Les enfants réunionnais dits « de la Creuse » : la loi est promulguée et publiée au Journal officiel

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Une nouvelle étape historique vient d’être franchie dans le long combat pour la reconnaissance des enfants réunionnais dits « de la Creuse ». La députée de La Réunion Karine Lebon a annoncé ce mardi la promulgation ainsi que la publication au Journal officiel de la loi consacrée à cette page douloureuse de l’histoire réunionnaise.

Adopté à l’unanimité par l’Assemblée nationale le 28 janvier 2026, puis par le Sénat le 16 juin 2026, ce texte est désormais officiellement entré en vigueur.

Pour Karine Lebon, cette promulgation constitue une avancée historique pour les victimes, leurs familles ainsi que les nombreuses associations qui, depuis des décennies, œuvrent pour faire reconnaître cette tragédie. La députée souligne que la République reconnaît enfin les souffrances subies par ces milliers d’enfants réunionnais transférés vers l’Hexagone entre 1962 et 1984, souvent contre la volonté de leurs proches.

Ces transferts, organisés durant plus de vingt ans, ont profondément marqué plusieurs générations. De nombreux enfants ont été séparés de leur famille et placés dans différents départements métropolitains, notamment dans la Creuse, afin de répondre aux besoins de repeuplement de certains territoires ruraux.

Si cette promulgation marque une étape majeure, Karine Lebon rappelle que le travail ne s’arrête pas là. La députée estime que s’ouvre désormais le temps de la mise en œuvre concrète de la loi, avec pour priorités la réparation, le devoir de mémoire et l’accompagnement des victimes afin que les dispositions prévues produisent pleinement leurs effets.

Dans son communiqué, elle réaffirme son engagement auprès des victimes :

« Je continuerai à être aux côtés des victimes dans la suite de ce processus, avec la même détermination, jusqu’à ce que cette loi produise pleinement ses effets. »

Pour de nombreuses familles réunionnaises, cette promulgation représente bien plus qu’une avancée législative : elle constitue une nouvelle reconnaissance officielle d’un épisode longtemps resté méconnu de l’histoire de La Réunion et ouvre la voie à la poursuite du travail de mémoire et de réparation.

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