Air France-KLM a enregistré en 2025 un bénéfice net historique de 1,75 milliard d’euros, avec un chiffre d’affaires record de 33 milliards d’euros (+4,9 %). Une performance supérieure aux attentes, portée par deux facteurs majeurs : la montée en gamme des offres et la baisse du prix du carburant.
Le groupe a dégagé un bénéfice opérationnel de 2 milliards d’euros, avec une marge portée à 6,1 %. La stratégie consistant à attirer davantage de clients en classes affaires et premium s’est révélée payante. Parallèlement, la facture carburant a diminué de près de 400 millions d’euros.
Malgré ces bons résultats, le trafic n’a pas encore retrouvé son niveau d’avant-Covid : 102,8 millions de passagers en 2025, contre 104,2 millions en 2019.
Transavia et Orly : une réorganisation stratégique
Transavia, la filiale low-cost du groupe, a vu ses recettes annexes fortement progresser, notamment après la mise en place de la facturation des bagages cabine. Toutefois, elle affiche une perte d’exploitation de 52 millions d’euros.
Cette situation s’inscrit dans un contexte de réorganisation à Paris-Orly. Comme annoncé précédemment, Air France poursuit son retrait progressif des vols domestiques au départ et à l’arrivée d’Orly, au profit de Transavia. Cette transition, qui doit s’achever d’ici fin mars, marque la fin d’une époque pour certaines liaisons intérieures opérées historiquement par Air France depuis Orly.
Une dette encore élevée
La dette du groupe reste conséquente, à 8,4 milliards d’euros fin 2025, en hausse d’un milliard sur un an. Aucun dividende n’a été annoncé.
Pour 2026, Air France-KLM prévoit une capacité en hausse de 3 à 5 % et environ 3 milliards d’euros d’investissements, notamment pour moderniser sa flotte.
Après les pertes massives des années Covid, le groupe confirme son redressement, mais poursuit sa transformation stratégique, notamment autour d’Orly et de la montée en gamme.

















