Nativel : 5,92%; Fabrice Marouvin-Viramalé : 4,52%; Giovanny Poiré : 4,22%; Yoland Velleyen : 2,69%; Sandra Sinimalé : 2,23%; Thierry Araye : 2,01%; Erick Gangama : 1,55%; Michelle Lartin-Graja : 1,36%; Jean-Pierre Armoudom : 1,30%; Claude Moutouallaguin : 1,06%; Richelain Catherine : 0,79%; Gilbert Félicité : 0,72% et Maxime Hoarau : 0,46%. Le taux d’abstention a été de 53,65%.
Sainte-Marie (7 listes)
Richard Nirlo (maire sortant); Jean-Louis Lagourgue; Céline Sitouze; Christian Annette; Valérie Legros; Giovanni Payet et Gilbert Sellier
En 2020, au second tour, victoire de Richard Nirlo (57,22% des suffrages) contre 42,77% à Gérald Maillot. Le taux d’abstention était de 39,92% au second tour.
Au premier tour, Richard Nirlo : 38,81%; Gérald Maillot : 23,69%; Céline Sitouze : 13,41%; Christian Annette : 8,79%; Grégoire Cordeboeuf : 6,59%, Yves Ferrières : 4,95%, Olivier Joseph : 2,79%; Bélinda Adekalom : 0,92%.
Saint-Leu (6 listes)
Bruno Domen (maire sortant), Thierry Robert, Karine Nabenesa, Rahfick Badat, Karim Juhoor et Angélique Lapierre.
En 2020, Bruno Domen termine en tête du 1er tour avec 41,2% des suffrages, devant Sylvie Comorassamy : 16,1%; Johan Guillou : 9,9%; Sandrine Lambert-Mareuil : 7,86%; Gérald Indiana : 7,42%; Karim Juhoor : 5,07%); Joël Pontalba : 4,82%; Dimitri Rangama-Petchy : 3,88%; Giraud Payet : 2,96%; Thérésien Mouny-Latchimy : 0,71%.
Sainte-Suzanne ( 11 listes en lice)
Frédéric Maillot, Nadia Ramassamy, Alexandre Laï-Kane-Chéong, Johann Idame, Daniel Alamélou, Eddy Balbine, Pierrot Partal, Louis Eddie Richard, Ramata Touré, Eddy Adékalom et Max Rayepin
En 2020, Maurice Gironcel est réélu au second tour avec 47,67% des voix face à Alexandre Laï-Kane-Cheong (31,89%) et Daniel Alamelou (20,42%). Le taux d’abstention au second tour était de 39,35%. Au premier tour, Maurice Gironcel : 43,42%; Daniel Alamelou : 26,92%; Alexandre Laï-Kane-Cheong : 15,53%; Johny Adékalom : 5,34%; Patricia Coutandy : 4,72%; Aline Murin-Hoarau : 4,04%. Le taux d’abstention était de 46,55%.
Les Avirons (3 listes)
Eric Ferrère (maire sortant), Nadia Roche Lesquelin et Marie-Claude Zettor.
En 2020, Eric Ferrère (58,52%) gagne au second tour face à Roseline Lucas ( 41,47%). Abstention : 32,08%. Au 1er tour, Eric Ferrère : 45,78%; Roseline Lucas : 33,02%; Paul Fort : 13,09%; Dominique Vendôme : 4,18%; James Fontaine : 3,9%. Abstention : 36,61%.
Entre-Deux (2 listes)
Bachil Valy (maire sortant), Camille Clain
En 2020, Bachil Valy (LDVD) est réélu pour la 4ème fois dès le 1er tour avec 56,93% des voix face à Gilles Payet (29,86%) et Gérard Clain (13,19%).
Etang-Salé (5 listes)
Mathieu Hoarau (maire sortant), Jean-Claude Lacouture, Vincent Defaud, Isaline Tronc et Lydie Delgard
En 2020, au second tour, Le maire sortant Jean-Claude Lacouture avait gagné les élections avec une voix d’avance face à Mathieu Hoarau : 4098 contre 4097. Son élection est annulée. Aux municipales partielles de février 2022, Mathieu Hoarau l’emporte dès le 1er tour avec 50,68% des voix contre 40,30% à Lacouture et 9,03% à Gilles Leperlier
Petite Ile (3 listes)
Serge Hoareau (maire sortant), Lorraine Nativel et Harold Fontaine
Premier tour en 2020, Serge Hoareau est été réélu avec 84,23% des suffrages contre Jean-Hugues Michel Suzanne (15,76%) des voix. Abstention : 44,62%.
