Flambée des coûts des carburants à La Réunion : « le secteur agricole au bord de l’asphyxie »

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« Face à l’escalade continue des prix des carburants à La Réunion, la FDSEA tire aujourd’hui la sonnette d’alarme. Cette situation frappe de plein fouet le secteur agricole, pourtant vital pour la souveraineté alimentaire et l’économie de notre île ; nos agriculteurs façonnent nos paysages et nourrissent la population locale.

Or, le monde agricole représente aujourd’hui près de 12 % de la consommation locale de GNR (Gazole Non Routier). Cette forte dépendance énergétique rend nos exploitations extrêmement vulnérables à la volatilité des marchés pétroliers.

Des impacts économiques directs et dévastateurs : une facture qui explose. La hausse du coût des carburants se répercute mécaniquement et violemment sur l’ensemble de la chaîne de production.

Le fonctionnement des tracteurs, des engins de récolte, des outils de travail, ainsi que l’acheminement et la livraison des récoltes vers les coopératives ou les marchés, font exploser les coûts de production.

Les chiffres* sont sans appel : cette flambée des prix représente une augmentation globale de plus de 26,4 millions d’euros de charges supplémentaires pour l’ensemble des filières agricoles de l’île sur le seul exercice en cours.

• Réduction drastique des marges : Sur certaines exploitations, le poste carburant est passé de 15 % à près de 25 % des charges. Les exploitations mécanisées sont d’autant plus touchées.
Les agriculteurs ne pouvant répercuter ces hausses sur le prix de vente aux consommateurslocaux sous peine de s’exclure du marché et leurs marges fondent de manière alarmante.
• Trésoreries exsangues : De nombreuses exploitations se retrouvent aujourd’hui dans l’incapacité de couvrir ces factures énergétiques imprévues, menaçant directement le paiement des salaires, le remboursement des emprunts et la viabilité des exploitations.

Le coup de grâce : des difficultés supplémentaires qui s’accumulent Cette crise énergétique ne frappe pas un secteur en pleine santé, mais un monde agricole déjà fragilisé.

La flambée du fret maritime a entraîné une hausse vertigineuse du coût des intrants (+30 % sur les engrais et l’alimentation animale en quelques années). À cela s’ajoutent les défis quotidiens liés à l’insularité ; Le monde agricole réunionnais se retrouve pris en étau entre des coûts de production insoutenables et une concurrence
extérieure souvent déloyale qui, elle, ne subit pas les mêmes contraintes territoriales.

Une comparaison tragique avec les pertes des années précédentes ; la situation actuelle s’inscrit dans une accumulation destructrice ; les dernières années ont été marquées par des pertes économiques sévères dues aux aléas climatiques (cyclones, sécheresses) estimées en moyenne à plusieurs dizaines de millions d’euros annuels.

Aujourd’hui, le choc est structurel. Les pertes cumulées sur les trois dernières années avaient déjà amputé la capacité d’investissement des exploitations de
près de 30 %.

Le surcoût lié au carburant vient achever ce processus : avec ces 26,4 millions d’euros de ponction directe sur la trésorerie des agriculteurs, les projections économiques pour 2026 menacent de dépasser l’impact financier des pires catastrophes naturelles de la décennie. Ce n’est plus la rentabilité qui est en jeu, mais la survie même des 6 300 exploitations familiales de l’île.

Appel à une action gouvernementale et régionale immédiate : Il y a urgence à agir. Le gel immédiat des taxes sur le GNR et les carburants, l’augmentation du remboursement de la TICPE pour les professionnels de l’agriculture, ou encore la création d’un fonds de soutien régional d’urgence sont des
mesures de survie incontournables.

Nous en appelons à la responsabilité des pouvoirs publics, de l’État et des collectivités locales : laisser mourir notre agriculture sous le poids des charges énergétiques, c’est condamner La Réunion à une dépendance alimentaire totale et sacrifier un pan entier de notre identité économique. »

5 Commentaires

  1. Qui finance les dépenses en carburant des élus et agent de nos collectivités qui ne s en privent pas ,y en a me6qui aillent avec leurs véhic9ule services chercher leurs progénitures a l école et font des trajets privés hors les vehi6de services quand il y necess6de service doivent être remisees dans la collectivité dont ils en dépendent,ce n est pas souvent le cas la cour des comptes devraient faire un contrôle sur ces dérives autorisés par les dirigeants de nos collectivités,mairie,département région .il faut faire des économies partout.

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