Tour Voile 2026 : La Réunion s’élance sur la première grande étape vers Saint-Malo

2 min de lecture

Après un départ prometteur marqué par une victoire de manche à Cherbourg-en-Cotentin, l’équipage La Réunion est entré dans une nouvelle phase du Tour Voile 2026. Ce dimanche 28 juin à midi, les marins réunionnais ont pris le départ de la première étape offshore de cette 47e édition, un parcours de 226 milles nautiques reliant Cherbourg à Saint-Malo. Une traversée exigeante de la Manche attend les neuf équipages engagés, avec un passage stratégique par Needles Fairway, au large de la pointe ouest de l’île de Wight.

À bord du Figaro 3 La Réunion, quatre navigateurs défendent les couleurs de l’île : Léo Jean-Albert à la barre, Lorenzo Palazzi en numéro 1, Jules Delpech aux réglages, à la stratégie et à la tactique, ainsi qu’Eve Durbant, en qualité de floater. Après les excellents résultats enregistrés lors des manches disputées la veille, l’équipe abordait cette première étape de ralliement avec confiance et détermination.

Juste avant le départ, Eve Durbant affichait son enthousiasme. « Prête, il faut qu’on fasse honneur à votre palmarès d’hier, on va rester sur la même lancée », lançait-elle à ses coéquipiers. Même état d’esprit du côté de Léo Jean-Albert, impatient de prendre la barre : « Excité, j’ai hâte, on va s’amuser. »

Cette étape marque un véritable changement de registre dans la compétition. Après les régates côtières courtes disputées à Cherbourg, les équipages doivent désormais composer avec près de trente heures de navigation sans interruption. Le parcours débute par un bord de près avant une traversée vers l’île de Wight. Les concurrents reviendront ensuite vers les côtes françaises en franchissant le Raz Blanchard, réputé pour ses puissants courants, avant de longer l’ouest du Cotentin jusqu’à l’arrivée à Saint-Malo.

Si les prévisions annoncent un vent de sud-ouest relativement établi, les courants de marée devraient largement influencer les choix tactiques des équipages. Dans une flotte particulièrement homogène, où les écarts restent minimes, la moindre option stratégique pourrait s’avérer décisive pour le classement.

Quelques heures après le départ, Jules Delpech donnait les premières nouvelles depuis le bord. « Nous quittons la France direction l’Angleterre à bord de « La Réunion » et ça attaque gentiment sous spi. On vient de passer la bouée. Le vent est assez instable, on a tout matossé à l’intérieur, tout est bien matossé, on n’a plus rien qui traîne, et on est parti pour une petite Transmanche. Allez, go ! », racontait-il avec enthousiasme.

Dans le jargon de la voile, « matosser » consiste à déplacer le matériel embarqué afin d’équilibrer le bateau, améliorer ses performances ou sécuriser la navigation selon les conditions rencontrées.

À mesure que le Figaro 3 progresse dans une Manche aux vents irréguliers, l’équipage réunionnais s’apprête à relever un défi aussi physique que tactique. Entre gestion de la fatigue, lecture des courants et adaptation permanente aux conditions de navigation, cette première étape offshore pourrait déjà révéler les premiers favoris de cette 47e édition du Tour Voile.

Inshore Race à Cherbourg, Tour Voile le 27 Juin 2026, Photo © Jean-Marie LIOT / Tour Voile
Les équipages du Tour voile 2026, Etape Cherbourg, le 25 Juin 2026, Photo © Jean-Marie LIOT / Tour Voile

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Article précédent

Canicule… quand la chaleur fait tomber… tous les vêtements ! Un homme interpellé après une promenade entièrement nu

Free Dom