Anissa Sadar, 50 ans, s’en est allée; Elle était, à sa manière, une ambassadrice de son île natale, en métropole

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C’est une nouvelle brutale, difficile à accepter, qui a plongé dans la tristesse tous ceux qui l’ont connue, aimée ou simplement croisée un jour sur leur chemin. Anissa Sadar est décédée vendredi 15 mai, dans l’Hexagone, à l’âge de 50 ans. Une disparition soudaine qui laisse sa famille, ses proches, ses amis sous le choc.

Maman de deux enfants, Chirine, 23 ans, et Elias, 18 ans, Anissa venait tout juste de célébrer son cinquantième anniversaire, le 14 février dernier. Elle devait retrouver sa Réunion natale au mois de juillet afin de fêter ce demi-siècle entourée des siens. Mais le destin en a décidé autrement.

Professeure des écoles à Bourges, Anissa vivait son métier comme une véritable vocation. Passionnée par l’enseignement, profondément investie auprès de ses élèves, elle était unanimement appréciée par les enfants comme par leurs parents. Depuis l’annonce de son décès, les témoignages se multiplient sur les réseaux sociaux, décrivant une enseignante bienveillante, attentive, généreuse, toujours à l’écoute et soucieuse du bien-être de chacun.

Mais Anissa ne se résumait pas à sa profession. Native de La Réunion, qu’elle avait quittée pour poursuivre ses études puis construire sa vie dans l’Hexagone, elle demeurait profondément attachée à son île. Elle en était, à sa manière, une véritable ambassadrice. À travers des émissions culinaires qu’elle animait avec passion, elle mettait à l’honneur les saveurs, les traditions et l’âme réunionnaise, avec cette authenticité et cette chaleur humaine qui la caractérisaient tant.

« Elle avait toujours ce sourire lumineux, capable d’éclairer les journées les plus grises »

Ceux qui l’ont connue gardent le souvenir d’une femme solaire. Anissa respirait la joie de vivre. Elle avait toujours le mot pour rire, ce sourire lumineux capable d’éclairer les journées les plus grises. Attentionnée envers ses proches, disponible pour ses élèves, elle prenait le temps d’écouter, de comprendre et d’aider. Tout ce qu’elle entreprenait, elle le faisait avec passion, sincérité et cœur.

Pour ma part, je connaissais Anissa depuis son adolescence, à La Réunion. J’étais un collègue de son père, feu Mic Sadar, photographe au Journal de l’île de La Réunion (JIR), lui aussi parti beaucoup trop tôt. Un homme au grand cœur, comme sa fille.

Je n’oublierai jamais l’accueil chaleureux qu’Anissa me réservait dans son petit appartement parisien lorsqu’elle était étudiante. Elle avait à peine vingt ans, moi une dizaine d’années de plus. Entre deux reportages à Paris, je passais la voir. Elle se faisait toujours un plaisir de cuisiner, puis nous allions nous promener dans les centres commerciaux. J’étais un peu comme un grand frère pour elle. Malgré les années et la distance imposées par nos vies professionnelles et familiales, certains souvenirs restent gravés à jamais.

C’est donc avec une immense émotion que j’ai appris son décès via les réseaux sociaux. Une nouvelle bouleversante, difficile à croire tant Anissa semblait portée par une énergie de vie inépuisable.

Aujourd’hui, ses proches pleurent une mère aimante, une fille attentionnée, une cousine toujours « rigolote », une amie fidèle, une enseignante admirée. Mais ils garderont surtout en mémoire une femme profondément humaine, généreuse et lumineuse. Une cérémonie est prévue, ce mercredi 20 mai, à 14h30, à Bourges, pour lui rendre un dernier hommage. Repose en paix, Anissa.

De là où tu es désormais, veille sur tes enfants, sur ta famille et sur tous ceux qui continueront à faire vivre ton souvenir. A sa maman, ses enfants, sa sœur Nassimah, son frère Idriss, à toute sa famille, au nom de Free Dom, je leur présente mes sincères condoléances.

Yves Mont-Rouge

[email protected]
Téléphone : 0692 85 39 64

7 Commentaires

  1. C’est un bel hommage pour elle mais combien na créole y vit loin de zot moun ? Et pendant ce temps là y dit c’est la mobilité qui doit être mis en exergue. Après bun voilà nout île lé en perpétuel transformation que ou voit pu. Pour beaucoup na plein d’activité que nous la pas fait. Des randonnées pou la plupart. Nous la pas bien profite tous les recoins de l’ile. Nous la pas bien apprécié. Na goyave papaille nous rêve de pommes et y dit pu nous rien. L’ exil c’est une séparation de out corps et de out âme. Y devrait pas fait ça ek les natifs de l’ile sauf pou cet y veut. Donner la liberté de choisir. Mais quand cette liberté lé fait en tel que sorte que ou na aucune alternative bun ou choisi la grisaille parce sous soleil lé bien joli mais quand faut compte toute centime après centime pou boucle le mois le choix lé vite fait.

  2. Vous quittez vos enfants , votre famille, er vos élèves, la France perd une des siens, au service de la nation, vous élevez l’ esprit patriotique pour avoir servir sans détour notre pays, vous êtes exemple comme tant d’ autres. Je dis à vos enfants eat à votre famille je les présente mes sincères condoléances , que l’ esprit de vouloir servir dépasse l’ esprit de la haine envers son pays.

  3. Voila une vraie patriote. Qui a travailler. Sans vouloir etre spécialement a la réunion..
    Qui na pas attendue la vie chere , ou le prétexte detre loin des siens.
    Une grande dame. Une femme professeur, qui a pensée dabord , a ses élèves. Que DIEU vous reçoive dans sa lumière éternelle. Et vous accorde sa miséricorde.

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