Saint-Joseph (2 listes)
Patrick Lebreton, Jeannot Lebon
Premier tour en 2020, réélection de Patrick Lebreton (65,47%) face à Jeannot Lebon (20,06%) et Alin Guezello (14,45%). Abstention était de 40,21%.
Saint-Louis (8 listes)
Juliana M’Doihoma (maire sortante), Cyrille Hamilcaro, Philippe Dit Laïnin Rangama, Pascal Mangué, Emmanuelle Sinacouty Visnelda, Fabrice Hoarau, Rémy Bourgogne, Maximilien dit Ticoq Boqui Queni,
En 2020 Juliana M’Doihoma est élue au second tour (44,21%), face à Claude Haorau (31,52%) et Cyrille Hamilcaro (24,26%). Abstention : 34,68%.
Au premier tour, Juliana M’Doihoma : 26,46%; Cyrille Hamilcaro (25,35%); Claude Hoarau (25,31%); Philippe Laïnin Rangama (6,96%); Jean Piot (5,99%); Yvan Dejean(3,76%); Pierrick Robert (2,98%); Serge Arnauld Rangama (1,61%); Sylvie Agathe (1,53%). Abstention : 44,92%.
Saint-Pierre (8 listes)
David Lorion (maire sortant), Emeline K’Bidi, Ruth Dijoux, Bernard Von Pine, Jean Gaël Anda, Virginie Gobalou, Jonathan Rivière, Raymond Vimbaye
En 2020, dès le 1er tour, victoire de Michel Fontaine avec 57,02% des voix face à Jean Gaël Anda (22,33%); Virginie Gobalou (8,91%); Emmanuel Doulouma (4,99%); Jean-Max Moutoussamy (2,14%); Raymond Vimbaye (2,11%); Imrhane Moullan(1,49%); Jean-François Sarpedon (0,98%). Abstention : 48,08%.
Saint-Philippe (3 listes)
Olivier Rivière (maire sortant), Annielle Payet et Joël Damour
En 2020, au 1er tour, réélection d’Olivier Rivière, maire sortant (51,78%) des face à Wilfrid Bertile(36,63%) et Yohan Cervantes (11,58%). Abstention : était de 28,38%.
Le Tampon (5 listes)
Patrice Thien-Ah-Koon (maire sortant), Alexis Chaussalet, Nathalie Bassire, Antoine Fontaine, Alfrédo Fontaine
En 2020, André Thien-Ah-Koon, réélu avec 65,64% des voix au second tour, face à Nathalie Bassire (34,35%) des suffrages exprimés. Abstention : 47,50%.
Au 1er tour, André Thien-Ah-Koon : 48,29%; Nathalie Bassire (19,03%); Monique Benard (17,17%); Jean-Jacques Vlody (3,98%); Yannis Lebon (3,76%); Isabelle Musso (3,33%); Antoine Fontaine (2,68%); Virginie Grondin (1,72%).
Cilaos (3 listes)
Jacques Técher (maire sortant)), Laïla Nassibou et Gaël Firmant
En 2020, au second tour élection de Jacques Técher (55,42%) face à Paul Franco Técher, maire sortant, (41,02%) et Olivier Picard (3,54%). Abstention : 18,82%. Au 1er tour, Jacques Técher (48,67%); Paul Franco Técher (40,73%) et Olivier Picard (10,59%). Abstention : 29,54%.
Bras-Panon (3 listes)
Jeannick Atchapa (maire sortant), Patricia Profil, Lise-May
En 2020,victoire de Jeannick Atchapa au second tour avec 39,11% des voix, face Daniel Gonthier (37,93%) et Jean-Hugues Ratenon (22,95%). Abstention : 33,42%. Au 1er tour, Daniel Gonthier (31,32%); Jeannick Atchapa (29,97%); Jean-Hugues Ratenon (27,45%); Dominique Prix (4,64%); Serge Dalleau (2,5%); Jean-Laurent Boyer (1,59%); Yves Tambon (1,49%); et Yanick Boyer(1,01%). Abstention : 40%.
La Plaine-des-Palmistes (4 listes)
Johnny Payet (maire sortant), Sophie Arzal, Frédéric Azor, Amandine Ramaye
En 2020, Johnny Payet est élu au second tour (41,76%) devant Sophie Arzal (37,38%) et Jean-Luc Saint-Lambert (20,85%). Abstention : 33,69%. Au 1er tour, Johnny Payet (27,61%); Sophie Arzal (19,98%); Jean-Luc Saint-Lambert 18,99%); Daniel Jean-Baptiste « Parny » (17,37%); Amandine Ramaye (6,45%); Aliette Rolland (4,24%); Bernard Leflem (2,73%) et Didier Joël Deurweilher(2,60%). Abstention : 38,48%.
