À La Possession, un courrier du préfet de La Réunion, daté du 15 juin 2026, vient relancer le débat sur le fonctionnement démocratique du conseil municipal.
Cette lettre fait suite à un signalement de Vanessa Miranville, ancienne maire de La Possession (2014-2026) et aujourd’hui conseillère municipale d’opposition. Candidate lors des élections municipales de 2026 sous les couleurs de son mouvement Citoyens de La Réunion en Action (CREA), elle avait été battue au second tour par Erick Fontaine, désormais maire de la commune.
Dans le courrier adressé à Vanessa Miranville, le préfet indique avoir examiné la délibération du 25 avril 2026 modifiant le règlement intérieur du conseil municipal, notamment les modalités d’exercice du droit d’expression des élus n’appartenant pas à la majorité.
Le représentant de l’État rappelle qu’à partir du moment où la majorité municipale utilise les nouveaux outils de communication de la commune, elle ne peut pas limiter l’expression des élus de l’opposition au seul magazine municipal.
Le préfet souligne également qu’en application de l’article L.2121-19 du Code général des collectivités territoriales, aucun principe général ni aucune disposition législative ou réglementaire n’autorisent un maire à priver un conseiller municipal de son droit à l’expression.
Autre élément important, le préfet précise que son courrier adressé au maire doit être compris comme un recours gracieux, une démarche officielle invitant la collectivité à revoir sa décision avant un éventuel contentieux.
À la suite de cette réponse, Vanessa Miranville a salué cette prise de position sur les réseaux sociaux, estimant qu’il s’agissait d’un rappel au respect de la démocratie locale. Elle affirme que « la voix des Possessionnais qui ont choisi notre équipe devra continuer à être entendue ».
À ce stade, la mairie de La Possession n’a pas encore communiqué publiquement sur ce courrier préfectoral.
Cette intervention du contrôle de légalité rappelle que le pluralisme et la liberté d’expression des élus, qu’ils appartiennent à la majorité ou à l’opposition, constituent des principes fondamentaux du fonctionnement des collectivités territoriales.

















Quelle bande d’amateur ! Comment ils ont pu ne pas voir que c’était illégal ?
À Saint André et à la cirest c’est pire mr le préfet déjà deux plaintes pour harcèlement contre bedier, toujours à Saint André un adjoint et élu au conseil communautaire confond son travail de surveillant pénitentiaire a son rôle d’élu il harcèle le personnel de France service de ces mots il va flicque