Le 22 juin marque la Journée mondiale du don d’organes, une date importante pour rappeler qu’un seul donneur peut sauver plusieurs vies. Chaque année, cette journée est l’occasion d’informer le public, de sensibiliser les familles et de rappeler l’importance de parler de sa position avec ses proches.
À La Réunion comme ailleurs, de nombreux patients attendent une greffe. Derrière les chiffres, il y a surtout des hommes, des femmes, parfois des enfants, qui vivent au rythme des traitements, des hospitalisations et de l’attente d’un appel capable de changer leur vie.
Le don d’organes reste encore un sujet délicat pour beaucoup de familles. Pourtant, en France, toute personne est considérée comme donneuse après son décès, sauf si elle a exprimé un refus de son vivant. Dans les faits, les équipes médicales échangent toujours avec les proches au moment du décès, ce qui rend la discussion familiale essentielle.
Beaucoup de refus surviennent simplement parce que la famille ne connaît pas la volonté du défunt. Parler du don d’organes avant qu’un drame ne survienne peut donc éviter de lourdes hésitations dans des moments déjà très difficiles.
Les progrès de la médecine permettent aujourd’hui de greffer plusieurs organes : reins, foie, cœur, poumons ou encore pancréas. Certaines greffes peuvent offrir plusieurs décennies de vie supplémentaire aux patients. D’autres permettent tout simplement de sortir d’une situation d’urgence vitale.
Le don ne concerne pas uniquement les organes. Les tissus, comme la cornée, peuvent aussi être prélevés afin d’aider d’autres patients à retrouver une meilleure qualité de vie.
À travers cette journée mondiale, les professionnels de santé souhaitent surtout faire passer un message simple : s’informer et en parler autour de soi peut réellement sauver des vies.
À La Réunion, où la solidarité occupe une place importante dans de nombreuses familles, cette question touche directement la population. Chaque donneur potentiel représente un espoir immense pour les patients en attente de greffe, sur l’île ou ailleurs.
En cette journée du 22 juin, chacun est invité à prendre quelques minutes pour réfléchir à sa position et surtout en discuter avec ses proches. Parce qu’au-delà des démarches médicales, le don d’organes reste avant tout un acte profondément humain.
Journée nationale du don d’organes le 22 juin :
un jour pour en parler, des milliers de vies sauvées !
À l’approche de la Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe, et de reconnaissance aux donneurs, l’Agence de la biomédecine lance un appel :
« Rappelez à vos proches que vous êtes donneur. Si nous le disions tous, des milliers de vies seraient sauvées chaque année. »
Pourquoi est-il essentiel d’en parler ?
Parce que le don d’organes ne se fait jamais sans que les proches du défunt soient consultés.
En France, depuis la loi Caillavet du 22 décembre 1976, chacun est considéré comme donneur d’organes, sauf s’il a exprimé son refus de son vivant. Les équipes médicales ont donc l’obligation de vérifier, en consultant le Registre national des refus puis en échangeant avec les proches, que la personne décédée ne s’était pas opposée au don avant d’envisager tout prélèvement.
En l’absence de discussion préalable, le doute conduit parfois les familles à s’opposer au prélèvement. Ainsi, plus d’un tiers des dons ne peuvent être réalisés, alors même que 8 Français sur 10 sont favorables au don de leurs organes après leur décès. Pourtant, seul un Français sur deux a fait connaître sa volonté à ses proches.
Rappeler à ses proches que l’on est donneur d’organes, c’est un geste simple qui peut sauver des vies.
Le 22 juin, une seule question mérite d’être posée :
« Mes proches connaissent-ils ma volonté concernant le don de mes organes ? »
Un acte de générosité qui sauve des vies
En France, 1 590 personnes ont fait don de leurs organes en 2025, permettant la réalisation de 6 148 greffes et offrant une seconde chance à des milliers de patients.
Malgré cette activité en progression, 23 294 patients étaient toujours inscrits sur la liste nationale d’attente au 1er janvier 2026, dans l’espoir d’une greffe susceptible de leur sauver la vie.
Quelques chiffres à La Réunion
En 2025 :
- 21 patients étaient en attente d’une greffe de cœur ;
- 439 patients étaient en attente d’une greffe de rein ;
- 10 greffes de cœur ont été réalisées ;
- 94 greffes de rein ont été réalisées.
Don d’organes : 6 informations essentielles
- Le don n’est pas automatique. En l’absence d’inscription sur le Registre national des refus, les proches sont systématiquement consultés avant tout prélèvement.
- La carte de donneur n’existe plus. Aucun document n’est nécessaire. Ce qui compte, c’est d’avoir exprimé sa volonté à ses proches.
- Il n’y a pas de limite d’âge. Il est possible de donner ses organes après 80 ans. C’est leur état qui est évalué, et non l’âge du donneur.
- L’attribution des greffons est équitable. Chaque greffe est attribuée selon des critères médicaux stricts, en privilégiant les situations les plus urgentes.
- Le don est compatible avec les principales religions. Les grandes religions monothéistes pratiquées en France autorisent le don d’organes, qui ne remet pas en cause les rites funéraires.
- Le corps est respecté. Le prélèvement est réalisé au bloc opératoire dans les mêmes conditions qu’une intervention chirurgicale. Le corps est ensuite restauré avec le plus grand respect avant d’être restitué à la famille.
















