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Santé : « À travail égal, salaire égal », le cri de colère du privé devant l’ARS (Vidéo)

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Le fossé se creuse entre les soignants. Ce mardi après-midi, une délégation de salariés du secteur privé a investi le parvis de l’Agence Régionale de Santé (ARS) à La Réunion. Le constat est sans appel : 1 200 euros d’écart mensuel avec le public pour les mêmes missions. Face au refus de l’ARS d’intervenir directement, la mobilisation générale se profile.

« Un gouffre salarial de 1 200 euros »

C’est un chiffre qui donne le vertige et justifie, à lui seul, la colère des soignants du privé. À compétences égales et responsabilités identiques, un salarié du secteur privé touche en moyenne « 1 200 euros de moins » que son homologue du public.

« Quand on va faire nos courses, il n’y a pas de prix public et de prix privé. Les tarifs sont les mêmes pour tout le monde », s’indigne un représentant de la délégation.

Pour ces professionnels, cette disparité est devenue une insulte à leur engagement quotidien.

Burn-out et fuite des compétences

Au-delà de la fiche de paie, c’est tout le système de soins qui menace de craquer. Les conséquences de ce déséquilibre sont déjà visibles sur le terrain :

  • Turn-over massif : les soignants quittent le privé pour des conditions plus dignes.

  • Épuisement professionnel : multiplication des cas de dépression et de stress chronique.

  • Qualité des soins en péril : une équipe instable et sous-payée, c’est une perte de chance pour les patients réunionnais.

 

Fin de non-recevoir à l’ARS : « vers la mobilisation »

Reçue par le nouveau directeur de l’ARS, Jean-Jacques Coiplet, la délégation est ressortie avec un sentiment d’amertume. Malgré l’urgence, l’institution a renvoyé les syndicats vers la Fédération de l’Hospitalisation Privée (FHP) et la DEETS (Direction de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités) pour poursuivre le dialogue social.

La réponse des salariés est immédiate : aucune solution concrète n’ayant été proposée pour combler l’écart de revenus, le principe d’une mobilisation massive a été voté.

« On nous parle de dialogue, on nous demande encore d’attendre, mais nos factures, elles, n’attendent pas. Si on veut une qualité de soins exemplaire à La Réunion, il faut reconnaître ceux qui les donnent. »

La date du mouvement sera communiquée prochainement, mais le message est clair : le secteur privé de la santé ne compte plus rester le parent pauvre du système.

4 Commentaires

  1. « Quand on va faire nos courses, il n’y a pas de prix public et de prix privé. Les tarifs sont les mêmes pour tout le monde », s’indigne un représentant de la délégation.
    Et l’a sur-rémunération des fonctionnaires ? La prime de vie chère ? Ça c’est normal ?

  2. NA 2;OU 3 MACROS DE REUNIONNAIS I DOIT DIRE QUE CELA EST NORMAL!!!MAIS LA REALITéES EST AUTREMENT A LA REUNNION??? OU NA DES Z’OREYL QUE I ARRIVE ICI AVEC LE MéME TRAVAIL ET QUE I TOUCHE 2 FOIS LE SALAIRE DES REUNIONNAIS??? ET SURTOUT QUE BAND TROUS DU CUL Là LA POINT LES MéMES DYPLOMES?? ET BAND RESPONSALES DE MES 2 I TROUVE CELA NORMAL???(REUNIONAIS EN GENERAL)????

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