Saint-André (8 listes)
Joé Bédier (maire sortant), Jean-Marie Virapoullé, Eric Fruteau, Laurent Virapoullé, Léopoldine Settama-Vidon, Stéphane Soupramanien, Jean-Michel Sautron et Jean-Marie Cotaya
En 2020, au second tour, victoire de Joé Bédier (52,16%) face à Jean-Marie Virapoullé (47,83%). Abstention : 45,16%. Au 1eer tour, Jean-Marie Virapoullé ( 31,47%); Joé Bédier (24,88%); Eric Fruteau(17,09%); de Jean-François Ramassamy (5,81%); Serge Camatchy (5,50%); Sylvie Moutoucomorapoulé (5,50%); Léopoldine Settama-Vidon (5,23%); Ranjit Camalon (2,79%); Jean-Marie Cotaya (0,94%); Josette Vee (0,74%).
Saint-Benoît (8 listes)
Patrice Selly (maire sortant), Sabrina Ramin, Jean-Hugues Ratenon, Patrick Dalleau, Jean-Yves Payet, Marie Lydie Thiolica, Daniel Amouny et Philippe Admeth.
En 2020, victoire de Patrice Selly au second tour avec 43,05% des voix face à Sabrina Ramin (30,59%); Patrick Dalleau (26,35%). Abstention : 44,22%. Au 1er tour, Patrice Selly (22,13%); Sabrina Ramin (19,64%); Patrick Dalleau (15,59%); Philippe Le Constant (14,79%); Valérie Payet-Gangnant (11,94%); Jean-Luc Julie(7,01%); Guy Derand (2,51%); Jean-Yves Payet (2,36%); Daniel Amouny (1,61%); Florent Paul Picard (1,48%); Michel Allamele (0,88%). Abstention : 52,38%.
Sainte-Rose (4 listes)
Michel Vergoz (maire sortant), Sully Hoarau, William Courtois, Jean Ramassamy
Victoire de Michel Vergoz au second tour, en 2020, avec 48,03% des suffrages face à Bruno Mamindy-Pajany (44,37%) et Sully Hoarau (7,58%). Au 1er tour, Michel Vergoz (39,24%); Bruno Mamindy Pajany (37,17%); Sully Hoarau (13,02%); Gilles Heekeng (7,54%); Dominique Ramassamy (1,95%); Françoise Dennemont (1,04%). Abstention : 18,77%.
Salazie (5 listes)
Sidoleine Papaya (maire sortante), Jimmy Armand, Aldrik Moimbé, Cindy Barbe Robert, Thierry De Gérus.
En 2020, dès le 1er tour, victoire de Stéphane Fouassin (67,98% des suffrages) face à Eric Eclapier (27,82%), et Giovanni Deletre (4,19%). Abstention : 33,74%. En septembre 2022, Stéphane Fouassin est élu sénateur. En octobre 2023, il passe le relais en mairie à Sidoleine Papaya
Le Port (2 listes)
Olivier Hoarau (maire sortant), Jean-Yves Langenier
En 2020, Olivier Hoarau est réélu dès le 1er tour avec 58,26% des suffrages face à Sergio Erapa (11,26%); Firose Gabor (10,77%); Pierre Vergès (10,14%); Valérie Auber (8,28%) et Jean-Brice Herode (1,26%). Abstention : 50,46%.
La Possession (6 listes)
Vanessa Miranville (maire sortante), Vincent Rivière, Philippe Robert, Gilles Hubert, Erick Fontaine, Jérôme Testan
En 2020, Vanessa Miranville (64,87%) est réélue au second tour face Philippe Robert (35,12%). Abstention : 49,26%. Au 1er tour, Vanessa Miranville, (45,24%); Philippe Robert (29,06%); Vincent Rivière (4,89%); Anne-Flore Deveaux (4,77%); Pierrick Pignolet (4,25%); Stéphane Randrianarivelo (3,93%); Patrice Lauriol (3,18%); Robert Tuco(2,05%); Sarah Rupert (1,97%); Roger Amany (0,61%). Abstention : 52,20%.
Trois-Bassins (4 listes)
Daniel Pausé (maire sortant); Fabien Aure; Roland Ramakistin et Jacques Dennemont
En 2020, au second tour, réélection de Daniel Pausé (55,06%) face à Roland Ramakistin (34,38%); Marie Yveline Fain (10,55%). Abstention : 31,20%. Au 1er tour, Daniel Pausé (45,54%); Roland Ramakistin (33,22%); Marie Yveline Fain (16,24%); Philippe Fontaine (4,98%). Abstention : 35,11%.















