C’est une affaire qui laisse un goût amer à plusieurs familles réunionnaises. Contactée par plusieurs victimes suite au report de l’affaire vendredi dernier, notre rédaction a recueilli le témoignage de ces foyers à bout de souffle. Ce jour-là, dans les couloirs du tribunal de Champ Fleuri, l’espoir était de mise : celui de voir enfin une issue et d’obtenir des solutions concrètes. Pourtant, c’est tout le contraire qui s’est produit. L’audience a été renvoyée, laissant les plaignants dans une frustration profonde.
Tout commence en 2022, lors du prestigieux Salon de la Maison. Entre les stands, l’enseigne Pedini attire l’attention. Pour certains, c’est la promesse d’avoir « gagné une cuisine de 20 000 € » via un jeu-concours. Pour d’autres, comme Leslie, c’est le début d’un véritable cauchemar. Jeune couple en plein projet de vie, elle et son conjoint ont mis toutes leurs économies en jeu pour acquérir leur cuisine. Aujourd’hui, c’est un début de vie gâché : l’argent s’est envolé et la cuisine n’est jamais arrivée.
Quatre ans plus tard, en 2026, le bilan est lourd : des cuisines toujours inexistantes et des foyers qui vivent au milieu des gravats.

« Cassez tout, on arrive ! » : le calvaire de la famille Bremanato
À Bras-Panon, la famille Bremanato a accepté de témoigner et de montrer l’ampleur des dégâts. Le scénario qu’ils décrivent est identique à celui des autres victimes. Sous les conseils de l’enseigne, ils ont fait place nette.
« On a cassé la cuisine », expliquent-ils, précisant avoir même dû contracter un prêt de plusieurs milliers d’euros pour préparer le terrain (maçonnerie, électricité).

L’objectif affiché par les prestataires ? Une livraison imminente pour décembre 2022. Pourtant, les mois se transforment en années.
« Les mois passent, j’attends », confie la famille dont la vaisselle dort désormais dans le garage ou sur des tréteaux.
Pour ces familles, le préjudice est total : le travail de toute une vie (des cuisines souvent construites « en dur »), a été détruit pour laisser place à un chantier à l’arrêt.


Le mystère des virements « vus » mais « inconnus »
L’un des points les plus surprenants de ce dossier réside dans la gestion interne de l’entreprise. L’un des dirigeants, Monsieur V., aurait reconnu avoir « déjà vu passer les virements » sur les comptes de la société, tout en affirmant, selon Leslie, qu’il « n’a jamais été au courant du dossier » concernant ces clients précis.
Une situation déroutante pour un associé : voir transiter des sommes allant de 14 000 € à 40 000 € voire plus sans en identifier la provenance ni la destination. Pendant ce temps, les clients se voyaient répondre que leurs meubles étaient « en commande en Italie » ou « sur le port ».
Une attente interminable jusqu’au tribunal
Aujourd’hui, une dizaine de familles se sont regroupées. Si certaines réclament le remboursement de leurs acomptes, d’autres demandent simplement la restitution des sommes investies pour préparer l’installation d’une cuisine qu’elles ne croient plus voir arriver.
« Je ne peux plus, je suis fatiguée, on est en train de perdre notre santé pour ça », souffle Madame Bremanato.
La justice devra désormais faire la lumière sur ces pratiques, mais la patience des victimes est à bout. Initialement prévue il y a plusieurs mois, l’audience a été de nouveau reportée au 25 septembre 2026, l’avocat de la défense ayant argué qu’il lui « manquait des pièces » pour compléter le dossier. En attendant cette date clé, ces Réunionnais continuent de vivre dans une maison « en suspens », avec pour seule réponse des promesses qui, pour l’instant, n’ont pas dépassé le stade du papier.















conclusion ; ne plus aller au salon de la maison, parce que tous les ans on entend la même chose…. si vous voulez acheter quelque chose allez directement dans les magasins spécialisés…. les vendeurs ont la bagoue sur n’importe quel stand c’est un métier et savent flatter….
Ôté l’est couillon jusqu’ ou ?
Ça créole ça ?? Ôté ! Connait pas proverbe « y fais pas la boue avant la pli »? Pfff ! Ça lé pourri partout ce bandes entreprises fantômes. Avec l’acompte zot y engraisse quand la fine bien gras cosson reste pi dan parc y coure. Na domoun y demande à travailler y gaigne monte un cuisine sur mesure. En plus y gaigne zette un oeil su son travail. Li la pas pou fioner ! Zot y oubli l’époque n’avait colportère ? Ou paye na la marchandise. Ou donnerait avant l’argent un boug té dit « attende mi ar vient ek marchandise » ? La Reunion fine arrive un porte ouverte su toutes sortes d’escroqueries qui existe en tout genre.
Deja si j’etais ces victimes j’aurais poussé le directeur du salon de la maison en premier devant la justice car laissé passer des escrocs sans se renseigner sur les candidats qui d’apres j ai compris les places se font rares