C’est la fin d’une époque dans le transport aérien français. Ce samedi 28 mars 2026 marque les derniers vols commerciaux opérés par Air France depuis et vers l’aéroport de Paris-Orly. Après près de 80 ans de présence sur cette plateforme historique, la compagnie nationale met un terme définitif à ses opérations commerciales dans le Val-de-Marne.
Parmi ces dernières rotations figure notamment la liaison entre La Réunion et Paris-Orly. Le vol AF671 a quitté Saint-Denis le vendredi 27 mars 2026 à 21h37 (heure locale), avec quelques minutes d’avance, pour une arrivée à Orly le samedi 28 mars à 06h41, conformément à l’horaire prévu. Dans le sens inverse, le vol AF642 doit décoller de Paris-Orly ce samedi 28 mars à 21h00 (heure de Paris), avec une arrivée prévue à La Réunion le dimanche 29 mars à 11h00 (heure locale). Ces rotations constituent les dernières liaisons commerciales assurées par Air France entre Orly et l’île.
Au-delà de l’aspect technique, cette fermeture marque aussi un tournant pour des générations de Réunionnais. Pendant des décennies, des dizaines de milliers de voyageurs ultramarins – souvent appelés « Kréopolitains » – ont transité par Orly, notamment dans le cadre des congés bonifiés, des études ou des déplacements professionnels. Pour beaucoup, cet aéroport représentait la première porte d’entrée en métropole, un passage presque symbolique entre l’île et l’Hexagone. Chaque année, plusieurs centaines de milliers de passagers entre La Réunion et la métropole effectuent ce trajet, et Orly a longtemps été l’un des points d’arrivée privilégiés.
Mais Orly n’est plus tout à fait ce qu’il était. Au fil des années, l’aéroport a changé de visage. Progressivement, il s’est spécialisé dans des liaisons dites « point à point », notamment vers les départements d’Outre-mer, mais aussi vers le Maghreb et plusieurs destinations africaines . Cette évolution, combinée à l’arrivée massive de compagnies à bas coûts, a profondément transformé son image.
Avec le départ progressif d’Air France et le transfert de ses activités vers Roissy, Orly est désormais appelé à devenir un bastion des compagnies low cost. Des acteurs comme Transavia, filiale à bas coût du groupe Air France-KLM, y prennent une place dominante, tandis que d’autres compagnies à tarifs réduits renforcent leur présence . Cette mutation explique pourquoi, dans le langage courant, certains en sont venus à surnommer Orly « l’aéroport du bled » ou encore « l’aéroport du low cost », en raison de la forte concentration de vols vers l’Afrique du Nord, l’Afrique et les territoires ultramarins, souvent opérés à des prix plus accessibles.
Cette transformation n’est pas le fruit du hasard. Elle découle d’une stratégie économique assumée : réduire les coûts, capter une clientèle plus large et adapter l’offre à une demande en forte évolution. Le départ d’Air France, qui considérait Orly comme un site devenu moins rentable, s’inscrit directement dans cette logique .
Pour les passagers réunionnais, cette page qui se tourne n’est pas anodine. Elle marque la fin d’un repère, d’un aéroport familier, souvent associé aux premiers voyages, aux retrouvailles familiales ou aux départs vers une nouvelle vie. Désormais, les vols Air France passeront exclusivement par Paris Charles-de-Gaulle, imposant de nouvelles habitudes.
Le 28 mars 2026 restera ainsi comme la date de clôture d’un chapitre majeur de l’histoire aéronautique française. Une page se tourne, entre mémoire collective et réalités économiques, laissant place à un Orly profondément transformé.




















bon c Côme sa …à Tess mon kaz
Combien ca coute 1 billet pour aller en région sud de Paris et surtout le taxi.
Voilà comment on s’en fou .du côté du ministère des transports. Aucun élu sans soucis
Bonne gestion du minuterie des transports. Paye passe a la caisse pour le reunionais qui arrive a paris.