Enfin demain i arrête ek sa au moins pour jusqu au 22 sera terminé tout ces batailles d’égo et ces sans bilans qui s’accrochent au pouvoir vont-ils être réélus par des citoyens naïfs ?
Bon, l’orthographe se perd. Sciences Po ne comporte pas de chapeau. En revanche, le fleuve italien si.
Ah bon, Selly est à gauche ! Lui le macro compatible. Sainte Suzanne aussi? Alors que Ramata Toure, élu dans l’équipe de Gironcel, est plus que macron compatible. Bref, certains ont de plus en plus de mal pour distinguer leur droite de leur gauche.
La reynion fine arrive un course pou être su le podium y garde pi son camarade là. La reynion na un tralé pauv’ oussa ça? Lé su zot même nous compte pou arrivé. Toujours même rengaine va améliore zot quotidien parole en l’air. Quel budget n’aura là ek toussa y s’passe à l’international? Y maintient la communauté créole comme si c’était du renouveau (lé vrai pu même public)mais ça s’travail ! Toute autour pu pareil créole na conscience mais li lé pris dan un sorte de magnétisme son z’ancêtre la lègue à li alors li suive lo mouvement. Mais pendant tout ce temps là l’heure y tourne. Pas pou cet y attende mais pou cet fine compris qui faut prendre la place du contère d’zistoire !
Je reçois la propagande de notre maire et son catalogue la redoute qui n existe plus ,et s appercevoir que d’après lui il vas faire ce qu’il n as pas réalisé en vingt de mandat ,la prochaine campagne sera la même rengaine il faut changer des conseillers municipaux en premières tête de liste toujours les mêmes,pour moi c est tout l équipe qu’il faut renouveler place a notre jeunesse afin de donner un nouvel élan a notre cité,il faut arrêter de faire et refaire le centre ville et aussi s occuper des quartiers environnants achever les bâtiments démolition et rester a l abandon,faire respectes arrêtés municipaux,sens interdits, dépôts d ordures ne respecte pas les jours de collecte passer a la répression par la verbalisation et toucher au porte monnaie de ceux qui n en ont rien a faire du respect des règles de bonne conduite,une fois l élection passé on auras tout oublié et se seras partie remise pour un sixième mandat no il faut que les administrés disent stop ça suffit ‘
Meeting Laurent Virapoulle tout au plus 150 personnes.
Et il annonce 1 500 personnes. Gros mensonge.
150 personnes.
Manipulation
Mensonge
Saint Andre a connu ça pendant 40 ans.
Faut arrêter !
Bonjour M. Mont-Rouge. Merci pour cet article. A Saint-Benoît, nous avons le désir ardent d’avoir un maire en or comme Jean-Hugues Ratenon, humain, proche de la population, porteur projets structurants pour la ville, les jeunes les séniors, et surtout, fort d’une équipe de gens ultra-compétents qui part leur métier ont passé leurs vies sur le terrain et sont une réelle plus-value dans la transformation de la ville à travers l’action et non plus la com et les mesurettes.
A Saint-Benoit, nous voulons un maire en or : nous voulons Jean-Hugues Ratenon
Djé boina a moi dire qu domoun i di « Personne i tire pas Selly ter là ! » … Soman dan bra fisil c son kartié li command tout sin Bénoi son terre, Didier Robert la gain lastik, Selly i gainera pa lastik ?
Pour l’instant il est le chef suprême de la pauvreté, du déficit et de la délinquance. Qui veut encore de ça à Saint-Benoit ?
Votez pour Selly, parce qu’il sait mieux que vous ce qui est bon pour vous.
De toute façon, sans Selly vous seriez incapables de décider quoi que ce soit.
Saint-Benoit c’est sa ville et personne ne va l’enlever de là.
Vive Selly votre maitre et guide pour l’avenir.
Peu importe ce que vous pensez : élisez-le, et il décidera pour vous.
Il faire de Saint-Benoit, de Ti Saint-Pierre, de chemin de cap, de Bras Fusil etc. mieux que Dubaï.
payé par qui pour faire l’éloge de Ratenon !!!! Vous avez raison monsieur Ratenon sera le meilleur des maires pour Saint-Benoit. On aura tous un logement et un emploi. Fini la délinquance à Bras Fusil. Ratenon celui qui a vu la lumière illuminera la ville….