La tension monte dans le secteur de la santé privée à La Réunion. Une intersyndicale composée de la CFTC Santé Sociaux Réunion, de la CGTR Santé et Action Sociale, de l’UR 974 et de FO Santé Privé a officiellement déposé un préavis de grève illimitée qui prendra effet à compter du 20 avril 2026.
Ce mouvement concerne l’ensemble des personnels des cliniques privées de l’île : soignants, personnels administratifs, techniques et logistiques.
Une situation jugée « particulièrement préoccupante »
Dans leur courrier adressé notamment à l’Agence Régionale de Santé, à la Préfecture et à la Fédération de l’Hospitalisation Privée de l’océan Indien, les organisations syndicales décrivent une situation sociale devenue critique.
Malgré plusieurs démarches engagées auprès des institutions et des employeurs, aucune réponse concrète n’aurait été apportée à ce jour. Une absence de dialogue qui, selon l’intersyndicale, contribue à accentuer les tensions au sein des établissements.
Les représentants des salariés évoquent une « souffrance croissante » liée à des conditions de travail dégradées, dans un contexte marqué par la vie chère à La Réunion et un manque de reconnaissance des professionnels du secteur.
Des revendications centrées sur les salaires et les conditions de travail
Trois principales revendications structurent cet appel à la mobilisation :
• la mise en place immédiate d’une prime vie chère adaptée au territoire réunionnais,
• l’égalité de traitement entre les salariés du secteur privé et ceux du secteur public de la santé,
• une meilleure reconnaissance des conditions de travail et de la souffrance des personnels.
Les syndicats insistent également sur la nécessité d’obtenir des réponses « concrètes et rapides », estimant que la situation ne peut plus perdurer.
Un mouvement inscrit dans un cadre légal
L’intersyndicale précise que ce préavis s’inscrit dans le respect du droit de grève, tel que garanti par la Constitution. Elle affirme toutefois rester ouverte à des négociations immédiates afin d’éviter une dégradation du climat social et de préserver la continuité des soins.
Mais à défaut d’avancées rapides, les organisations préviennent qu’elles se réservent le droit d’engager toutes les actions nécessaires pour défendre les intérêts des salariés.
Vers une mobilisation d’ampleur ?
Avec un préavis illimité et l’ensemble des catégories professionnelles concernées, cette mobilisation pourrait avoir un impact significatif sur le fonctionnement des cliniques privées de l’île.
Les syndicats appellent d’ores et déjà à une mobilisation massive le 20 avril, dans un contexte où la question du pouvoir d’achat et des conditions de travail reste au cœur des préoccupations des professionnels de santé à La Réunion.
















