Tirs vers Diego Garcia : le PLR alerte sur une escalade militaire aux portes de La Réunion

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Le Parti pour La Réunion (PLR) a exprimé, ce samedi 21 mars, sa vive inquiétude après les tirs de missiles balistiques iraniens en direction de la base militaire de Diego Garcia, dans l’océan Indien. Dans un communiqué, la formation politique évoque une escalade préoccupante du conflit au Moyen-Orient, désormais susceptible d’avoir des répercussions directes dans la région.

Située à plusieurs milliers de kilomètres de La Réunion, la base de Diego Garcia constitue un point stratégique majeur pour les opérations militaires menées notamment par les États-Unis. Le fait qu’elle soit aujourd’hui visée par des tirs balistiques marque, selon le PLR, une extension du théâtre des tensions vers l’océan Indien.

Pour le parti, cette évolution soulève des enjeux de sécurité régionale et interroge sur la militarisation croissante de l’environnement géopolitique de La Réunion. Territoire français et européen dans cette zone stratégique, l’île ne pourrait rester en marge de ces dynamiques, estime le PLR, qui appelle à une prise en compte plus forte des territoires ultramarins dans les décisions internationales.

Face à cette situation, le mouvement appelle les acteurs internationaux à la responsabilité afin d’éviter un embrasement généralisé. Il met en garde contre les conséquences d’une spirale de représailles, notamment sur la stabilité mondiale, les routes maritimes et la sécurité des populations.

Le PLR plaide également pour une vigilance accrue dans la zone et demande davantage de transparence sur les risques sécuritaires dans l’océan Indien. Il affirme enfin une position claire : faire de La Réunion « une terre de paix », refusant que l’île devienne un maillon de conflits internationaux.

14 Commentaires

  1. Au final té croit que vive su une ile ou té en sécurité alors que si na pou gaigne baisement va gagner même ! Manque un peu plus le tir y vire su un autre ile comme dan toute conflit y trouvera pas qui lé l’autère… et bun, nous voilà bien ! Ça lé pas toutes canons la mette su les hauts la montagne pou vise su bateau pou pas qui accoste su l’ile. Qui n’aurait pu dire que personne lé à l’abri nul part. Ar retourne ek nout charrette bourrique. Le prix du pétrole égal le prix du sang. Inutile préciser lequel plus précieux…

  2. Si je comprends le sens du communiqué du PLR, je dois me réfugier sous cette bannière politique pour me sentir protégé ? Comme si le quidam réunionnais ignore actuellement ce qui se passe dans le monde ! Comme si le PLR possède une assise internationale capable d’assurer à notre île un parapluie militaire défensif !!!
    Hé…Bello, le vieux monde du PCR n’existe plus ! Evoluez, évoluez…
    Votre communiqué a la même valeur que la phrase d’un DJ, sur scène qui lance « faites du bruit ».
    Et après ?….vous avoir donné bonne conscience !

  3.  » L’un de ces documents de politique générale publié par la revue du Collège de guerre navale américain en 2018 s’intitule littéralement
    « Un blocus pétrolier maritime contre la Chine ».

    Il introduit le concept d’un « blocus à distance » destiné à réduire la menace que représentent les systèmes chinois de déni d’accès et de zone (A2AD) en étant imposé juste au-delà de la portée de la plupart des capacités militaires de la Chine, notamment « le détroit de Malacca et une poignée d’autres passages que la marine américaine pourrait sceller efficacement ».

    L’objectif de ce « blocus à distance » serait d’exercer une pression paralysante sur la Chine afin d’entraver, de stopper, voire d’inverser son développement économique, en plus des autres formes de pression militaire, technologique et économique que les États-Unis appliquent déjà depuis des années.

    L’article de 2018 mentionnait nommément l’oléoduc sino-birman, expliquant qu’« un blocus à distance devrait également interdire l’oléoduc Myanmar-Chine » et que « la zone pourrait être déclarée zone d’exclusion pour la durée d’un conflit, et si les autorités birmanes ne s’y conformaient pas, l’installation pourrait être mise hors service par des frappes aériennes, des minages aériens ou d’autres actions cinétiques ».

