Scène aussi spectaculaire qu’inquiétante. Samedi en fin d’après-midi, un homme de 24 ans est parvenu à grimper sur le toit d’un Airbus A320 de la compagnie Vueling, alors que l’appareil s’apprêtait à décoller de l’aéroport de Valence-Manises à destination d’Amsterdam. L’intrusion a déclenché un important dispositif de sécurité et provoqué un retard de plus de deux heures pour les passagers.
Selon les médias espagnols, l’individu, de nationalité marocaine, a réussi à pénétrer sans autorisation dans une zone strictement réglementée du tarmac. Il a ensuite emprunté l’escalier d’embarquement pour accéder au fuselage de l’avion. Des vidéos filmées depuis la cabine montrent l’homme courant sur le toit de l’appareil, criant et gesticulant, un sac à dos sur les épaules, sous les regards médusés et inquiets des passagers.
La Guardia Civil et les services de sûreté aéroportuaire sont intervenus rapidement et ont réussi à le faire redescendre sans qu’aucun blessé ne soit à déplorer. L’homme présentait un état psychique altéré et a été pris en charge par les secours avant d’être hospitalisé en psychiatrie. Les autorités ont confirmé qu’il ne portait aucune arme.
Par mesure de précaution, l’Airbus A320 a fait l’objet d’une inspection complète. Les passagers ont finalement été transférés vers un autre appareil pour assurer leur vol. L’individu devrait faire l’objet de poursuites pour violation de la législation espagnole sur la sécurité aérienne.
Si l’incident n’a pas eu de conséquences humaines, il soulève de sérieuses interrogations sur les dispositifs de contrôle et de sûreté. La capacité d’un individu à atteindre un avion commercial prêt au départ et à monter sur son toit constitue une faille rare, mais suffisamment grave pour relancer le débat sur la sécurisation des zones aéroportuaires sensibles.
©Crédit Video et photo X/FL360aero

















