Ce mardi, à l’Hôtel de Région, une nouvelle étape majeure a été franchie pour l’inclusion professionnelle. En présence de Françoise Descamps-Crosnier, Présidente du Comité national du FIPHFP, la Région Réunion a officialisé le renouvellement de sa convention de partenariat. Un engagement financier et humain massif pour faire du handicap une richesse et non plus un obstacle.
« L’égalité réelle ne se décrète pas, elle se construit. »
C’est par ces mots que Lorraine Nativel, représentant la Présidente Huguette Bello, a ouvert la séance de signature de cette convention d’envergure. Avec une enveloppe globale portée à 1,4 million d’euros, soit quasiment le double de la précédente enveloppe, la collectivité régionale affiche une ambition claire : passer de la compensation administrative à une inclusion humaine et durable.

Des chiffres au-delà des obligations légales
Si la loi impose un taux d’emploi de 6 % de travailleurs handicapés, la Région Réunion fait figure de bon élève. Avec 250 agents en situation de handicap (RQTH), la collectivité atteint un taux de 8,5 %, marquant une progression fulgurante de 60 % depuis 2022.
Cependant, pour l’institution, la réussite ne se limite pas aux statistiques. L’objectif de ce nouveau partenariat avec le Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP) est d’approfondir l’accompagnement personnalisé : aménagement des postes, accès facilité à la formation et, surtout, sécurisation des parcours professionnels.

Briser le tabou du handicap invisible
Le témoignage de la mère de Vincent Sileza, particulièrement émue, a rappelé la réalité du handicap invisible.
« Vincent a eu un parcours très difficile, mais il a eu la chance de rencontrer des gens bien à la Région », a-t-elle confié.
Soulignant le combat quotidien des familles, elle a livré un constat lucide :
« Son handicap ne se voit pas. Il faut toujours expliquer, expliquer, expliquer… On passe notre vie à expliquer. »
Pour elle, l’intégration au sein de la collectivité est une victoire car, enfin, « on ne juge pas ».
Serge Coutin, agent en lycée, a partagé son émotion : la peur initiale d’être « mis à l’écart » à cause d’un handicap invisible, puis le soulagement d’avoir été écouté et accompagné vers une stagiairisation.
« Le handicap n’efface ni le talent, ni l’engagement », a rappelé Lorraine Nativel, soulignant que la diversité des parcours est un levier d’innovation pour le service public.

Face à ces parcours de « combattants », les agents présents ont interpellé l’institution sur la nécessité d’agir plus tôt.
« Il faut commencer la sensibilisation dès le primaire et au collège », a plaidé Gaëlle Gastrin, déplorant que les enfants bénéficiant d’une AESH soient encore trop souvent mis de côté.
Dominique Turpin, Responsable du Qualité de Vie au Travail, a ainsi évoqué des initiatives innovantes comme le « théâtre-forum », utilisé pour confronter les managers et les collègues aux situations de discrimination vécues, afin de « remuer les consciences » et faire évoluer les regards.
Un pacte pour l’avenir
Pour Françoise Descamps-Crosnier (FIPHFP), l’enjeu est aussi celui de « la proximité et de la ressource formation, » notamment dans les CFA, pour que les jeunes en situation de handicap trouvent leur place dès l’entrée dans la vie active.


Le point d’orgue de cette journée a été la remise symbolique de certificats de reconnaissance professionnelle à six agents contractuels de la collectivité. Au-delà du protocole, ce geste vient valider officiellement leurs compétences et leur parcours au sein de l’institution. Cette certification marque une étape décisive dans leur carrière, prouvant, s’il le fallait encore, que le talent et le professionnalisme des agents réunionnais s’expriment pleinement dès lors que l’environnement de travail est adapté et inclusif.


En doublant les moyens alloués à cette politique, la Région Réunion ne signe pas seulement un acte administratif. Elle réaffirme que la fonction publique de demain sera celle qui ne laisse personne sur le bord du chemin, transformant chaque spécificité individuelle en une force collective au service de l’intérêt général.

















briser le tabou oui mais volé utilise les fonds à bon escient.
mi espère que zoti compran moua
C’est claire , ils animent la galerie , is ne vivrent réellement pas le poids de souffrance des parents ! Pour Quoi ? Parce qu’ils n’ont jamais vécu cette douleur quotidienne, donnez votre âme au diable et laissez nous souffrir en paix
pourquoi pointer du doigt ces personnes porteuses de handicap, qui ont peut être envie aussi de se faire discrète ?
c vrai satzotive c subventions ….
j’ai travaillé 4 année la région avec RQTH à 80% j’avais 61 ans, avec la nouvelle présidente je reçois un courrier, votre contrat sera pas renouvelé, zot en fou de out handicap.