Baisse de la Ligne budgétaire unique (LBU) : lettre ouverte des élus locaux à la ministre des Outremers

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La lettre est signée des parlementaires Jean-Hugues Ratenon, Karine Lebon, Perceval Gaillard, Frédéric Maillot, Philippe Naillet et Evelyne Corbière Naminzo; Des bailleurs sociaux : LARMOS-OI; Des collectivités : La Région Réunion, La CIREST, Le TCO et La CASUD; De la chambre consulaire : Chambre de Métiers et de l’Artisanat; Des syndicats employeurs et employés : La CAPEB et La CGTR-BTP; Des associations de locataires : L’ADILSS et La CNL. Une copie a été également adressée à Sébastien Lecornu (Premier Ministre) et Vincent Jeanbrun (Ministre délégué au Logement). Voici ci-dessous le contenu de la lettre ouverte adressée à la ministre Naïma Moutchou :

« Madame la Ministre,

La crise du logement à La Réunion atteint un seuil critique qui appelle des réponses immédiates. Dans ce contexte, la trajectoire budgétaire envisagée pour la Ligne Budgétaire Unique (LBU) suscite une vive inquiétude.

Face aux premières annonces de l’État, nous vous avons interrogé et vos réponses sont loin de nous rassurer. Nous, élus, responsables syndicaux, bailleurs sociaux, acteurs économiques et associatifs de La Réunion, alertons solennellement sur les conséquences dramatiques de ce choix budgétaire.

En effet, la dotation envisagée pour 2026, en forte baisse par rapport aux 85,65 millions deuros mobilisés en 2024 et 78,5 millions d’euros en 2025, ne permet en aucun cas de répondre aux besoins du territoire. Elle est manifestement insuffisante au regard de lampleur de la demande et des opérations nécessaires, tant en matière de construction que de réhabilitation. Nous vous rappelons que lintégralité des crédits affectés à La Réunion – tant en autorisations d’engagement qu’en crédits de paiement – a été consommé. L’année dernière, certains bailleurs ont même été contraints de recourir à des relais de trésorerie, ce qui traduit de manière explicite l’insuffisance des crédits de paiement pour couvrir les besoins identifiés.À La Réunion, plus de 53 000 demandes de logement sont en attente. Derrière ce chiffre, ce sont des milliers de ménages confrontés à des conditions de vie dégradées, sans perspective damélioration à court terme. Le parc privé, lui aussi sous tension, ne constitue pas une alternative crédible.

Dans ce contexte, la baisse des crédits de la LBU compromet des projets prêts à être lancés, essentiels pour répondre à lurgence sociale. Elle entraînera une forte baisse de la production de logements, une aggravation des délais dattribution et du mal-logement alors même que la production de logements sociaux demeure très en deçà des besoins : en 2025, seuls 1 024 logements sociaux (LLS/LLTS) ont été financés à La Réunion alors qu’il nous faudrait a minima trois fois plus de logements.

Les conséquences seraient également majeures sur le plan économique. À La Réunion, le logement social a représenté plus de 50 % de la commande publique du secteur du bâtiment et des travaux publics en 2024. Dans ces conditions, fragiliser le financement du logement social aggraverait le mal-logement, freinerait laménagement du territoire et pénaliserait durablement l’économie locale.

À ce stade, aucun recul nest acceptable. Le maintien en 2026 du niveau de financement de 2025 est un minimum indispensable. Descendre en dessous entraînerait un arrêt brutal de la construction et la réhabilitation de logements sociaux, avec des conséquences immédiates. Ce maintien, à lui seul, ne permettra toutefois pas de répondre à lampleur des besoins.

Aussi, il ne nous a pas échappé que le Gouvernement a annoncé un vaste plan de relance du logement dans l’Hexagone, avec l’objectif de produire 2 millions de logements d’ici 2030. Dans le même temps, la baisse envisagée de la Ligne Budgétaire Unique pour les Outre-mer apparaît en totale contradiction avec cette ambition nationale.

