Le faste des podiums a un goût de cendres ce matin. Alors que la Fashion Week de Paris ouvrait ses portes en grande pompe ce mardi 20 janvier, la réalité sociale a rattrapé la Première dame à la sortie du défilé Louis Vuitton. Sous les dorures de la Fondation, c’était le luxe et les petits fours ; sur le trottoir, c’était la bronca. Brigitte Macron a été copieusement huée par une foule qui ne supporte plus ce spectacle de l’arrogance.
« Le mépris en veste officier »
Le décor était pourtant « bucolique », nous dit-on. Mais pour les Français qui voient leur compte en banque virer au rouge dès le 10 du mois, il n’y avait rien de poétique à voir Madame Macron s’afficher aux côtés de Bernard Arnault. Arborant sa « veste officier » fétiche et un sac monogrammé qui coûte probablement six mois de loyer pour un ouvrier, la Première dame semble vivre dans une galaxie lointaine, très lointaine.
Alors qu’on nous martèle qu’il faut « travailler plus » et accepter des « sacrifices nécessaires », voir l’épouse du chef de l’État se pavaner en cuir et cachemire au premier rang d’un défilé de milliardaires est plus qu’une maladresse : c’est une insulte.
Des sifflets en guise d’applaudissements
Mais cette fois, le vernis a craqué. À sa sortie, ce ne sont pas des compliments sur son « brushing signature » que Brigitte Macron a récoltés, mais une pluie de huées et de sifflets. Un accueil glacial qui vient rappeler une réalité brutale : on ne peut pas demander de la sobriété aux citoyens tout en s’affichant avec arrogance au cœur de l’indécence financière.
Cette « histoire d’amour » entre la Première dame et Louis Vuitton selon Femme Actuelle, ressemble de plus en plus à un divorce consommé avec la France d’en bas. On ne parle plus ici d’élégance, mais d’une déconnexion totale, presque royale.
Qu’elle porte du cuir ou de la laine, Brigitte Macron semble avoir oublié une règle de base : en période de crise, la discrétion est la moindre des politesses. À force de vouloir « briller » dans les salons dorés, le couple présidentiel finit par s’aveugler sur la colère qui gronde. Le luxe est un plaisir qui coûte cher, mais au vu de l’accueil reçu ce mardi, c’est peut-être politiquement qu’il coûtera le plus cher.
















