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Covid, cyclones, guerre en Ukraine : bientôt le retour de manioc, patate, songe, kambar, fruit à pain … ? (VIDÉOS)

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Pas question ici de tomber dans l’alarmisme ou le catastrophisme ! Non, ce n’est pas (encore) l’apocalypse agricole. Mais la vigilance reste de mise. C’est en substances le message que souhaitent faire passer aujourd’hui nos responsables agricoles en raison des crises de toutes sortes qui se multiplient et qui viennent bouleverser les échanges mondiaux. Outre le réchauffement climatique qui impacte déjà sérieusement la production agricole mondiale, la crise Covid 19 qui dure depuis maintenant plus de 2 ans n’a pas arrangé la situation. Bien au contraire ! Et si vous ajoutez à ces chamboulements climatique et sanitaire, nos cyclones (deux consécutivement, Batsiraï et Emnati) dans l’océan Indien et, plus récemment, la crise géopolitique (l’invasion de l’Ukraine par la Russie), tout cela ne laisse pas présager un avenir radieux à tous les niveaux.

Raison pour laquelle, les responsables agricoles de la Réunion, qui craignent un impact certain sur les prix dans les semaines ou les mois qui viennent, commencent dès à présent à tirer la sonnette d’alarme. D’où une réunion organisée ce lundi après-midi dans les locaux de la Chambre d’agriculture à Saint-Denis en présence des responsables des filières ainsi que des représentants de la DAF, de l’Etat… Ecoutez  Frédéric Vienne (qui s’en remet à peine de sa grosse grippe), président de la Chambre verte. Il est au micro d’Yves Mont-Rouge :

Même inquiétude du côté de l’Urcoopa concernant l’alimentation du bétail. Comme le signale Pascal Quineau le directeur de l’Urcoopa, si la guerre continue, l’augmentation du prix des céréales déjà effective en Europe, va très vite se répercuter sur les prix à la Réunion. La tonne de blé en Europe a déjà augmenté de 100 € depuis le début de la guerre entre la Russie et l’Ukraine :

Comme l’a dit Frédéric Vienne, il s’agit surtout pour l’instant et, cela, depuis la crise sanitaire, d’un problème d’approvisionnement et de fret. « Nous risquons de connaître une pénurie de pommes de terres ou encore de fraises étant donné que ces cultures sont dépendantes des semences qui arrivent de l’extérieur. C’est un exemple parmi d’autres ».

C’est ce que nous dit également Alain Dambreville, président de la Fédération réunionnaise des coopératives agricoles (FRCA). Les prix de certains produits agricoles ont déjà commencé à augmenter, mais pour l’instant, c’est surtout dû aux deux cyclones qui ont frappé la Réunion. Ecoutez Alain Dambreville au micro d’Yves Mont-Rouge :

 

La filière viande connaît le même problème. La production réunionnaise n’est pas encore en mesure d’auto-satisfaire la demande au plan local. Le président Vienne a bien l’intention de porter toutes ces craintes au plus haut niveau de l’Etat d’autant que la Réunion est une île insulaire qui dépend en grande partie de l’extérieur en matière d’approvisionnement. Et depuis la crise Covid, les bateaux se font rares. Tout ce qui est rare est cher…

Ce qu’il faut retenir de la réunion de ce lundi à la Chambre verte, c’est que les prix des produits agricoles vont d’ici au plus tard à juin/juillet considérablement grimper, à l’instar des matériaux (fer, bois…), il y a quelques mois.

Faudra-t-il revenir à la plantation et la consommation de manioc, patate douce, songe, kambar, fruit à pain comme du temps de nos aînés pendant les deux premières guerres ? Une question qu’il faudrait à n’en pas douter de plus en plus prendre au sérieux en raison du contexte mondial !

Y.M.

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Yves Mont-Rouge

[email protected]
Téléphone : 0692 85 39 64

4 Commentaires

  1. Les gens mangent trop , ils sont trop obèses ! un bon régime forcé est bon pour ces personnes dont le poids dépasse 70 kg ! Vive le temps lontan ! cette guerre est voulue par la nature !

    • Mdr…vu le prix patate douce fruit a pain même brede la augmenté a croire que la guerre en Ukraine…alor cett lé riche li peu etre normal

  2. « Dans la nuit de samedi à dimanche, le président ukrainien a annoncé la fermeture des 11 partis d’opposition en Ukraine. L’on appréciera à sa juste valeur le silence total des milieux politiques et journalistiques occidentaux, des ONG de défense des « valeurs démocratiques ». Mais il est vrai que l’existence d’une véritable opposition n’est depuis longtemps plus une valeur occidentale. Quelle opposition acceptable au monde global pourrait exister, qui ne remettrait pas immédiatement en cause cette globalisation ? Alors, silence, on ferme.

    Zelensky a annoncé la décision du Conseil de sécurité et de défense d’interdire l’activité des partis d’opposition. Cela intervient déjà après l’adoption de toute une législation interdisant de critiquer le pouvoir ukrainien sous peine de poursuites pénales, après l’interpellation de différents activistes d’opposition, notamment Elena Berejnaya à Kiev qui était intervenue de manière critique devant l’ONU, après l’interpellation de Victor Medvedchuk, l’opposant numéro un qui plaide pour un dialogue avec la Russie. Mais de tout cela, comme de ce qui suit, les médias et les politiques occidentaux préfèrent ne pas trop parler. Et pour cause, cela casse le mythe de la gentille junte ukrainienne qui se bat pour les valeurs occidentales (la soumission, l’inféodation ?) contre la méchante Russie du vilain Poutine »$$

    l’industrie de la peur avance ses pions…

  3. Fo pa attendre lé trop tard. Arrache cannes po plante po notre peuple. Fo nou lé paré. Un terre lé fé po nourrir son bann zhabitants, pa po fé sucre po domoun 12000 km…
    Zagriculteurs i fo i trouve zot zyeux rapidement.

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