Alerte Mpox : huit nouveaux cas en juin, l’ARS La Réunion appelle les voyageurs à la vigilance

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À quelques jours des vacances scolaires, l’Agence régionale de santé (ARS) de La Réunion renforce son niveau d’alerte face à la progression de la variole B (Mpox). Depuis le début de l’année, 20 cas ont été confirmés sur l’île, dont huit nouveaux au cours du seul mois de juin, traduisant une accélération de la circulation du virus ces dernières semaines.

Les autorités sanitaires soulignent que 15 de ces 20 cas sont des cas importés, principalement chez des voyageurs revenant de Madagascar, où l’épidémie demeure active. Les cinq autres sont des contaminations locales, dont trois correspondent à une transmission secondaire à partir d’un cas importé, preuve que le virus peut continuer à circuler sur le territoire après son introduction.

Les investigations de l’ARS et de Santé publique France montrent que la majorité des contaminations sont liées à des contacts intimes, notamment lors de séjours récents à Madagascar. Tous les cas importés recensés jusqu’à présent concernent des hommes ayant séjourné dans la Grande Île, la principale exposition à risque rapportée étant des rapports sexuels.

Dans ce contexte, l’ARS recommande vivement aux personnes prévoyant de se rendre à Madagascar ou dans une autre zone où le virus circule activement de se renseigner sur la vaccination avant leur départ, en particulier si elles sont susceptibles d’avoir de nouveaux partenaires sexuels pendant leur séjour. Les voyageurs sont également invités à respecter les gestes barrières, à se laver régulièrement les mains, à éviter tout contact avec une personne présentant une éruption cutanée ainsi qu’avec des objets potentiellement contaminés, tels que le linge, la literie ou la vaisselle.

L’Agence rappelle que le Mpox se transmet principalement par contact physique étroit, notamment lors des rapports intimes, par contact direct avec les lésions cutanées ou les muqueuses d’une personne infectée, mais aussi par l’intermédiaire d’objets contaminés. La transmission par les gouttelettes respiratoires reste rare et nécessite un contact prolongé en face à face.

À Madagascar, l’épidémie continue de progresser. Selon le dernier bulletin du Centre des opérations d’urgence de santé publique (COUSP), relayé par le ministère de la Santé, le pays comptabilisait, à la date du 25 juin, 3 763 cas notifiés, dont 2 361 cas confirmés en laboratoire, répartis dans 69 districts, parmi lesquels 36 restent actifs. Le bilan humain s’est également alourdi avec 13 décès enregistrés depuis l’apparition de la maladie en décembre 2025, dont plus de la moitié au cours des six dernières semaines.

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