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Santé mentale : Runésens souffle les 3 bougies de la clinique « Les Flamboyants Est » et présente ses projets (Vidéo et photos)

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À Bras-Panon, la clinique « Les Flamboyants Est »a célébré, ce jeudi 30 avril, son troisième anniversaire. Un moment symbolique pour cet établissement du groupe Runésens, qui s’est imposé en quelques années comme un acteur structurant de la prise en charge en santé mentale à la Réunion et dans l’océan Indien. Il faut savoir, en effet, que Runésens, ce sont au total 5 établissements à la Réunion et 1 à Mayotte; 850 personnels et plus de 3 000 patients.

La clinique « Les Flamboyants Est » représente un investissement de 30 millions d’euros du groupe Runésens dont 3 émanant de l’ARS. Elle a permis la création de 107 emplois dont 97,2% à temps plein, majoritairement des Panonnais. Elle compte 76 lits + 30 places pour l’hospitalisation de jour.

L’événement s’est déroulé, jeudi dernier, en présence de plusieurs personnalités engagées dans les politiques publiques de santé et de territoire, parmi lesquelles Christine Kowalczyk, présidente de l’URML OI; Jeannick Atachapa, maire de Bras-Panon; Jean-Marie Virapoullé, vice-président du Département; Jean-Jacques Coiplet, directeur général de l’ARS (Agence Régionale de la Santé à la Réunion) et le sous-préfet de Saint-Benoît, Fabrice Bonicel.

Aude d’Abbadie Savalli, le sous-préfet Fabrice Bonicel et le vice-président du Département Jean-Marie Virapoullé.
Aude d’Abbadie Savalli, directrice générale de Runésens; Emilie Sam, directrice de la régulation et de la gestion de santé à l’ARS Réunion et Jeannick Atchapa, maire de Bras-Panon.

Sans oublier Anne d’Abbadie Savalli, présidente-directrice générale du groupe Runésens, accompagnée du Dr Ludovic Christen, médecin responsable de la santé mentale du groupe Runésens et des personnels de direction de la clinique « Les Flamboyants Est ». Leur présence conjointe a illustré l’importance croissante accordée à la santé mentale, désormais identifiée comme un enjeu majeur de santé publique à La Réunion.

Une réponse structurée à un besoin croissant

Ouverte en 2023, la Clinique Les Flamboyants Est s’inscrit dans une dynamique de renforcement de l’offre de soins psychiatriques sur un territoire confronté à une demande en forte hausse. « L’établissement a fait le choix d’une organisation en cinq unités spécialisées, afin de couvrir un large spectre de besoins : une unité dédiée aux mineurs et jeunes adultes, une autre pour les patients adultes, un pôle de gérontopsychiatrie (unique dans l’île), une unité de prévention du risque suicidaire, ainsi qu’un hôpital de jour », comme l’a souligné sa directrice générale Aude d’Abbadie Savalli.

Aude d’Abbadie Savalli, directrice générale du groupe Runésens, aux côtés de Jean-Jacques Coiplet, directeur général de l’ARS.

Ce modèle permet une prise en charge adaptée aux différentes étapes de la vie, tout en favorisant la continuité des soins. Il répond également à une réalité locale marquée par des problématiques sociales, économiques et sanitaires qui influencent directement la santé mentale des populations.

Un cadre qui casse les codes

Au-delà de son organisation médicale, la clinique tranche nettement avec l’image parfois véhiculée des établissements psychiatriques. Ici, on est loin du cliché de l’hôpital austère, des couloirs impersonnels et des blouses blanches omniprésentes. L’approche architecturale et l’aménagement des espaces ont été pensés pour offrir un environnement apaisant, lumineux et résolument moderne. Avec des espaces de loisirs, de détente, des techniques innovantes de guérison tel que l’hydrojet (technique de relaxation en utilisant de l’eau dans un matelas)…

De gauche à droite : Aude d’Abbadie Savalli, le sous-préfet Fabrice Bonicel et Jeannick Atchapa, maire de Bras-Panon. (Crédit photos : Yves Mont-Rouge)

Le visiteur comme le patient peut être surpris par la qualité des installations : lignes contemporaines, décoration soignée, espaces ouverts et végétalisés, équipements confortables… À bien des égards, l’ambiance évoque davantage celle d’un établissement hôtelier haut de gamme que celle d’une structure de soins traditionnelle. Ce choix n’est pas anodin : il participe pleinement au processus thérapeutique en contribuant à réduire l’anxiété, à favoriser le bien-être et à restaurer l’image que les patients peuvent avoir du soin psychiatrique.

Trois ans après : un premier bilan encourageant

Trois ans après son ouverture, le bilan dressé par le groupe Runésens et ses partenaires institutionnels met en avant plusieurs avancées notables. La clinique a contribué à réduire les tensions sur les structures publiques, tout en développant des approches complémentaires centrées sur la prévention et le suivi ambulatoire.

