Il y a ceux qui attendent que le bus passe, et il y a ceux qui construisent la station. Ce soir, du côté de Saint-François à Saint-Denis, le quartier avait un grand sourire. Et pour cause : l’inauguration du tout nouveau Leader Price Express vient combler un vide qui pesait lourd sur le quotidien des habitants. À l’origine de ce projet ? Un duo qui fait baisser la moyenne d’âge des chefs d’entreprise de l’île : Maria Huet, 25 ans, et Dylan Milliot, 27 ans. Un record de jeunesse pour le groupe.
Pour les riverains, c’est bien plus qu’un simple ruban coupé. C’est la fin d’une galère et le début d’une belle aventure humaine qui crée déjà de l’emploi : pour faire tourner la boutique, le jeune couple s’est déjà entouré de trois employés et d’un apprenti.

Le désert commercial, c’est terminé
On ne va pas se mentir : jusqu’ici, pour acheter trois tomates ou un paquet de riz à Saint-François quand on n’a pas de voiture, il fallait soit avoir une condition physique d’athlète olympique, soit s’armer d’une patience infinie dans les transports. Le quartier manquait cruellement de tout. Une ancienne boutique avait bien tenté l’aventure à cet endroit, mais le rideau était resté baissé.
Installé pile en face de la pharmacie, dans le bâtiment de la mairie annexe, ce nouveau commerce de proximité veut redonner un coup de fouet et de la vie à Saint-François. Plus besoin de « descendre en ville » pour les urgences du quotidien.


Trois refus bancaires ? Même pas peur.
Derrière les ballons de l’inauguration et les rayonnages impeccables, l’histoire de Maria et Dylan est surtout une sacrée leçon de persévérance. Parce que s’installer à leur compte à cet âge, ce n’était pas gagné d’avance sur le papier des banquiers.
« Ne lâchez rien, persévérez », résume le couple.
Et ils savent de quoi ils parlent. Pour en arriver là, il aura fallu trois ans de patience, deux ans et demi de sacrifices personnels intenses, des journées à jongler entre le boulot, les enfants, la paperasse administrative (le vrai parcours du combattant réunionnais) et… trois refus bancaires. Autant dire que le projet a failli rester dans les cartons faute de moyens pour racheter l’ancien local.


Heureusement, il y a des portes qui finissent par s’ouvrir. Le couple n’a pas manqué de saluer chaleureusement la Caisse d’Épargne du Chaudron, à l’ADIE, ainsi que leurs familles, sans qui cette aventure n’aurait jamais vu le jour.
Aujourd’hui, les rayons sont pleins, les prix sont serrés, et le quartier de Saint-François retrouvent enfin un point de ralliement. On ne peut que souhaiter une longue route à ces deux jeunes qui prouvent que la valeur n’attend définitivement pas le nombre des années.

Allez leur rendre visite, ils sont juste en face de la pharmacie !















Bravo. Attention urssaf taxe tva is cfe tple sacem… il faut etre bien accompagné par un expert comptable de proximité
longue réussite à vous!
Félicitations à tout les deux pour votre audace, belle réussite.