L’éruption en cours attire les regards et beaucoup de curieux rêvent de ramener des images spectaculaires du volcan. Pourtant, ce week-end, trois pilotes de drone en ont fait les frais.
Sur la coulée de lave du côté de Sainte-Rose, les gendarmes n’ont pas laissé passer les infractions. La Brigade de Gendarmerie des Transports Aériens (BGTA) a relevé deux cas de vol sans autorisation, tandis que la Brigade Nautique avait déjà verbalisé un troisième pilote la veille. Les trois personnes concernées seront convoquées prochainement pour être auditionnées.
L’interdiction n’est pas une simple mesure de principe. Dans cette zone sensible, des hélicoptères peuvent être engagés à tout moment pour des missions de surveillance, de reconnaissance ou d’éventuelles interventions. Un drone qui vole sans autorisation peut gêner les opérations ou créer un réel risque de collision.
La préfecture avait pourtant clairement activé une zone temporaire d’interdiction de survol précisément pour protéger ces vols professionnels. Malgré les rappels répétés, certains ont choisi de tenter leur chance.
Les sanctions prévues sont loin d’être anodines : jusqu’à six mois d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende, avec des poursuites qui peuvent être plus lourdes selon les circonstances.
Les forces de l’ordre, mobilisées sur le terrain, insistent sur un point : le volcan offre un spectacle exceptionnel qu’il faut savoir admirer avec respect. Derrière les belles images, il y a surtout la sécurité de tous ceux qui travaillent pour que l’éruption se passe sans accident.
Un conseil simple : avant de sortir votre drone, vérifiez toujours les restrictions en vigueur sur le site de la préfecture ou de Météo France. À La Réunion, quand il s’agit du Piton, mieux vaut vraiment jouer la prudence.

















Faire un article sans copie de l’arrêté préfectoral, sans date….bref que du bla-bla.