À l’heure où les besoins explosent à La Réunion, cette trajectoire budgétaire suscite une incompréhension profonde et interroge sur la place accordée aux territoires ultramarins dans l’effort national de solidarité.

Le logement social ne peut être traité comme une variable dajustement budgétaire. Il constitue un levier fondamental de cohésion sociale, de dignité humaine et de développement économique.

En conséquence, nous demandons le rétablissement a minima de la Ligne Budgétaire Unique à un niveau équivalent à 2025, montant déjà insuffisant face aux besoins réels de La Réunion, ainsi quun engagement clair sur la pérennité de ce financement ».

Yves Mont-Rouge

[email protected]
Téléphone : 0692 85 39 64

4 Commentaires

  1. TOUOURS DEMANDER A Mr MELCHIOR ET Mm BELO ET LES MAIRES DE MERDE Q’UIL Y A LA REUNION??? POURQUOI????Z’OT I CONNAIT POURQUOI MAIS I DONNERAS PAS NOUS LES REUNIONNAIS DES REPONSES????NéNA BEAUCOUP DE CHOSES QUE LE GOUVERNEMENT ET L »EUROPE I DONNERAS PLUS A NOUS A L’AVENIR MAIS I FAUT QUE LES RESPONSABLES DE LA REUNION I EXPLIQUE A NOUS POURQUOI????????????????

  2. Arrête construire zimeuble pou mette n’importe qui et qui fait n’importe quoi !!! en plus i faut alimenter tous ces logements en eau !!! tous les ans problème de sécheresse….
    Logez déjà correctement les Réunionnais !!! L’île n’est pas extensible , elle ne peut pas accueillir toujours plus d’habitants !!! il faut la Préférence Régionale pour le Logement : c’est une volonté politique !!! encore faut-il en avoir le courage !!!! Mesdames et Messieurs les élus la balle est dans votre camp !!!! il faut mettre en avant les spécificités de l’île !!!

  3. Peut être inverser la tendance permettrait de diminuer la demande… C’est à dire freiner le taux de natalité chez les jeunes désœuvrés adeptes d’allocations et l’immigration Forte des îles voisines…

  4. Monsieur le PRÉFET de la RÉPUBLIQUE.
    En ma qualité de Retraite Assermenté , appliqué à la vie politique sociale et économique de mon Département , vour la situation dégradante de la politique économique de la France mon pays, cette politique d’ endettement depuis plus de 30 ans de la mauvaise gestion des précédentes gouvernance, aujourd’hui devant cette situation devrions nous pas mettre en question du redressement de la France , au lieu de vouloir continuer avoir plus pour gérer plus vers la malversation économique et sociale de notre Département. Hors , quand nous savions tous la continuité des dépenses inutiles et exorbitants de la REGION RÉUNION, les grands voyages, inutiles, les cadeaux financiers par millions, une route, la plus chère du monde inachevée sous deux mandatures , et revue pour une visibilité qu’ en l’ an 2030 ne serait t’ il pas temps aussi de chercher à savoir la gestion plus finement de tout cet argent parti . comment, et où ? pour redonner de la couleur financiers dans le département 974 . Aussi dire aux français la vérité. J’ai dit , et je reprends un débat qu’ il y a eu lieu avec Monsieur le Président Édouard LECLERC du groupe LECLERC, heureusement MACRON est encore là. Tient beau ensemble et largue pas autres trop d’ amalgames et de mensongèries aux citoyens 874 où plus de 75 % non aucune notion de la politique économique. C’est trompé le peuple et mentir. Surtout quand fait il un pêcheur poissons où une société l’ a gagné 5000 000 et comment aujourd’hui on peut demander encore L’ ÉTAT FRANÇAIS il n’ y en a passé, mettre encore. Je m’ interroge….. .

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