Depuis 2020, c’est le rendez-vous incontournable des amoureux des mots et de la culture réunionnaise. La 6ème édition du Salon du Livre Péi a posé ses quartiers au CREPS de Saint-Paul pour trois jours de festivités. Entre ateliers pour marmailles, concerts de maloya et remises de prix, le livre « pays » prouve qu’il est plus vivant que jamais.
Oubliez l’image poussiéreuse des bibliothèques silencieuses. Au CREPS de Saint-Paul, le cadre est « nature » : de l’herbe verte, l’air marin à deux pas et une effervescence qui donne le sourire. Si l’événement a quitté son habituel marché couvert (en rénovation), il a gagné en espace et en convivialité.

« Saint-Paul i cause kréol »
Pour Laurence Daleau-Gauvin, conseillère municipale en charge de la lecture publique, l’objectif est clair : la démocratisation totale.
« Saint-Paul, c’est une ville qui cause créole. L’objectif, c’est que le livre s’étende sur tout le territoire, du littoral jusqu’à dann les Hauts », explique-t-elle.
Une ambition portée au quotidien par le Médiabus, véritable bibliothèque sur roues qui sillonne les quartiers où l’accès à la culture est plus complexe. Durant le salon, ce lien se concrétise avec l’accueil massif des scolaires jeudi et vendredi, avant l’ouverture au grand public ce samedi.

Plus de 150 exposants et des lauréats inspirés
Le salon, c’est aussi un carrefour pour les auteurs et éditeurs locaux. Cette année, le travail des bibliothécaires saint-paulois a été mis à l’honneur avec la remise du prix « Un bébête livre ».
Catégorie Marmay : C’est le personnage de « Petit Bouchon » qui rafle la mise. Son créateur, Dominique Tellier, ancien enseignant, y dépeint un marmaille au caractère bien trempé qui résout ses problèmes de façon surprenante. Un succès qui vient du cœur et du quotidien des écoles réunionnaises.
Catégorie « Granmoun » : Sahara Caasim, obtient le prix pour son ouvrage de fond retraçant l’histoire des Arabes et Karanes à La Réunion, du XIXe siècle à 1980. Un travail de mémoire essentiel sur l’une des composantes majeures de l’identité de l’île.

Le livre face à l’écran : le match de la réconciliation
Face à la dictature du smartphone, le salon fait de la résistance… mais sans nostalgie larmoyante. Pour les organisateurs et Sarah Potola (chargée d’animation), il s’agit de « réconcilier » les publics avec l’objet papier via l’expérience.
On ne vient pas seulement pour acheter un livre, on vient pour vivre un festival :
Ateliers d’illustration, de découpage et d’écriture.
Dédicaces et rencontres directes avec 150 exposants.
Musique : Car le livre péi se chante aussi ! Après les rythmes de Brice ce vendredi, c’est le groupe mythique Ousanousava et Kanasel qui viendront clôturer l’événement en beauté.



Mais parce qu’à Saint-Paul on sait recevoir, l’esprit ne fut pas le seul à être nourri. Entre deux dédicaces, les visiteurs ont pu repartir le ventre bien rempli. Au menu des festivités culinaires : un riz chauffé ek la morue pour reprendre des forces, des samoussas bringelles croustillants, les incontournables bonbons millets et gâteaux patates pour la touche sucrée, le tout arrosé de jus péi bien frais.

Le message est passé : à Saint-Paul, le livre ne meurt pas, il rayonne. Vous avez jusqu’à samedi soir pour aller respirer l’odeur du papier et du sel marin au CREPS. Allez voir, c’est gaillard !















Le grand absent a été le président du TO et Maire Emmanuel Séraphin. Peu d’intérêt pour la culture littéraire. Beaucoup monde ce qui montre l’intérêt pour le livre.
Exact, un vrai passionné ce monsieur. De stand en stand le bruit de l’usine Stella circulait par les invités car il paraît que c’est une nouveauté et que c’est un livre inédit écrit par un ouvrier d’usine ce qui semble faire son charme.
Beaucoup de monde ce matin au front de mer de St-Paul même les enfants scolaires ont été presents. Les éditeurs, dessinateurs, les auteurs….ont joué le jeu de rencontres et d’échanges….Quelqu’uns entre-nous se sont attardés au stand du livre « Léritaz Nout Zansèt » ou son auteurs nous a aimablement dédicacé son livre illustré par des photographies et des récits extraordinaires et sensibles. Merci M. Comorassamy pour votre amabilité, votre accueil votre sens de partage et de transmission. Ce qui a fait encore votre succès de ce matin. Merci beaucoup Monsieur quel beau livre et des belles histoires. Je dois reprendre 2 demain pour la famille Villèle.