    Alors que le document de 2018 proposait un blocus pétrolier maritime comme mesure à appliquer lors d’un conflit actif, les États-Unis ont depuis utilisé les militants armés qu’ils soutiennent depuis des décennies dans la guerre contre le gouvernement central du Myanmar pour mener des attaques par procuration contre les oléoducs.

    Cela a entraîné des années d’attaques qui ont tué le personnel de sécurité gardant les pipelines, endommagé le matériel utilisé pour les exploiter et, à diverses périodes du conflit en cours, la prise de contrôle par des militants soutenus par les États-Unis de sections entières des pipelines eux-mêmes, y compris l’année dernière.

    Si l’on ajoute à cela la récente invasion américaine et la prise de contrôle du gouvernement vénézuélien, les frappes de drones que le New York Times admet être dirigées par la CIA en Russie, visant ses capacités de production énergétique, ainsi que la guerre menée par les États-Unis contre l’Iran – ces trois pays ayant la Chine comme principal partenaire pour leurs exportations d’énergie –, la guerre sale menée par les États-Unis au Myanmar n’est qu’un des nombreux fronts de la guerre par procuration que les États-Unis mènent contre la Chine elle-même.

    Non seulement un « blocus pétrolier maritime » est imposé à la Chine, mais il est imposé à la Chine dans le monde entier – de l’Amérique latine au Moyen-Orient et à l’Eurasie – bien au-delà de la portée militaire de la Chine qu’une fermeture du détroit de Malacca ne l’aurait été.

    L’armée birmane, approvisionnée et soutenue par la Russie et la Chine, n’est pas parvenue à rétablir la paix et la stabilité dans tout le pays, notamment en raison des centaines de millions de dollars (voire plus) que les États-Unis ont dépensés pendant des décennies pour soutenir des forces politiques supplétives et armer secrètement leurs ailes militantes.

    L’arrestation récente de citoyens américains et ukrainiens qui fournissaient à ces militants une formation supplémentaire et une technologie moderne de drones de combat n’est pas seulement une guerre contre le gouvernement central du Myanmar et contre la paix et la stabilité de la nation et du peuple du Myanmar, mais aussi une guerre contre la Chine et contre la paix et la stabilité de toute la région Asie-Pacifique, voire du monde entier. »
    c’est le mem projet sur Ormuz…

      • « Le ministre israélien de la Défense qualifie les attaques de missiles à fragmentation iraniens de crime de guerre.

        Examinons le bilan d’Israël. Liban,. 4 millions de bombes à fragmentation larguées . Des civils continuent de mourir aujourd’hui.

        Gaza 2024. Phosphore blanc. Armes interdites. Larguées sur des hôpitaux. Des écoles. Des enfants.

        Le même ministre, les mains tachées de sang, donne des leçons au monde entier. Le même pays qui commet quotidiennement des crimes de guerre exige des comptes. »

    • la seule exploitation du champ gazier de Yadana entre 1998 et 2009 par Total permet au régime militaire birman de placer cinq milliards de dollars sur des comptes bancaires à Singapour.
      En 2019, la même entreprise Total, présente en Birmanie depuis 1992, verse 229 millions de dollars de taxes, non à l’État birman, mais au monopole pétrolier MOGE (en), directement contrôlée par les militaires, au titre de l’exploitation du pétrole. Cette situation devient extrêmement problématique après le coup d’État de 2021, quand la répression contre les opposants à la junte devient meurtrière ; l’argent du pétrole est alors accusé de financer directement cette répression, et d’être « la principale source de revenus du régime militaire.

      • Les médias nationaux indiens ont rapporté l’arrestation par les services de sécurité indiens du mercenaire américain Matthew VanDyke et de six Ukrainiens pour avoir franchi illégalement la frontière vers le Myanmar voisin afin de fournir une formation militaire à des groupes armés combattant le gouvernement central du Myanmar.

        Les services de sécurité indiens ont également établi un lien entre les suspects et « l’importation de cargaisons importantes de drones d’Europe vers le Myanmar via l’Inde » pour des « groupes armés ethniques », ce qui correspond au schéma établi de la guerre par procuration menée par les États-Unis à travers le monde tout au long du XXIe siècle.

