Figure reconnue de la scène culturelle réunionnaise, Vincent Fontano, acteur, réalisateur et metteur en scène, s’est imposé au fil des années comme un créateur singulier, à la croisée du théâtre et du cinéma. Son parcours artistique, marqué par des succès critiques, est aujourd’hui assombri par de graves accusations rendues publiques par le média «
Né dans les années 1980, Vincent Fontano débute dans le milieu artistique au milieu des années 2000 en fondant la compagnie Kèr Béton, avec laquelle il développe un théâtre ancré dans les réalités sociales et culturelles de La Réunion.
Formé au conservatoire de l’île, il écrit et met en scène plusieurs pièces explorant notamment l’identité créole, souvent en langue réunionnaise. Son travail est progressivement reconnu, au point qu’il devient artiste associé des structures culturelles publiques locales.
Des accusations de violences sexuelles révélées en 2026
Vincent Fontano élargit ensuite son activité au cinéma. Son court métrage Blaké (2019) rencontre un important succès critique et remporte plusieurs distinctions, dont le Grand Prix du court métrage au Festival de Clermont-Ferrand.
Il confirme cette reconnaissance avec d’autres projets, comme Sèt Lam, également primé à l’international. Son travail est souvent décrit comme singulier et expérimental, mêlant influences théâtrales et univers visuel marqué.
En avril 2026, une enquête du média « Les Jours » révèle des accusations visant le metteur en scène. Selon cette enquête, quatre femmes dénoncent des faits de violences sexuelles, dont deux accusations de viol et deux de harcèlement sexuel. Les faits allégués auraient eu lieu dans le cadre de faux castings organisés au domicile du réalisateur.
Les témoignages évoquent des situations où des jeunes comédiennes auraient été approchées pour des projets artistiques avant que les rencontres ne prennent une tournure abusive.
Une contestation des faits par l’intéressé
Contacté par les journalistes, Vincent Fontano conteste l’ensemble des accusations portées contre lui. À ce stade, ces accusations relèvent d’une enquête journalistique et de témoignages : aucune décision judiciaire n’a été mentionnée dans les informations disponibles au moment de la publication.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de libération de la parole autour des violences sexuelles, y compris dans les milieux artistiques ultramarins. L’enquête évoque également un environnement où les rapports de pouvoir et la proximité des réseaux culturels locaux peuvent compliquer la dénonciation des faits.
Réaction de plusieurs associations : » Le silence protège les agresseur·euse·s. Ensemble, brisons-le ! »
Voici ci-dessous la réaction des associations « NousToutes974 », « Mouvman FH+ », « CGTR Spektak » et « Union des Femmes Réunionnaises » (UFR) :
« Suite à la publication de l’enquête du média national «Les Jours» mettant en cause un réalisateur réunionnais pour des faits présumés de viols et de harcèlement sexuel dans le cadre de faux castings, nos organisations refusent de se taire.
Ce que révèle cette enquête n’est pas seulement une série de témoignages accablants. C’est un système. Un système où des rapports de pouvoir sont utilisés pour exploiter, manipuler et contraindre. Un système où de jeunes femmes, souvent en début de parcours, sont placées dans des situations de vulnérabilité extrême. Un système où le silence, la peur et l’entre-soi permettent à ces violences de perdurer.
Nous le disons clairement : il ne s’agit pas « d’affaires individuelles » qu’il suffirait de laisser à la justice. Il s’agit d’un problème structurel, profondément ancré dans les milieux professionnels, y compris dans le secteur culturel réunionnais.
Les faits présumés décrits dans l’article sont inadmissibles. Encore unefois, un homme en position de pouvoir aurait présumément abusé de sa position à des fins égoïstes et perverses, profitant de la jeunesse, de la naïveté, et surtout de l’envie de travailler de jeunes comédiennes.
La présomption d’innocence ne peut pas être utilisée comme un bouclier pour éviter toute remise en question collective ni entretenir l’impunité des agresseurs supposés. Elle ne doit jamais servir d’alibi à l’inaction.
Protéger des personnes potentiellement victimes n’est pas condamner, c’est assumer une responsabilité. C’est donner une valeur à leurs témoignages, trop souvent remis en question ou invisibilisés.
