L’Union des Femmes Réunionnaises (UFR) appelle à une large mobilisation le 20 mai prochain contre la suppression progressive des emplois PEC à La Réunion. Dans un communiqué publié ce 7 mai, l’organisation dénonce une « casse sociale » qui risque, selon elle, d’aggraver davantage la précarité sur un territoire déjà confronté à un chômage massif et à de profondes inégalités sociales.
L’association appelle les femmes, les familles, les salariés, les syndicats, les associations, les jeunes et les retraités à participer à une manifestation qui partira du Jardin de l’État jusqu’à la préfecture de Saint-Denis. Pour l’UFR, la réduction des contrats Parcours Emploi Compétences (PEC) menace directement des milliers de personnes occupant des postes dans les secteurs associatifs, scolaires, médico-sociaux, culturels ou encore de proximité.
L’organisation insiste particulièrement sur la situation des femmes réunionnaises, « en première ligne de cette violence sociale ». Selon le communiqué, beaucoup occupent des emplois aidés et subissent déjà les conséquences des bas salaires, du temps partiel imposé et de la monoparentalité.
Au-delà des emplois concernés, l’UFR estime que la disparition des PEC fragiliserait également le fonctionnement quotidien des écoles, associations, collectivités et nombreuses actions sociales, éducatives ou sportives essentielles à la cohésion sociale réunionnaise. « Les emplois PEC ne sont pas de simples variables d’ajustement comptable », souligne l’organisation.
À quelques jours de la commémoration du 10 mai, journée nationale des mémoires de l’esclavage, l’UFR établit également un parallèle entre cette décision gouvernementale et l’histoire sociale de La Réunion, marquée selon elle par « une longue histoire de domination, d’exploitation et d’inégalités », mais aussi par des luttes pour « l’égalité, la dignité et le droit au travail ».
Dans ce contexte, l’organisation réclame le maintien immédiat des emplois PEC, davantage de moyens financiers pour le territoire, un véritable plan de lutte contre le chômage ainsi qu’une sécurisation des parcours professionnels des salariés concernés.

