        Le soutien militaire apporté par des groupes comme les « Fils de la Liberté » de VanDyke et d’autres organisations liées aux États-Unis, telles que les « Free Burma Rangers » de l’ancien membre des forces spéciales américaines David Eubank, ainsi que le financement et le soutien manifestes du gouvernement américain aux groupes d’opposition politique que les États-Unis cherchent à installer au pouvoir, ont alimenté des décennies de conflit au Myanmar, pays d’Asie du Sud-Est.

        Militants soutenus par les États-Unis en Birmanie

        VanDyke s’est tourné vers les guerres et les guerres par procuration menées par les États-Unis à travers le monde, notamment la guerre américaine contre la Libye en 2011, contre la Syrie également en 2011, et en Ukraine à partir de 2022, selon des sources occidentales comme Newsweek.

        La récente opération de VanDyke au Myanmar a consisté non seulement à former des militants, mais aussi à les équiper d’« énormes quantités » de drones, ce qui laisse supposer un financement important. Puisque ce financement n’est pas divulgué par la « société de sécurité privée à but non lucratif » de VanDyke, il est fort probable – comme pour tous les autres aspects de l’opposition birmane – qu’il provienne du gouvernement américain et soit simplement blanchi par le biais d’organisations écrans comme celle de VanDyke.

        D’autres opérations similaires, soutenues par les États-Unis, consistent à former et équiper des militants au Myanmar, notamment les « Free Burma Rangers » (FBR) de David Eubank. Des câbles diplomatiques américains rendus publics par WikiLeaks ont révélé qu’Eubank rendait régulièrement compte aux représentants du gouvernement américain au consulat des États-Unis en Thaïlande voisine (voir ici, ici, ici, ici et ici).

        Alors que le FBR se présente comme une sorte d’organisation non gouvernementale (ONG) qui « aide les groupes de résistance ethniques » avec des « opérations humanitaires », les vidéos produites par les Free Burma Rangers eux-mêmes et celles des groupes militants qu’ils aident à former et à équiper montrent l’organisation fournissant une formation militaire (y compris une formation au maniement des armes), ainsi que des membres du FBR eux-mêmes portant des armes en patrouille avec des militants locaux.

        L’opposition politique que ces groupes armés cherchent à installer au pouvoir, le soi-disant « Gouvernement d’unité nationale » (NUG), est elle-même une création entièrement documentée du gouvernement américain.

        À ses débuts, elle était connue sous le nom de « Gouvernement de coalition nationale de l’Union de Birmanie » (NCGUB) et son siège se trouvait aux États-Unis, à Rockville, dans le Maryland, en périphérie de Washington D.C. Un article de 2013 paru dans « The World » reconnaissait que le Fonds national pour la démocratie (NED), un organisme gouvernemental américain, était le principal soutien du NCGUB.

        Le site web de la NED indiquait une longue liste de programmes politiquement intrusifs qu’elle finançait, s’ingérant dans pratiquement tous les aspects des affaires politiques intérieures du Myanmar – de prétendus « droits de l’homme » aux médias, en passant par le développement des « jeunes leaders », la gestion des ressources, la « participation politique », les fonds d’aide juridique, la surveillance des élections, le travail et l’espace informationnel.

        Les informations publiées en 2020 par la NED concernant le Myanmar – toujours désigné par la NED sous son appellation coloniale britannique de « Birmanie » – se concentraient largement sur le ciblage des groupes ethniques spécifiques auxquels les militants armés VanDyke, ses homologues ukrainiens et d’autres organisations comme le FBR ont apporté un soutien militaire.

        La version la plus récente du « NCGUB » est le NUG et se compose principalement de bénéficiaires de financements NED du gouvernement américain.

        Par exemple, la soi-disant « ministre des Affaires étrangères » de la NUG, Zin Mar Aung, dont la biographie officielle de la NUG admet ouvertement qu’« en 2012, elle a reçu le prix international des femmes courageuses décerné par le secrétaire d’État des États-Unis », et qu’elle était « boursière du programme Reagan-Fascell Democracy Fellow du National Endowment for Democracy ».

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