La Réunion face au défi de la sous-assurance

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Dans une récente analyse, l’Institut d’émission des départements d’outre-mer (IEDOM) met en lumière un enjeu de plus en plus préoccupant pour La Réunion : la combinaison entre la montée des risques liés au changement climatique et un niveau de sous-assurance encore trop important sur le territoire.

L’île est particulièrement exposée aux phénomènes météorologiques extrêmes, tels que les cyclones, les pluies diluviennes, les inondations, les mouvements de terrain ou encore les épisodes de sécheresse. Avec le réchauffement climatique, ces événements sont appelés à devenir plus fréquents et plus intenses, entraînant des conséquences humaines, matérielles et économiques de plus en plus lourdes.

Face à cette réalité, l’IEDOM souligne que de nombreux particuliers, entreprises et parfois même certaines collectivités ne disposent pas d’une couverture d’assurance suffisante pour faire face à un sinistre majeur. Cette sous-assurance peut concerner des biens insuffisamment garantis, des contrats qui ne reflètent plus la valeur réelle des biens ou encore l’absence de certaines garanties essentielles.

L’institut rappelle que cette situation peut avoir des conséquences importantes : après une catastrophe naturelle, les ménages et les entreprises insuffisamment assurés doivent souvent supporter eux-mêmes une partie importante des coûts de reconstruction ou de remplacement de leurs biens, ce qui fragilise durablement leur situation financière.

Pour l’IEDOM, renforcer la culture du risque, mieux informer les assurés et adapter progressivement les contrats d’assurance aux nouvelles réalités climatiques constituent désormais des enjeux majeurs. L’objectif est de permettre à La Réunion de mieux faire face aux événements climatiques à venir et de renforcer la résilience de l’ensemble du territoire.

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