Sur place, notre reporter Esteban Hardelain a recueilli les réactions des principaux acteurs de cette rencontre qui a réuni près d’une centaine de participants issus du monde associatif, institutionnel, éducatif et scientifique.
Une biodiversité réunionnaise sous pression
Présidente de l’ARB et vice-présidente de la Région Réunion, Ericka Bareigts a rappelé l’urgence de la situation écologique locale, notamment après les conséquences du cyclone Garance sur le lagon réunionnais.
« Nous avons quand même 40 % de notre biodiversité qui est très menacée. Notre lagon est en grande souffrance. Donc au lieu de baisser les bras, il faut réunir tout le monde pour agir. »
Pour l’élue, cette mobilisation doit passer autant par les connaissances scientifiques que par les savoirs traditionnels réunionnais.
« Nos grands-parents connaissaient les plantes, les tisanes, la manière de cultiver et de préserver l’eau. Il faut réapprendre tout cela. »
Elle insiste également sur l’importance des gestes du quotidien :
« Ne pas jeter ses déchets, éviter les produits dangereux pour la nature, mieux planter… chacun a un rôle à jouer. »
Interview vidéo d’Ericka Bareigts
Une première rencontre appelée à devenir annuelle
De son côté, Karine Pothin, directrice de l’Agence Régionale de la Biodiversité, explique que cette journée marque une étape importante dans le développement de l’agence.
« L’objectif de ces rencontres, c’est de réunir tous les partenaires avec lesquels travaille l’ARB, ceux avec qui nous avons déjà collaboré et ceux avec qui nous souhaitons construire de nouveaux projets. »
Cette première édition a notamment permis de présenter la feuille de route 2026-2028 de l’agence ainsi qu’un bilan des actions déjà engagées.
Des ateliers thématiques ont également été organisés autour :
- des bassins versants,
- de la sensibilisation des usagers,
- et du développement de la filière du génie écologique à La Réunion.
Conventions, initiatives locales et transmission
Plusieurs conventions de partenariat devaient être signées au cours de l’après-midi, avec différents acteurs engagés pour la préservation de la biodiversité.
La journée a aussi mis en avant plusieurs initiatives locales :
- la lutte contre les espèces exotiques envahissantes,
- les actions pédagogiques menées avec des scolaires,
- des projets scientifiques autour des fonds marins profonds,
- ou encore des entreprises engagées pour la nature.
Autre moment fort : les témoignages de gramounes, venus partager leur rapport à la nature et les pratiques d’autrefois.
« On veut montrer qu’il reste encore beaucoup de choses à faire ensemble et que l’on souhaite travailler en complémentarité avec tous les acteurs du territoire », souligne Karine Pothin.
Interview vidéo de Karine Pothin
Sensibiliser pour changer les comportements
Au-delà des institutions, l’ARB veut aussi toucher directement les familles et les jeunes générations. Ericka Bareigts a notamment évoqué les opérations de sensibilisation organisées lors de pique-niques familiaux ou d’animations autour de la découverte des oiseaux et des plantes locales.
Un message central ressort de cette première édition : la protection de la biodiversité réunionnaise ne peut se faire qu’à travers une mobilisation collective, mêlant citoyens, associations, scientifiques et collectivités.

















IL FAUT DEMANDER A Mm LA MAIRE DE St DENIS QUI SA LI SA PRENDRE ET RECRUTER POUR CETTE NOUVELLE AGENCE DE LA BIODIVERSITéES ???EST CE QUE SE SONT DES REUNIONNAIS ET SURTOUT DES DIONNISIENS ????OU DES GENTS SANS EXPERIENCE VENUS D’AIHEURS????