Ce matin, dans les 24 communes de La Réunion, une même démarche citoyenne a pris forme pour une heure. Pendant que la mobilisation « Bougeons pour l’inclusion » traversait l’ensemble de l’île, familles, enfants et soutiens se sont réunis devant leurs écoles pour marcher ensemble en direction des mairies et interpeller les élus sur l’inclusion scolaire et sociale des enfants en situation de handicap — un droit fondamental, et non une faveur.
Au total, près de 900 parents se sont mobilisés à travers toute La Réunion pour porter ce message en faveur de l’inclusion.
Sur ces images, vous allez voir les départs de Saint-Pierre et de Saint-Joseph ce matin : des marches courtes, d’environ 30 à 40 minutes, mais lourdes de sens. Elles symbolisent le chemin quotidien que parcourent les familles concernées pour faire reconnaître leurs droits et faire entendre leur voix auprès des décideurs.
Retour en images sur ces mobilisations dans le Sud de l’île.
Saint-Joseph :
Fontaine Fabien, parent d’un enfant autiste, explique pourquoi cette mobilisation est essentielle et alerte sur le manque d’accompagnement et d’AESH dans les écoles.
Présent à Saint-Joseph, Jeannot Lebon, candidat aux municipales, détaille sa position sur l’inclusion et le rôle que doivent jouer les collectivités aux côtés des familles et des établissements scolaires.

Saint-Pierre :



















Le 21 février, La Réunion marche pour faire de l’inclusion une norme
Le 21 février prochain, de 9h30 à 10h30, un même mouvement traversera les 24 communes de La Réunion. Son nom : “Bougeons pour l’inclusion”. Son objectif : rendre visibles les enfants en situation de handicap et rappeler une évidence trop souvent négligée :
l’inclusion scolaire n’est ni une faveur ni un aménagement, mais un droit fondamental.
À l’initiative du Collectif Les Enfants Invisibles 974 et de l’association Enfants Autistes 974 – Le Nouvel Écolier, ce relais citoyen se veut à la fois symbolique et concret. Dans chaque commune, un départ sera donné depuis une école en direction de la mairie. Un trajet court, entre 30 et 40 minutes, mais lourd de sens. Il représente le chemin que les enfants concernés et leurs familles parcourent chaque jour pour faire reconnaître et respecter leurs droits.
Arrivés devant l’hôtel de ville, les participants inviteront les maires et candidats aux élections municipales à signer un engagement public en faveur de l’inclusion. Le texte est clair : garantir, sur le territoire communal, l’accès effectif à l’éducation, aux services, aux espaces publics et à la vie citoyenne pour les enfants et les personnes en situation de handicap. Il ne s’agit pas d’un simple geste symbolique, mais d’un positionnement moral et politique.
Car les besoins évoluent rapidement. Il y a une quinzaine d’années, les établissements accueillaient en moyenne un enfant en situation de handicap. Aujourd’hui, les situations se multiplient et les associations alertent : demain, il pourrait y avoir au moins deux enfants concernés par classe. Cette réalité impose une anticipation des moyens humains, des accompagnements et des adaptations pédagogiques. Sans une volonté affirmée des décideurs publics, les familles continueront de se heurter à des obstacles administratifs et matériels.
Au terme de la mobilisation, les engagements signés dans les 24 communes seront collectés puis remis officiellement au Recteur de l’Académie de La Réunion. Une manière de porter la voix des enfants et de leurs familles au plus haut niveau institutionnel.
Au-delà de la marche, “Bougeons pour l’inclusion” porte une conviction : un changement de regard est nécessaire. L’inclusion ne doit plus être considérée comme une exception à gérer, mais comme la norme d’une société juste, accessible et partagée par tous.
Le 21 février, pendant une heure, La Réunion marchera pour rappeler que chaque enfant a sa place. Partout. Et sans condition.

