Les collaborations avec Agence régionale de santé La Réunion, le Conseil départemental de La Réunion et la commune de Bras-Panon ont également permis de mieux coordonner les parcours de soins et d’inscrire l’établissement dans une logique territoriale cohérente.

Des perspectives tournées vers l’avenir : bientôt un centre de soins médicaux et de réadaptation de 40 lits

Au-delà du bilan, les échanges ont porté sur les défis à venir. L’évolution des besoins, notamment chez les jeunes et les personnes âgées, impose de poursuivre les efforts en matière de prévention, d’accessibilité et d’innovation thérapeutique. Le renforcement des équipes, le développement de nouvelles capacités d’accueil et l’intégration accrue avec les acteurs de proximité figurent parmi les pistes évoquées.

Dans un contexte où la santé mentale occupe une place grandissante dans le débat public (1 jeune sur 3 est en souffrance psychique à la Réunion, 1 personne âgée sur 2 est dépressive), la Clinique Les Flamboyants Est apparaît aujourd’hui comme un maillon essentiel du dispositif réunionnais. Son troisième anniversaire marque ainsi non seulement une étape, mais aussi le début d’une nouvelle phase de consolidation et d’adaptation aux réalités du territoire.

« Avec Runésens, on a confiance », a dit Jean-Jacques Coiplet, annonçant déjà « une fumée blanche » pour le projet d’extension de cette clinique qui sera baptisée « Les Tamarins Est », centre de soins médicaux et de réadaptation de 40 lits, porté par le groupe Runésens. Le groupe dispose d’un délai de 4 ans pour concrétiser ce projet. Le directeur général de l’ARS a plaidé en faveur de la mise en place d’un Conseil local de santé mentale réunissant tous les institutions et tous les organismes concernés. « Parfois la vie peut cabosser, mais il y a toujours une part de résilience… Un parcours de santé, de vie doit embarquer toute le monde. C’est l’objectif même de ce Conseil local de santé mentale », a insisté Jean-Jacques Coiplet.

De gauche à droite : Marie-Reine Guingand (en orange), directrice des opérations de santé mentale du groupe Runésens; le Dr Ludovic Christen, médecin responsable santé mentale à Runésens et Stéphie Zacore (en rose), directrice adjointe de la clinique « Les Flamboyants Est ».

Jeannick Atchapa a profité de cet anniversaire pour annoncer d’autres équipements à venir en matière de santé sur le territoire de sa commune : un village dédié à la maladie d’Alzheimer, un centre de dialyse, un EHPAD, la Maison des ados et un centre de rééduction fonctionnelle pour les polytraumatisés. « Nous avons adapté notre Plan Local d’Urbanisme pour se conformer à l’accueil de ces nouvelles structures », a-t-il précisé, en redisant sa satisfaction à Aude d’Abbadie Savalli d’avoir choisi Bras-Panon pour l’implantation de « Les Flamboyants Est ».

Le sous-préfet Fabrice Bonicel et le vice-président du Département Jean-Marie Virapoullé ont insisté pour leur part sur « ce sentiment de plénitude qu’on ressent au sein de cet établissement ».

Plantation de trois arbres de fruit à pain, « l’arbre de l’amour »

Les officiels ont ensuite procédé à la plantation de trois arbres de fruit à pain dans la cour de l’établissement. Les plants de cet « arbre de l’amour », provenant de la Polynésie française, comme l’a rappelé le maire de Bras-Panon, Jeannick Atchapa.

De gauche à droite : Christine Kowalczyk, médecin généraliste, présidente de l’URML OI; le Dr Ludovic Christen, médecin responsable Santé mentale à Runésens et la directrice de « Les Flamboyants Est » Marie-Reine Guingand.

 

Yves Mont-Rouge

[email protected]
Téléphone : 0692 85 39 64

2 Commentaires

  1. Tout ça c’est pour faire joli dans la presse malheureusement la réalité n’est vraiment pas ça du tout
    Les malades sont choisis par tête, et puis incohérence, un tiers ne peut pas demander une hospitalisation pour un proche qui est malade , il faut que le malade lui même demande son hospitalisation alors bien que tout en sachant un malade en détresse ne pourra jamais demander son hospitalisation
    Ça les médecins doivent savoir, ce n’ est pas ce qu’on croit
    Tout ça est arrangé pendant ce temps les familles des malades souffrent et vous ne faites rien pour ça
    A la réunion tous ces hôpitaux sont a revoir leurs copies
    Revoir le règlement
    Tout ça c’est faut

  2. C’est formidable pour ces malades ou ils essairont de croire qu’on s’occupe d’eux ! Rien a voir avec les pavillons du CHU ! Avec le peu de moyens , ils donnent le minimum d’eux même !

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