Ce jeudi 26 février 2026, sous un soleil de plomb, plus d’une centaine d’élèves du Lycée Paule Pignolet de Fresne Rivière ont fait entendre leur voix. Seul établissement secondaire de Trois-Bassins, le lycée est à nouveau le théâtre d’une colère profonde face à l’annonce d’une suppression de classe qui menace de saturer les effectifs à la rentrée prochaine.
Le traumatisme de la « Génération 2008 » : un cri collectif
Pour ces élèves de terminale, la peur de voir les effectifs grimper à 40 n’est pas théorique : c’est un souvenir bien réel. Micro en main, les témoignages de Michael et de ses camarades s’enchaînent. Les voix se succèdent pour rappeler que la « Génération 2008 » a déjà subi des conditions indignes : « On a été là quand on était 40 par classe, il y en avait qui étaient assis par terre, il y en avait hors de la classe ».Ils rappellent avec force qu’à l’époque, la création d’une huitième classe de seconde en urgence avait engendré un « bordel pas possible » dans les emplois du temps. En manifestant aujourd’hui, ils refusent que l’histoire se répète, faisant écho à la crise d’août 2023 où le manque de chaises forçait les enseignants à faire cours au sol.
Un combat pour des conditions dignes
Derrière leurs pancartes, les lycéens disent craindre une dégradation de leurs conditions d’étude. Ils redoutent à la fois une hausse des effectifs par classe et une éventuelle réduction des moyens humains. « On ne veut pas perdre nos professeurs, on ne veut pas être entassés », confient plusieurs d’entre eux. À leurs yeux, l’augmentation du nombre d’élèves par salle aurait un impact direct sur la qualité de l’enseignement et sur la valeur de leur diplôme. Les manifestants affirment vouloir rappeler que leur avenir scolaire ne peut être dicté uniquement par des arbitrages budgétaires.
Dialogue rompu et climat de tension
La mobilisation s’est déroulée dans une atmosphère tendue. Selon les élèves présents, certains enseignants auraient exprimé leur compréhension face au mouvement. Les manifestants estiment en revanche que l’administration a cherché à leur imputer la responsabilité des perturbations, notamment après avoir refusé l’accès à des retardataires le matin même.
Ils affirment également avoir été mis en cause lorsqu’ils ont évoqué leurs expériences passées de classes surchargées. Certains dénoncent avoir été filmés sans autorisation et rapportent des propos du chef d’établissement indiquant qu’il représenterait avant tout l’institution. Des déclarations qui ont nourri un sentiment d’incompréhension parmi les élèves.
Soutenus par une partie du personnel éducatif, les lycéens préviennent que le mouvement pourrait se poursuivre. Ils assurent attendre des réponses claires du rectorat et se disent prêts à maintenir la pression dans les prochains jours si aucune solution concrète n’est annoncée.
Crédit Photo & Vidéo : Souvenirs Ancrés

















