À La Réunion, la vie est chère, tout le monde le sait. Mais pour les familles qui galèrent déjà au quotidien, c’est de plus en plus dur à vivre. Entre les courses qui flambent, les loyers qui pèsent lourd et l’essence qui ne descend pas, beaucoup se retrouvent à compter chaque euro. Et ce qui les touche le plus, c’est ce sentiment d’injustice quand ils voient d’autres personnes cumuler des primes et des avantages qui changent tout à la fin du mois.
Une mère de famille de Saint-Pierre, qui préfère rester anonyme, nous raconte son quotidien : « Je touche le RSA avec mes deux enfants. Le loyer me prend presque la moitié de ce que je reçois. Quand il faut mettre de l’essence pour aller chercher les petits à l’école ou faire les courses, je limite tout. Pendant ce temps, je vois des collègues de mon ancien boulot, qui sont fonctionnaires, toucher la prime de vie chère. Ça leur fait des centaines d’euros en plus chaque mois, plus le remboursement des frais de transport, parfois même une partie du loyer prise en charge ou une voiture de service. Moi je me demande juste comment je vais payer l’électricité ce mois-ci. »
Un père de famille du Tampon, en CDI mais à petit salaire, est encore plus direct : « On est quatre à la maison. Ma femme et moi on bosse, mais entre le crédit de la voiture, l’essence qui a encore augmenté et les courses, on arrive tout juste. Quand j’entends parler des primes pour les agents de l’État – la prime de vie chère, les indemnités de déplacement, les frais d’essence remboursés –, ça me met en colère. Eux ils ont déjà un salaire correct, et on leur donne tout ça en plus. Nous, on n’a rien. C’est comme si on était punis d’être dans le privé ou sans statut particulier. »
Ces témoignages, on les entend de plus en plus souvent. La précarité touche une grande partie de la population ici, et elle n’est pas qu’un chiffre dans un rapport. Elle se vit dans les foyers : on repousse le rendez-vous chez le médecin, on dit non aux activités des enfants, on mange moins de viande. Et face à ça, le système d’avantages pour certains secteurs publics – prime de vie chère, prise en charge des frais de transport, véhicules mis à disposition, aide au logement – crée un vrai fossé.
Personne ne remet en cause le travail de ces agents. Mais pour les familles qui n’ont accès à rien de tout ça, c’est dur à avaler. « On a l’impression d’être les oubliés », confie une autre maman de Sainte-Marie. « On paie le même prix à la pompe, les mêmes loyers, mais sans aucun coup de pouce supplémentaire. »
Les pouvoirs publics parlent souvent de compenser le coût de la vie plus élevé à La Réunion. Pourtant, quand on écoute ces familles, on comprend que la compensation ne profite pas à tout le monde de la même façon. Le sentiment d’injustice grandit, et il risque de faire des dégâts si rien ne change.
En attendant, ces parents continuent à se battre au quotidien, en silence ou en serrant les dents. Parce que derrière les chiffres et les débats, il y a des vies réelles, des enfants qui grandissent dans cette précarité, et un ras-le-bol qui monte doucement mais sûrement.















I appel sa maloki…. creole specialiste… allé vive ailleur zot la comprendre que ici c’est lq belle belle vie, payé pou gratte la fesse! Et se plaindre pour l’essence oui car ici un.grateur de cul nena loto toute…
ifofé comme les otres ; Ifo bozé son q et pa attendre la mane ton b du ciel
Le problème ici c est que nous sommes que des trouillards surtout ceux qui travaillent pour un salaire minable, et on fera rien pour cha’ger cela
L’enfer sur terre arrive a grand pas ! Les riches sur terre et les pauvres sous terre Même si vous donnez vos dernieres pieces a l’église ,,la maison du seigneur,, ils vont vous remercier lol
Ceux qui trinquent sont ceux qui travaillent et qui touchent le smic. Ils n’ont droit à aucune aide….. ils sont obligés d’avoir un véhicule pour aller bosser…. Et ça fait mal quand on voit autour de soi des gens qui ne travaillent pas ont des voitures tunées, qui font la fete tous les week ends avec la musique à fond, les grillades à n’en plus finir…. et qui au final rend la vie impossible à ceux qui travaillent et qui ne peuvent meme pas se reposer le week end….. Voilà les vrais précaires pas les cassos…. qu’on se le dise
Oui oui et encore oui c’est tjs les mêmes qui ont des primes et pour ceux qui disent de se mettre au RSA le jour où ceux qui bosse le feront vous allez voir si vous aurez encore les prime de naissance et prime par ci prime par la a n’en plus finir car faut pas oublier que les personnes au SMIC trinque pour tout et en plus on lui prélève sur son salaire pour financer des cassos qui se battent pour du papier toilette.