Nous dénonçons avec force toute forme de complaisance, de relativisation ou de silence face à ces faits. Aucun statut, aucune reconnaissance artistique, aucune position sociale ne doit placer quiconque au-dessus de l’exigence fondamentale de respect.Nous interpellons directement les institutions publiques, les structures culturelles et les financeurs. Continuer à soutenir, programmer ou légitimer, sans condition, des personnes mises en cause dans des affaires aussi graves, c’est prendre une responsabilité politique. C’est envoyer un signal désastreux aux personnes victimes. C’est contribuer à maintenir un climat d’impunité.
Nous tenons également à saluer la position courageuse de la directrice de théâtre mentionnée dans l’article qui a fait le choix de ne plus travailler avec ce prédateur présumé, au nom de son devoir de protection et de prévention d’éventuelles victimes. Dans un contexte où trop d’acteur·rice·s culturel·le·s préfèrent détourner le regard, cette décision démontre qu’il est possible d’agir concrètement, sans attendre, pour protéger les comédien·ne·s. Ce choix est exemplaire. Il trace une ligne claire : celle de la responsabilité, de l’éthique et du refus de toute complaisance face aux violences sexistes et sexuelles.
Nous saluons le travail de la journaliste Juliette Pierron, ainsi que le média «Les Jours », qui ont fait le choix de publier . Dans un contexte où les pressions existent, ce courage est essentiel. Nous encourageons la presse à ne jamais se taire et à continuer d’exercer pleinement son rôle de contre-pouvoir.
Nous affirmons notre soutien total aux personnes victimes qui ont témoigné. Leur parole est précieuse, courageuse, et nécessaire. Elle doit être entendue, être prise au sérieux et protégée : nous vous croyons et nous vous soutenons.
Nous appelons à un sursaut . À une rupture claire avec les logiques d’omerta dans le milieu culturel réunionnais. À la mise en place immédiate de dispositifs de prévention, de signalement et de protection réellement efficaces. À une conditionnalité stricte des financements publics au respect d’engagements concrets en matière de lutte contre les violences sexistes et sexuelles.
Ce combat n’est pas secondaire . Il est politique. Il concerne la dignité, la sécurité et la liberté des femmes. Le silence protège les agresseur·euse·s. Nous choisissons de le briser ».














Il faudrait que Kilyan M’Bappé ne soit plus embauché par aucun club, qu’il arrête le foot et aille faire la manche ou demander le rsa, car la destruction psychologique de voir son nom trainer dans la boue n’est pas suffisante. Il faudrait interdire de citer/prononcer son nom, car les enfants pourraient le prendre comme exemple. Il faudrait le tuer tout simplement. Mettons la charrue avant les boeufs, nous irons plus vite! FALLAIS PAS ÊTRE ACCUSE!
Alé di partou…
Blabla inutile quand à certain commentaires n à rien y fait honte la reunion .parce qu ailleurs n à.pire .les bons et les cons y fait parti de ce.monde.
Après les soit disant défenseurs.des femmes arrête saute dessus chaque y.bouge laisse la loi fait son travail .
Pour éviter ce genre de situation il faut venir accompagné et aussi se méfié de l’endroit !!! Seule et casting à domicile …….. tout est réuni pour que la bête qui sommeille se réveille . il faut se méfié de tout ! même de son ombrage …….
Ces pseudos victimes pourquoi elles ne montrent jamais leurs tronches ?? Ah oui, c’est un effet de mode. À tous les hommes aussi de porter plainte pour violence sexuelle envers ces « choses »… égalité !!!
Ça ne risque pas de m’arriver, je préfère largement un bon mec ! Et si elles crient au harcèlement, à ELLES de le PROUVER !
Aux « chevaliers blancs » et aux féministes du dimanche, j’espère que votre fils ou un Mâle de votre famille sera aussi accusé…
OTé , LA HONTE POUR SON FAMILLE ET LA REUNION???
Ôté quand ôté zamal tige y leve ,,battre la douce ,, ou l’est sur a jouir avec toute sérénité
Ou la vu si la eu vraiment de violence sexuelle ?? Ou t tenir la bougie ?? Attention out papa sera peut-être le prochain su la liste
Le silence protège les agresseur·euse·s. Nous choisissons de le briser ». Ah bon !!!!! Pourquoi est ce que l’UFR n’a rien fait pour les femmes harcelées à la mairie Saint-Paul???? la députée conseillère municipale et conseillère régionale n’a pas eu un geste en direction de ces femmes mais a eu le geste en direction des harceleurs….. Comme quoi !!!!!!!